LA VILLE D'AIRE VENDUE A LOUIS XI EH
(Voj. t. ni, page 6S, note 6.)
é|;ée par les troupes du roi Lonû XI, Aire leur tiit rendue, t6t vendue, le 2<t juillet 1482, après quelques jours d'ane t siroulée. Jean de Berghes , seigneur de Cohen , principal ne de la ville, est signalé par deux historiens dignes de Toi, ^es' et Holinet*, comme coupable de cette trahison envers duc d'Autriche. L'accusation est-elle assise sur des fondeassurés? Godefroy* ne le pense pas. Il essaye de démonans produire toutefois aucune preuve à l'appui de ses rainents, que la trahison du lîeur de Cohen fut imaginaire. Il
vivement et, nous le croyons, victorieusement rérulé, i6, par H, Jules Rouyer, dans un intéressant et curieux I lùttorique lur deux chchef du beffroi ^Àire*. Hous même
eu dqà, en 1843, l'occasion de nous prononcer contre le
oj. LnoLn, IV, partie I, page 83.
ojF. Mimoirti Je la Sotiéli dti Anliquairtt Àê la tUrinit, t. VII,
PIECES JUSnnCATlVES. S05
sentiment de Godefroy^. Noos persistons plus que jamais dans notre avis, en présence d'un document, récemment trouvé par nous y qui montre Jean de Berghes, naguère ennemi passionné du roi de France', en possession, dès le 6 janvier 1483, de l'office de conseiller et chambellan de ce prince, et pourvu, par don, du gouvernement et capitainerie de Melun, ainsi que du revenu de ces fonctions*.
Il nous semble impossible de ne pas Toir dans ces places lucratives une partie, tout au moins, des récompenses qui durent être stipulées.
Le seigneur de Cohen, au dire de Molinet, avait demandé « la somme de dix mille escus par an, et cent lances d'ordonnance, b Cela est-il exact? Nous ne saurions le dire; mais, si le fait est vrai, et si Louis XI tint religieusement le traité , ce qui ne nous est pas prouvé, il bénéficia d'assez fortes sommes et se procura d'autres avantages en acceptant le marché de Jean de Berghes*, car un seigneur bien plus puissant et en meilleure position que le capitaine d'Aire, élevait, comme de juste, des prétentions beaucoup plus hautes pour la même trahison. Le seigneur de Cohen, placé sous les ordres de monseigneur de Bevres, gouverneur de TArtois, eut probablement connaissance des pourparlers existants entre les confidents de ce gouverneur et les émissaires du roi au sajet de la livraison d'Aire, comme aussi du prix de la vente. Il