c The xn day of May
4. Vaa. : c A l'ayde des cytoyens isairent sur eux et les assaillirent ai radement qu'ilz en occyrent plus de deux mille et les autres mis en fuite, i (BiU, m^,^ Mss., Fonds Sorbonne, n« 432.)
144 GRONIGQUES D'ENGLETORBE. [1471]
lesquels se retrayrent es montaignes^ à quatre lieues prez de Londres, où ilz se tiodrent en grant nombre trois ou quatre jours; mais quant ilz sceurent que le Roy venoit vers eulz, ilz se trayrent vers la mer.
Aprez toutes ces choses , le roy Edouard entrm en sa cité de Londres le xxi* jour de may^ grandement adcompaignié des seigneurs et gen Iz hommes de son royaulme ; sicque ilz estoient bien xxx*" hommes à cheval. Et, tantost aprez, furent amenez devers lui la royne Mai^ueritte et plusieurs autres capittaines ' de sa partie, de laquele Royne le Roy volant la trib.ullation^ en eut pitié. Pour quoy il lui relaxa la vie, et lui présenta estât honneste en quel lieu qu'il lui plairoit, dont elle se contenta pour ce qu'elle veoit tous ses adherens mors. Si requist au Roy avoir son estât en la cité de Londres, sa vie durant; auquel lieu le Roy lui bailla ordonnance de xv nobles personnes, hommes et femmes, pour elle servir à Thostel du baron Donde- Iai% où elle eut sa demeure : de toutes lesqueles choses oyr, le roy Henry, estant lors en la tour de Londres, en prinst si grant desplaisir qu'il en morut. Le xxmi* jour de may ensievant, se party de Londres le roy Edouard, à grosse armée, pour tyrer aprez sesannemis, lesquelz s'estoient séparez en diverses partyes, dont le dit bastard de Faucquenbergue, atout grant nombre de vaisseaulz, estoit entré en la ville de Sandvich; car il estoit illec chief de xLin navires. Mais, sitost quilz sceurent qiie le Roy les aprochoit, ilz envolèrent de-
i. Vae. : c Aatret capitaîiw» de la paitie da Prince de GaUes, ton ÛLl^ jà mort, comme dit est. Qu'il en fiât, je ne ietnjr eneores, > (/cf., ih,) 3. Dadley. Voy. tome II, p. 185, note 3.
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vers luy , adfin de estre remis en sa bonne grâce et avoir apointement devers lui, lequel ilz obtindrent : et de Eût restablirent en sa [puissance] la dite ville et tout leur navire le xxvi* jour dudit mois. Et fut ce bastard de Faucquembei^e, pour toute sceuretë, mis en la main du duc de Clocestre, tierc frère du Roy, lequel il fîst mener en une place nommée Merlan ^ ; auquel lieu il se tind, allant et venant avec les autres serviteurs, sans estre lyë, ne lui faire grief : mais, comme homme mallingue^ qu'il estoit, se cuida esconser', et recouvrer navire pour de rechief grever le roy Edouard. Mais son fait fut descouvert et sceu par ledit duc de Clocestre, quy luy fist la teste trenchier. Ainsi, comme vous oez, recouvra son royaulme le roy Edouard, quart de ce nom, en moins de trois mois, par la faveur, port et ayde du duc Charles de Bourguoigne, son beau frère*; moyennant aussi sa vaillance et hardie entrepresure; voire, touteffois, par la grâce et bonté de Dieu, qui donne les victores à qui qu'il luy plaist. Laquele victore est bien tournée à la grant confusion de ses hayneux et malvoeillans.
Toutes ces besongnes ainsi faites et achevées que oy avez cy dessus, le bon roy Edouard escripvit une
1. Ceu éridemmeDt Molands des cartes de Blaeu, de Hondius et autres anciens géographes. Cet endroit n'existe plus aujonrdliui.
î. Noos ne tronrons malSngue dans ancan glossaire. Peut-Atre lant" Ibe malmg, qu'on Toit dans JoinTille et Marot, oà il a le sens (qo* ^^^"^ ▼iendrait fort ici) de maliny rusé, subtil.