Hillyard
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compaignie; afTermans^par leurs sermens soUempnelz, et sur le corpz de Jhesucrist qu'ilz recheurent, tout ce estre véritable, avec les confessions que fait avoîent messire Robert de Vellus et ses complices à leur mort : à scayoir que^ en effecty la resollution finalle des dis conjurateurs estott de destruire ou aprehender la personne du roy, à la destitution de sa noble regalité et subvertion de la chose publicque d'ycellui.
1303. Gomment le roy Edouard desconfist en battaille le conte de Wîllebic * ; et comment le conte de Warevric se rendit fugitif devant le roy. X.
En ce tempz, eut le roy Edouard unh batsdlle à rencontre du conte de Willebic, lequel ce conte de Warewic avoit fait mal du roy ; sicque , par son enhort, il eut corage de le combattre , comme il fist^ en plains champz; mais il fut descomfy et prins, et lui fist le roy la teste trencbier. Puis, tost aprez, le conte de Warewicy adcompaignié de son gendre le duc deGarence, frère du roy, se prépara à grosse puissance pour combattre le roy ; lequel, de sa part, aussi assambla tout son povoir, et se mist aux champz pour combattre ses annemis.
Quant Warewic vey que le roy faisoit ses préparations pour le combattre, il envoia devers luy pour avoir ung saulfconduit : à quoy le roy respondy que déclarer luy convenoit plainement se il estoit Ànglois, Escocbois ou François ; et, s'il estoit Escochois ou François, il luy envoieroit saulfconduit, comme à son annemy ; mais s'il estoit Anglois, venist vers luy, et lui feroit
i . Wayrin rerient encore sur ses pas et reparle de la bataille de Stamfort et de la mort de Richard Welle, seigneur de Willoughby. Voy. d^ dessus, page 15.
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raison et justice • Laquele responce oye par le conte, il se mist en ordonnance pour combattre le roy lendemain; mais il advint, en celle nuit, que l'un des grans capittaines du dit conte de Warewic, qui avoit esté filz^ de Thalbot, en son tempz si renommé, à toute sa compaignie de trois mille combatans ou environ, s'en alla rendre au roy Edouard, qui le rechut bien voullentiers : mais, sitost que Warewic s'en aparcheut, il s'en fuy hastivement, et toutes ses gens se retrayrent où ilz se cuiderent le mieulz saulver; combien que les gens du roy les poursievyrent, qui plusieurs en occirent, et le conte de Warewic ne cessa de faire sa dilligence de fuyr, tatit qu'il fut hors du royaulme d'Engleterrê. Pourquoy le roy Edouard, doublant que le conte ne se tyrast à Callaix, dont il avoit esté longuement capittaine et souverain gouver* neur, il y envoia hastivement, adfin que ceulz de la ville ne le laissassent entrer dedens ycelle, ne au chastel. Sicque ceulz de Callaix, advertis de la fuite et estât dudit conte, restituèrent leur ville et chastel en la main du roy Edouard, lequel incontinent y constitua tous nouveaulz officiers*.
i . John, comte de Shrewsbnry, petit-fils du grand Talbot. Mort le .28^ juin 1473. (Dugdalb, I, 331, 33Î.)
2. Voici la Tersion du manuscrit no 432 (Fonds Sorbonné) au sujet de cette remise de Calais entre les mains d'Edouard.
« Gomment le duc et le conte de Warwic, sachant comment le roj estre adverti de leurs faulses machinations, et comment ilz axoient commen la plus part des peuples du royalme à rébellion , i Tencontre de la noble personne du roy et de sa noblesse, et meismement de la chose publique de son royalme , et ossy qu'ilz estoient advertis comment par les confessions de messire Robert Wellis et aultres qui ayoient esté exécutés, et par aultres quy, de leur pure xolempté, avoient congneu an roy, en la présence de tousses barons, cheyaliers et escuiers, com-
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1304. Comment le conte de Warewic cuida entrer à Gallaix : comment le seigneur de Scalles luy occist une partye de ses gens ; et comment on se gouverna lors sur la mer. XI.
Environ Pasques de l'an mil un** lxx, le conte de Warewic, le duc de Clarence et leurs femmes, avec
ment leur intention sy estoit de destmire le roy adfin de faire son frère le dac de Clarence roy; car ainsy l'avoit promis le conte de Warwic au dac de Clarence , adfin qu'il pretst sa fille en mariage , comme il fist. Mais Dieux y pourvei, comme vous avez oy et orez appres en ceste histoire. Or doncques, quant ils veirent que, pour ceste fois, ilz n'avoient peo venir à cHief de leur eroprinse, donnèrent congiet à la plus part de leurs gens , et le demourant retindrent et tirèrent vers Waririoq , où ilz trouvèrent leurs femmes : c'est assavoir la ducesse de Clarence, la contesse de Warwicq et leur seconde fille. Et eulx là venus, conclurent tous ensamble de tirer vers Calaix , où ilz avoient intention de laissier leurs femmes et la plus part de leurs bagues , et eulx tirer vers Normendie, où le conte de Warwicq avoient promis estre vers le roy Loys de France ; mais la chose nVn vint pas tout à leur plaisir; car le roy Edouart fu adverti environ vi jours après leur département, de leur alee, parquoy hastivement il envoya vers Calais pour leur Êûre savoir que, sus encoire en son indignation, ne fussent telz ne sy ozés de mettre ne recepvoir en sa bonne ville de Calaix le duc de Clarence ne le conte de Warwicq , lesquels il tenoit pour ses anemis. Le message estre venu à Calais avant ce que le duc et conte y peuissent estre arivé environ ung deroy jour, bailla tes lettres au seigneur de Wenneloc, lieutenant du conte de Warwicq , en la présence du seigneur de Duras, du maistre de TEstaple et de tous ses soldoiyers, entre lesquelz il y eult pluseurs haultaines parolles : mais tant et sy bien s'y conduirent , à ceste fois , que le seigneur de Wenneloc, le seigneur de Duras et aultres sages et prudens hommes firent tant, et par sy bonne manière , qu'ilz furent maistre et seigneur du chastel et de la grosse tour, où au par dehors avoit une saillye, laquelle ùi derompue et le pont et place quy y estoit fa rompu et abatu, adfin que nulz de ceulx de dedens y peuissent avoir boutté ne faire ysair de dehors personne oultre leur voulenté. Et par ainsy convint que ceulx de la ville et du chastel s'acordassent à obéir le commandement du roy. Laquelle chose ilz firent très enuis; car tant amoient le conte de Warwicq que^ s'il fust a<lvanc]iié de plus tost estre venus, luy cl sa compaignie fussent entrées dedens la ville de Calais. »
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la jenne fille ^ du dit conte, et tout ce qu'ilz avoient peu prendre et porter de leurs biens^ et assambler de gens de guerre , entrèrent en mer, à grosse puissance. Si s'en allèrent devant Callaix, esperans qu'ilz se metteroient dedens la ville; mais les habittans d'ycelle leur refusèrent l'entrée'. Laquele chose voiant le conte, il commença de assaillir la ville, tant que d'yceUe en y eut vu ou viii mors. Âdont ceulz de Callaix envolèrent devers le duc Charles de Bourguoigne, au secours, pour ce que le conte jura qu'il y metteroit le siège ; ausquelz le duc promist qu'il leur envoieroit bon secours avant quatre jours passez; mais Warevfic se desloga, et remist en mer avant ce terme, atout son armée, et prinst à celle fois plusieurs navires de marcbans espaignolz^ hoUandois, ostrelins et anglois*. Si faisoit les hommes quUl prendoit gecter