‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 5 sur 128 · Leicester · texte numérisé non relu

Leicester

i. Voir sa coufession dans Emcarpta historica^ page 282.

[1470] SEOÈME PARTIE, UVRE VI, iv. 13

sent este ruez jus, et qu'il soit vray que le dit duc dissimulloit, comme dit est, il appert; car le prochain matin aprez le parlement du i-oy de Londres, le dit duc de Clarence, le seigneur de Vellus, le pryeur de Saint Jehan * et autres, tindrent au lieu de Saint Jehan ung privé conseil , et incontinent aprez y cellui fine, se party le dit duc pour aller à Warewic, tout au contraire de son donne à entendre au roy. Sur lequel chemin il rescripvi les dites plaisantes lettres qu'il euvoia à son frère, le roy* à Reston : à quoy aussy le roy luy respondi par escript, ainsi que j'ay dit, cuidant estre tout vray quancques le duc son frère luy rescripvoit. Et pareillement ancores, depuis, luy rescripvirent les dis duc et conte de Warewic autres plaisantes messageries , par quoy le bon roy cuidoit tousjoursque leurs dis et rescriptions si feussent choses lealles et feables : tant que le xiii* jour de mars il vint à Grawnten; ouquel tempz, soubz umbre des dites dissimulations que journelement ilz envoierent par de« vers les dis rebelles, yceulz enhortant qu'ilz tenissent le chemin vers lincestre, où ilz leur promettoient joindre avec eulz, et oultreement les assister prendant leur party. En quoy aparut clerement leur faulseté desnaturee. Et, n'eust esté la grâce de Dieu, quy si espandy par la manière que je diray, le roy estoit en grant péril : c'est à scavoir que messire Robert , filz au seigneur de Vellus, pour les lettres qu'il avoit eu de son dit père, contenans que s'il ne laissoit son emprinse il causeroit la mort de son dit père, laissa

1. John Langstrother, nommé trésorier de TÉchiquier le 20 octobre 1470. (RTMxa, V, partie II , page 178.) Décapité après la bataille de Tewksbury en 1471.

14 CRONIGQUES D'ENGLCrEREE. [1470]

le chemin de liooestre; par quoy tous les trahitires ne se porrent pas joindre ensamble j et prinst le chemin d*Estamfort , en intencion de souprendre le roy, et subvenir à la vie de son seigneur de père.

1298. De la grant battaille que le roy Edouard eut alencontre des rebelles et trahytres conspirateurs, ksquelz il desconfist. Y*

Le lundy bien matin , non obstant ces dictes faulses dissimulations, le roy Edouaûrd, de son très noble et vertueux corage, se mist auz champz et alla à Stamfort; mais devant luy fistchevaulcher son advangarde alencontre desdis rebelles , puis luy mesmes , avec sa battaille, s'en alla repaistre à Stamfort, auquel lieu luy vindrent nouvelles du duc de Qarence et du conte de Warewic, que lui reportèrent ung prestre et Thomas OuvdcuUe^ certiffians de rechief au roy, par leurs lettres, qu'ilz venoient vers luy pour le servir et ayder alencontre des rebellans; que desja ilz estoient à Con* ventry*, et ledit lundy serroient à lincestre, dont le roy les mercya par propres lettres escriptes de sa main, puis prinst le chemin vers ses annemis. Et quant il sceut que véritablement ledit sire Robert de Yellui ne desistoit pas de sa faulse et deslealle emprinse, ains se monstroit formeement son adversaire , et estoit en armes, à baniere desploiee, fut advisë parle roy et les grans seigneurs estans avecques luy qu'il n'estoit pas expédient ne honnourable au roy de exposer sa personne en adventure de bataille, sans, premiers, avoir

1. Vah. : c Uog prettre nommé mettire Richard Ourdebal. » ( Mi. n*. 433, FimJs Sorbonme,)

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