‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 49 sur 128 · c The Twesday, the tu. d^y of May · texte numérisé non relu

c The Twesday, the tu. d^y of May

[1471] SnOÈME PARTIE, LIVRE VI, zxx-zxxx. 441

vers la cité d'Orcestre* ; mais gueres n'eut chevaulchié, quant certaines nouvelles lui vindrent que la royne Margueritte estoit trouvée, non pas loingz de là, en une povre religion, où elle s'estoit muchié pour la sceureté de sa personne, de laquele il fut saisi à sa voullenté.

Quant le Roy fut arrivé à la cité d*Orcestre, il eut aussi certaines nouvelles que ses rebelles des parties du North recommencolent commotions de peuple à son contraire, en la querelle de Henry, soy disant Roy. Pour quoy il se délibéra, pour ad ce obvier, lyrer à Conventry, comme il Pist; où il, et sa compaignie, arrivez le XI* jour dudit mois de may, se rafreschirent trois jours entiers', durant lesquelz le Roy en voia ses lettres par toute la contrée d'environ, à ceulz en qui plus se fioit, leur commandant que ilz leorenissent servir à restraindre la maulvaise voullenté de ses rebelles, qui, es parties du North, s'esmouvoient. Mais bien est vray que, pendant le tempz que le Roy reparoit son armée, Q oy certaines nouvelles que les dis du North, adcertenez de ses victorieuses emprinses, se desistoient de toute rébellion : pour quoy le conseil du Roy porta qu'il ne lui estoit jà besoing soy traveillier de tyrer celle part son armée. Et, à ceste heure, sourvint à Conventry ung messagier aportant lettres au Roy de par le Maisre de Londres, contenans comment le bastard de Faucquenbergue*, lequel avoit paravant esté commis sur mer par le conte de Warewic, comme j'ai dit

1. cWorcetter.» — Etttitaéfiirksbordt delà SeTern» à iU millet de Londres.

3. c And thethar wat browght nnto hym Qwene Margaret. • 3. Voj. ci-deMus, p. 32, note 2.

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cy dessus, où il desreuba divers marchans Portugallois, en rompant l'alyance qui de long temps s'estoit tenue entre les roiaulmes d'Ëugleterre et de Portugal, avoit assamblé grant quantité d'escumeurs de mer par tous les portz d'Engleterre, et estoient descendus au port de Sanduich^ où, de jour en jour, accroissoient leur puissance parmy la conté de Kent, entendant Ëdre aulcun meschief. Et tant fist ledit bastard auz aulcuns par manaces^ et auz autres de beau parler, qu'il assambla bien de xvi à xvm^ hommes, puis prinst son chemin vers la cité de Londres, où il arriva es faubours d'ycelle le xvi* jour de may , prenant la querelle du roy Henry, lequel il pretendoit, à celle empainte, tyrer hors de la tour de Londres. Pour laquele cause il fist parler auz Maisre et Eschevins de la ville, disant, pourveu qu'ilz luy rendissent le roy Henry, que son intencion estoit passer parmy Londres paisiblement, sans faire grief à personne, et aller tout droit combattre le roy Edouard où plus tost le pourroit trouver : à laquele chose ceulz de Londres ne Youldrent entendre, ains francement lui refusèrent l'entrée de la ville et à force luy deflendirent.

Joumelement venoient nouvelles au Roy, de par les Londriens, de ceste chose, lesqueles forment l'incitèrent aprochier en toute haste la dite cité, pour la deffence d'ycelle , et aussy de la royne sa femme qui, pour lors, estoit en la tour de Londres, avec elle monseigneur le prince de Galles, son filz, et les seigneurs et dames qui les servoient.

Quant le bastard de Faucquenbei^e vey que, par priieres, belles paroUes ne manaches, il ne inipetreroit des Londri^is sa requeste, il fist samblant de

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passer la Thamise atoul sa compaignie, par le pont de Kingston, à dix mille prez de la cité, laissant ses nefz emprez Sainte Katherine, non gjiieres loingz de la tour de Londres, prétendant retourner parmy le pallaix de Westmoustre pour ycellui destruire avec les faubours de Londres^ adfin de prendre vengance du deneement' de son entrée*.

1325. Gomment le roy Edouard, atout son armée, poursievy le bastard de Faucquenbergue : comment il priost tout son navire au port de Sandvich ; et comment ledit bastard fat recheu en la grâce du roy. XXXII.

Le' roy Edouard, doncques, adverti de ces choses, envoia une partye de son ost pour aidier et conforter ceulzde Londres ; aprezlesquelz seullement deux jours, se parti' de Conventry pour venir à Londres : mais ses annemis, sachans sa venue, rapasserent la rivière de Thamise. Si s'en allèrent assaillir la cité, tyrans de flesches dedens ycelle , avec canons et serpentines, et mesmes boutterent les feuz en aulcunes maisons sur le pont de Londres, et à deux portes tout à une fois ; mais les contes d'Excestre et de Rivières, avec aulcuns autres serviteurs et amis du Roy, par l'ayde des cytoiens les reboutterent et tournèrent en fuite ^;

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