Anne, fiancée pea de temps après au pxince de Galles
2. Commynes nous apprend (I y 235) comment Warwick fut reçu à Calais , dont il était capitaine , et où se trouToient c son lieutenant en la dicte Tille, appelle iQonseigneur de Waneloc , et plusieurs de set serriteurs domesticpieh, qui y en lieu de le recueillir , luy tirèrent de grans coups de canon. »
3. Var. : c Si s*en allèrent derant Calaix où ilz cniderent entrer, mais ilz Êollirent; car ilz leur fu def fendu et refusé l'entrée, dont le duc de Clarence et le conte de Warwicq furent mal content, et en especial icelluy, qu j s'en disoit estre cappitaine; mais force luy fii de le souffrir, car pour l'eure ne le povoit amender. Sy s'excusèrent ceulx de la Tille et monstrerent de dessus la muraille les mandemens et lettres qu'ilz aroient du roy; par quoy, en nulle manière, ilz ne Toldroient aller àTencontre des mandemens du roy, ne les transgresser en manière quelconcqnez. Duquel refus, le duc de Qarence et le conte, et ceulx quy aTeuoq eulx estoient, cuiderent marreoir : et, défait, tirèrent canons et Teuglaires les ungs contre les aultres , et disans les deux parties l'un à Tautre pluisenrs injures et reproches; car dedens la ville de Gdaix y ayoit assez gens que, s'Ûz se fassent yeus les plus fors, ilz euissent boutlé le conte de Warwicq dedens. Le conte de Warwicq, Teans qu'il n'estoit point obey comme il
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en la mer, sans quelque mercy^ et prenoit les biens, avec retenant les navires. Puis singla tant que le V* jour de may , atout sa oompaignie, il arriva à Homfleu en Northmandie, où ilz furent bonnourablement recheus du bastard de Bourbon, admirai de France, par le conmiandement du roy Loys, et là séjournèrent longue espace en faisant bonne et joieuse chiere. Quant le roy Edouard fut de ce adverty, il estably grant navire sur la mer, duquel estoit chief le seigneur de Scalles, admirai d'Engleterre, et frère de la royne.
Le duc de Bourguoigne, d'autre part, adcertené des choses dites^ se party de Lille et s'en alla à TEscluse', adfin de mettre ime grant puissance sur la mer pour aller combattre le dit conte de WareWic. Ouquel navire entrèrent Hollandois^ Zeelandois et Flamens, quy sont vaiUans gens marins, avec aulcuus de Fhostel du duc, de laquele flotte furent conducteurs le seigneur de La Vere', admirai de la mer, le seigneur de la Gruthuse*, lors gouverneur de Hol-
esperoit â estre , entt Tolentiers trouvé les manières que la contesse de Warwioq, sa femme, et ses deux filles, c'est assayoir la dacesse de Clarence et sa seconde fille, fassent entrés dedens ; mais oncques n'en peurent estre ois, et du tout le refus leur en fu fait, ja soit ce qu'ilz séjournèrent derant Gallaix par auleuns jours. Touteffois, quant ilz yeirent que leur demeure ne leur poToit en riens ponrfitter, ilz Icrerent leurs ancres et firent voiUe, bj s*en deppartirent et nagierent en mer , où ilz rencontrèrent pluiseurs narires de marchans, lesqueb ilz^rint.» (Ms. Fonds Sorbonne^ no 432.)
1. Le duc Tint coucher dans cette fille le 3 mai. (Voy. LsHausT, n, 495.)
2. Wol£irt de Borselen, seigneur de La Weer, en Hollande, comte de Grand^Pré. Mort en 1487. (Ajtsblmb, VII, 103.) « Le 11 mai la flotte, au nombre de yingt-six nayires , partit de Ramequin lez Flessînghe , commandée par le seigneur de La Vere. 9 (Voy. Lbfglbt, n, 196.)