GaUoway
i64 CRONICQUES D*EI9GLETEBB£.
Au regard des ambassadeurs d'Engleterre, certainement ilz ne fauront point d'estre cy à toutte haste.
Mon très honnouré et redoubté Seigneur, ce sont toutes les nouvelles que ledit Colin m'a dictes. Se autres choses sourvient de nouvel, je le vous feray savoir à touttes diligence. Ce set Dieu, qui vous doinst ce que vostre noble cuer désire.
Escript à Boulloingne, ce samedy matin, xv* jour de
juillet 1463.
Vostre très humble serviteur,
CaAir.
A mon tres*honnouré et redoubté Seigneur mons' le conte de Porcian et de Guisnes.
Au dos : « Copies des lettres de Philippe de Cran à mons' de Crouy, du xv« jour de juillet 1463. — Receu à Orguil, le xxvi* jour de juillet mil nii* lxui. » {Bîb. imp.j Mss., Fonds Baluze, N* 9037*, fol. 182.)
III bis.
(Voy. t. U, page 289*.)
Instructions* a. messsie Guillaume, seigneur de
t. Comme il ii*y a dans le texte aucime indication de renroî à cette Piècûy noof croyons utile de transcrire ici le passage précis auquel elle se rapporte:
t En oeste mesmes nuit, doncques, la royne et les siens, aians troussé tout leur baguage portatif , se partirent en giant haste de la cité dToïc ; si s*enfuyrent en Escoce. s
2. Cette pièce r^rèle plusieurs faits curieux. Celui qui concerne le
PIÈCES JUSTIFICATIVES. i65
MxRTPEirr^ DE CE qu'il A A DIRE k TRES HAULT, TRES PUISSAUT VT TRES CRESTlEir PRUrCE LE ROT DE FrAHCB DB«PAR l'eVESQUS DE SaUTT ÂIIDRIEU* EN EsCOSSB.
Et premièrement.
Premièrement, à luy présenter les lettres du roy, mon souverain seigneur et les miennes, avecques les salutations et recommandacions acoustumez.
Item. En après luy remonstrer et exposer comment mon cousin , le Prévost de Saint Andrieu % et Vermandoiz le Heurault furent par sa haultesse envolez par devers moy, à Bruges^ en Flandres, avecques certaines lettres et charges de très noble et glorieuse mémoire
ptsiage de Henri VI en Écotae nons a détenninée à Tinférer iei : mai!, ontre l'impoitance de ce renseignement <pii nous parait aToir échappé à la plupart des bîstoriensy ces instructions sont tontes, par elles-mêmes, d*un très*grand intérêt pour l'histoire, émanées qu'elles sont de l'homme le pins éminent de l'Ecosse à cette épocpie , et dont là véracité ne peut être mise en doute. Sa haute naissance, son intégrité, sa prudence, son habileté et sa sagesse à diriger les affaires du gouyemement , joints à sa charité chrétienue , font de lui l'homme le pins accompli. Les historiens s'accordent à dire que sa mort fut nn denil général pour TÉcosse.
1. William Monypenny, créé lord Monypenny le l»' mai 1450, mort Ters 4464. (Douglas, Peerage of Scotland^ 487.)
2. James Kennedy, fils de James Kennedy et de Bfarie Stewart, fille dn roi d'Ecosse Robert ni; promu au siège de Dnnkeld en 1438 et transféré à l'éréché de Saiut-Andrews en 1440; nommé chancelier d'Ecosse en 1444. Conseiller de Jacques II , il fîit nommé, après la mor de ce dernier, nn des régents du royaume durant la minorité de Jacques III. Fondateur du collège de &ûnt-$auTeur à Saint- Andrews, il le dota richement. Mort le 10 mai 1466, il fut enterré dans la chapelle de son collège. (Dououks, Peerage of Scotland^ 135.)