Voy. d-dessas, tome I, p. 306, note
9. Le coDDétable de Saint-Paul entra dans la ville de Saint-Quentin Je 10 décembre 1470. {Chronique scandaleuse; Toy. Lbuglet, II, 88.)
3. La pièce suivante contient tous les renseignements qu^on peut désirer lor le seigneur de Tenelles.
t ÈpUaphe dArtus de LonguePal^ fils de Jeanne de Montmorencjr,
Arta» de Longueral fat jadis chemliery Dn très chrestiea roy Cbamberlao, Conseiller. Renant de Longneral, cberalier, fut son père. Et de M<mlmoreiicy dame Jeanne, sa mère.
En seigneurie il tint la terre de Tenelles,
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K4 CROMCQUES D'ENGLETËRRE. [1470]
Tous lesquelz, sans contredit', entrèrent en la ville du gré des manans, especialement du commun, qui à
De Bfaison let Ponthieo et plosiears antre» belles,
Bigny et Gratibiu, et Taovilliers aosêy.
Le Plesftu Cacbelea, Aveleige, Cisaj.
Son beau père et Inj tinrent d* Amiens le baillage
Bien soixante et dix ans * : ce fat assesM aage.
Jamais ne raria ; trojs roys serrit en France,
Cbaries, Louis et Charles, leaoment, à amour france.
D*estrangers et prirez il fut bien renommé;
Des habitans d'Amiens par ses rertus aymé.
Par libéralité, Taillance etpmdhommie
Il ost acquis cy bas renommée infinie.
Puis le grand Plasmateur de la machine ronde,
Plain de âge et de rertn, le tira de ce monde
Le dernier jour d'aoust, dont mains eurent malaise,
En l*an mil quatre cens et quatre ringts et seize.
Or gist ce corps cendreux en ce bas monument,
La journée atendant du dernier jugement;
Priant ses bons amis, le peuple ambianois.
Pour luy faire prière enrers le Roy des roys. »
{Bibl. imp,y BIss., Fomdt de Camps, n* 4SS.)
I . n y en ent bien quelque peu, <i*abord ; mais ce fut plutôt af&ire de forme qu'opposition réelle. Arthur de Longneral c leur monstra le mandement qu*il avoit du roy de luy rendre la Tille et le mettre en sa main come lieutenant du roy en che»te partie, à quoy cheus de la yille re^ponderte qu'il n'estoite point à che conseillié que d'eus rendre ne la Tille sanblablement se non à la personne du roy ou de Mgr le conestable quy representoit le roi et estoit son lieutenant gênerai par tout le roîaume de Franse, laquelle response le dit de Longheral ne print pas trop bien en gré, et deut dirre alors au regart de Mgr le conestable, qu'il u*en fraproit ja cop qui Tauzit ; come il me fu dit d'eon bome de bien qui l'aToit ensi oî dirre et recorder à Saint Quentin myroes, dedens deus ou trob jours après la rendission : laquelle reuponse du dit de Ix)ngeTal aToit esté reportée à Mgr le conestable qui l'aToit très mal pris en gré. Nient mains on ala querrir Mgr le conestable à Hen où il estoit alors, et Tint à Saint Quentin où on li fit ouyrertnre et obéyssanse ou non du roy tout à sa ToUenté. » (Hathdt, II, 156-157.)
* Il fut nommé bailli d'Amiens, au lien de Renaut de Longneral, son père, par lettres de Cbaries YII, données au Cbastelier le 6 juillet 4466 {Bibl, imp,, B€ss., Fonds Gaignières, n* 771 , p. 4 97) , et mourut, comme l'épitaphe ra nous l'apprendre, le 31 ao&t 4496. Il tint donc le bailliage pendant quarante ans. Ainsi La Morlière s'est trompé en disant que le seigneur de Tenelles fut créé bailly d'Amiens en 4 470 : à cette époque il l'était déjà depuis 1 4 ans. Son remplaçant dans cet oU fice, Raoul de Lanooy, fut reçu le 32 juin 4 497. (Archives dtV Empire, PABL.UfEinr , Matinées, reg. LV1I, fol. U98.}
[1471] SIXIÈME PARTIE, LIVRE VI, xvii. 55
leur venue cryerent : Noël I et firent grant Teste. Laquele compaignie de François estoient des gens au conte de Saint Pol , connestable de France, quy lors se tenoit à Heoii en Yermendois, à iiii lyeues de Saint Quentin. En ceste ville estoit le bailly du dit lieu , appelé messire Jehan de la Viesville , et aulcuns autres du party deBourguoigne, qui n'y peurent mettre remède; carie commun envolèrent devers le connestable pour avoir son advisy et il leur conseilla qu'ilz se tenissent du party royal, leur promettant, ou nom du roy, qu'il les feroil tenir firancz et quittes de tous débites et exactions par Tespace de xvi ans. Et lors tous ceulz de la ville, moyennant celle promesse , renoncherent au serment que fait avoient au duc de Bourguoigne , promettant de obeyr au roy, et mesmement misrent dedens leur ville une grosse compaignie de François; et puis, deux jours aprez, y entra le connestable, sicque iiz furent leans plus de iiif* lances; mais le bailli de Saint Quentin eut deux ou trois jours d'indusse pour retraire luy et ses biens où il vouldroit.
En ce mesmes tempz, le roy Edouard d'Engleterre, adcompaignié de vn ou vjii ses plus privez seuUement, se party de Hollande et s'en vint en la ville d'Aire % où le duc de Bourguoigne alla prestement qu'U le sceul devers luy, où ilz furent deux ou trois jours devisans de leurs affaires ; puis se partirent l'un de l'autre, car le duc s'en alla à Hesdin. Mais tantost aprez, à scavoir le vu* jour de jenvier ou dit an ^ se
f . c Le inercredy, 3 jaiiTier (1470, y. s.), le duc partit de Hesdin et aQa à Aire« où il trouva le roy d'Anglelerre ; il y resta le 3, en partit le 4 après disner, et revint à Hesdin. » (Voy. Lengi^t, II, 197.)
56 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1471]
retrouvèrent ensamble ou chastel de Saint Pol, ouquel lieu furent une nuit conferans de leurs besongnes. Si fut lors renommée que le duc lui avoit preste une grosse somme de deniers, et si luy devoit faire finance de navire pour retourner en Engleterre , là où il avoit la pluspart des nobles hommes du pays qui desiroient son retour, lesquelz tenoient ancores son party, especialement ou pays du North , [ouquel se tenoit le II* frère du roy Edouard, qui estoit duc de Clocestre], puis s'en vint le roy Edouard à Lille, et de là à Bruges. En ce tempz , ou mois de jenvier, trespassa de ce monde le duc de Callabre \ filz du roy de Cecille, lequel laissa ung filz que on nomma le marquis du Pont».
1311. Comment le duc de Bourguoigne envoya unes lettres au conte de Saint Pol; et de la responce qu'il en fîst. Comment le duc fist une grant assemblée de gens d'armes, et aussi fist pareillement le roy. XYIII.
Aprez que la ville de Saint Quentin fut ainsi rendue auz François , comme dit est , par le conseil du conte de Saint [Pol], lors connestable de France, le duc de Bourguoigne envoia Thoison d'or' devers ledit connestable, luy mandant, par ses lettres, qu'il le venist servir, comme promis lui avoit , selon le contenu de son scelle, présent plusieurs notables tesmoingz, et