‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 62 sur 128 · Eu 1464, le premier jour de Tannée tombait le l"* avril · texte numérisé non relu

Eu 1464, le premier jour de Tannée tombait le l"* avril

2. Dirers actes et quittances existant au Cabinet généalogique de b Bibliothèque impériale nous montrent Guillaume de Menypenny sucoeasiTement qualifié (15 juillet-âO octobre 1439) écuyer d'écurie de € Loys, fils du roy de France , daulphin de Viennois; > (36 mars 1456- 16 janvier 1457) cheralier, conseiller et chambellan du Roi, seigneur de de Congressault; (10 octobre 1473) sénéchal de Xaiutooge «au Heu de Patris Foucart, deoedé; » (^4 janvier 1474) seigneur d« Menjpenny, de

vent Dous estoit sy fort contraire que nous ne pouvions aller par mer^ là où estoit monseigneur de

GoocresMiilt et d'Aubin , f icomte d* Anville. Une quittance de ses gages pour i^offîce de sénéchal de Saintonge est datée da 22 noyembre 1479. Cest le dernier document dans lequel nous apparaisse son nom.

Noos croyons utile de rapporter en son entier Tacte suivant, dans lequel sont yidimées des lettres patentes du roi Charles VII relatives au sdgDcur de Concressault.

c A tous ceulx qui ces présentes lettres verront, Olivier Sainton, garde da scel royal establi et dont l'on use aux contratz en la ville, chatellenie et ressort de Tours , salut. SaToir faisons que les nottaires cy dessoubz escriptz nous ont certifBé, soubz leurs saings manuelz, ayoir au jour <l*ay veu, tenu, leu de mot à mot et diligemment regardé unes lettres patentes du roy nostre sire, scellées en simple queue et cire jaune, avec Que atache de Messeigneurs les generaulx conseilliers sur le fait et gouvernement de toutes ses finances attachés ausdites lettres soubz Pun de leurs signetz en cire yermeille, icelles lettres et atache saines et entières en scel et escripture, desquelles subsequamment les teneurs s*ensnyvent.

c Charles y par la grâce de Dieu, roy de France, à noz amez et feaulx les geueraulx conseilliers par nous ordonnés sur le fait et gouyemement de toutes noz finances, salut et dilection. Nostre amé et féal conseillier et diambellam Guillaume de Menypegny, chevalier, seigneur de Congresfaolt,nous a fait remonstrer que puis aucuns ans en ca il fut par nous envoyé avec antres noz conseilliers ou pais et royaume d'Escosse pour cer« taines grans matières qui très grandement touchoient le bien de nostre royaume et de la chose publique d'icelluy, au retour duquel voyage ilz forent par certain grant orage de vent et par la tourmente de la mer portés sur la coste d'Angleterre , et illec rompi leur navire et perdirent tous leurs biens, et avec ce furent prins et emprisonnés par noz anciens ennemis et adversaires les Angloys et par eulx longuement detenuz et mis à très grandes et «Lcessives finances, et mesmement nostre dit conleillier exposant, pour laquelle paîer il a employé tout le sien, et , ce non obstant , n'y a peu fournir, mais en doit encores grant somme de reste , pour seureté de laquelle il a bâclés certains ostaiges entre les mains desdits Angloys, qui y ont je longuement demonré à sa très grant charge et despence , et ne luy seroit bonnement possible de paîer sadicte finance ne de tirer sesdits ostaiges sans nostre aide, ainsy qu'il nous a fait dire et remonstrer, requérant humblement que attendu qu'il estoit allé oudit voyage par nostre ordonnance et commandement et pour le bien de la chose publique de nostre royaume, et que, se il n'avoit sur ce aide de nous, il serait contraint à retourner tenir prison en Engleterre et iUec finer ses

188 CRONICQUES IVENGLETERRE.

Varvic ; et , de là, primes notre chemin jusques à Londres, où nous trouvasmes le conseil de mon dit

jours en poyretté et misère, il nous plaise sur ce luy impartir nostre grâce. Pour ce est il que Nous, ces choses considérées, bien recors dadit Toyage fait par ledit exposant oudit royaume d'Escosse, qui fut par nostre ordonnance , et pour le bien de la chose publique de nostre dit royaume , considérant aussi que quant aucun de noz serviteurs a esté ou est prins par nosdiz ennemb , luy estant ou service de la chose publique , est bien raisonnable chose que par nous luy soit aidié, audit sire de Congressank, pour ces causes et par l'adviz et deliberacion d'aucuns des gens de nostre conseil, avons donnée et donnons par ces présentes la somme de quatre mil escus d'or à présent aians cours pour luy aidier àpaïer sadicte finance et raencon et retirer sesdiz ostaigesdes mains de nos ennemis les Auglois, àicelle somme de quatre mil escus d'or avoir et prendre par descharge dn receveur gênerai de noz finances en la manière cy après dedairee, c'est assavoir sur chascuu minot de sel qui sera vendu es greniers à sel establii de par nous à Angiers, Saumur, Ghinon, Tours, Blois , Oiieans , Salj, Gien, La Charité, Cosne, Nevers, Disise, Mente, Yen ville, Chartres, ChasteaudunetàVendosmelasomme de dix deniers tournois oultre nostre droit de gabele et celui du marchant, et voulons que le sel qui sera vendu esdiz greniers soit vendu à la dite creue, à commencer du jour que cei présentes seront mises à execuoion jusques au premier jour d^octobre prouchainement venant , et dodh premier jour d'octobre jusques en on^ an après ensuyvant, et avec ce semblable somme de dix deniers sur chascun minot de seel qui sera vendu en noz greniers de Normandie à commencer du jour que expireront certaines noz lettres de certain octroy que #vons fait pour pareille cause à nostre amé et féal conseillier Guillaume Cousinot, chevalier, bailli de Rouen, sur le sel vendu en nosdiz greniers de Normandie jusques ad ce que ledit sire de Congressault soit entièrement |9fàié et ,j>arîburny de ladite somme de ini mil escos d'or, laquelle somme 3vaurâ et prendra par descharge de noz receveurs generaulx selon l'ordre de noz finances, c'est assavoir de ce qui se liTrera sur lesdiz greniers de nostre paîs de Normandie par deschai^ de nostre receveur gênerai de Normendie, et ce qui se lievera es autres greniers dessus diz hors Normendie de maistre Mathieu Beauvallet. Sy vous mandons et enjoingnons par ces présentes que, en faisant nostre dit conseillier exposant jouir et user de nostre présent don et octroy, tous £ûctes vendre le sel esdiz greniers à ladite creue de dix deniers tournois ooltre chascuu minot , et icelle creue bailler par les greuetiers desdiz grenien à nostre dit conseillier exposant en la manière dessus desdairee , jusqœs à fin de paie de ladite somme de mj». escus : et pour ce qui sera be-

PIÈCES JUSTinCATIVES. 189

seigneur de Varvic, quy esioit là demoarë pour entretenir ceulx de la citez, et estoit avecques eulx monsei-

somg aodit exposant &ire apparoir de nostre présente volenté et ordonmiice en chasciin desdlz greniers, nous Youlons que au Tidimus desdictes présentes y fait soubz scel royal, plaine foy soit adjoustee comme à ce présent original. Donné à Saint-Paer, ou Daulphiné, le xxYJ^ jour de mars, l*an de grâce mil occc cinquante et six, avant Pasques, et de nostre règne le xxxr*. Ainsi signé , par le roy, le duc de Bourbon, le comte de DonoySy le sire de Loheac, Tadmiral, le sire de la Forest, maistre Pierre d'Oriole et autres presens. J. de La Loerb.

c Les generanlx conseilliers du roy nostre sire sur le fait et gouvernement de tontes ses finances, veues par nous les lettres dudit sire, ausqnelles ces présentes sont atachees soubz Pun de noz signetz , par les quelles et pour les causes plus à plain contenues en icelles> ledit seigneur a donné à messire Guillaume de Menypegny, cbeyalier, sire de Gongressanlt y la somme de quatre mil escus d'or à présent aians cours pour Iny aidier à paier sa finance et raencon qui luy convient paler aux Anglois, desquélz il fut prins prisonnier avec autres conseilliers du roy en retomnant de devers le roy d*Escosse , où ilz estoient allez par l'ordonnance dudit seigneur et aussy pour luy aider à retirer des mains desdiz Anglois certains ostages qui y sont pour luy, à icelle somme de quatr<? ■lil escus d'or avoir et prandre par descbarge du receveur gênerai de ses finances en la manière cy après declairee , c'est assavoir sur cbascun minot de sel qui sera vendu es greniers à sel establis de par icellui seigneur à Angiers, Saumur, Chinon, Tours, Blois, Orléans, Suly, Gien, La Charité, Gosne, Nevers, Disise, Mente , Yenville , Chartres, Chasteandun et k Vendosme la somme de dix deniers tournois oultre ^t pardessus le droit de gabele appartenant audit seigneur et cellui du marchant, à commencer du jour que lesdites lettres seront mises à excecucion jnaques au premier jour d'octobre proucbainement venant, et dudit premier jour d'octobre jusques à ung an après en suyvant, et avec ce semblable somme de dix deniers tournois sur chascun minot de sel qui sera vendu es greniers dudit seigneur ou paîs de Normendie à commancer dn jour que expireront certaines autres lettres d'icellui seigneur de certain octroy par luy fait pour pareille cause à messire GuUlaume Cousinot, <^ievalier, bailli de Rouen , sur le sel vendu esdiz greniers de Normendie par descharge du receveur gênerai dudit paîs de Normendie; et ce qui se lievera es autres greniers dessus diz hors Normendie de maistre Mathieu Beauvallet, consentons l'entérinement et accomplissement desdites lettres, en mandant aux grenetiers desdiz greniers dessusdiz que ladite CKoe ilz lièrent et icelle baillent et délivrent audit seigneur de Congres-

490 CROmCQUES D'ENGLETERRE.

gneur de VcdIoc et maistre Thomas Quent, lesquieuh me demandèrent se il estoit vray que l'ambassade de Bourgongne estoit allée devers vous et devers vostre (rere et le duc. Je leur dit que ouy ; quant j'avoye veu à Honnefleu messire Olivier de la Marche et d'autres du conseil dudit duc de Boui^ongne. Us me respondirent que c'estoient les meillieurs nouvelles qu'ils povoient avoir pour le bien de mon dît seigneur de Varvic, et aussy me conseilloient, come qu'il fust, que je passasse par là où estoit. le roy d'Engleterre; come je fitz pour beaucoups de raisons, et le trouvé en une ville nommée Coventre, qui estoit bien à quatre journées, où monseigneur de Varvic tetioit sa Teste deNouel. En oultre, me dit monseigneur de Wenlof et messire Thomas Quenl, que le roy avoit eu nouvelles que les dits embassadeurs s'en aloient devers vous. Plus fort, disoient que le roy de Cecylle, le duc de Bourgongne et monseigneur le comte du Maine estoieot joins ensamble, et tous à une voulenté de apaiser les debas et questions qui estoient entre vous et vostre frère, et toutz vos aultres parens et suges du royaume de Ffance ; et aussy dissoient que ils avoient entendu que on parloit très foret du mariage de une de Madames vos filles et du prince de Galles : de quoy

sanlt par la manière dessus declairee à fin de paiement de ladite tomine de quatre mil escus d'or, tout ainsi et par la forme et manière que ledit seigneur le veult et mande par iceUes lettres. Donné sonbz nosdiz sigoctz le xix« jour d'ayril Tan de grâce mil cccc cinquante sept après pasqoet. j^însi signé : Lb Cointb.

c Donné à Tours , par manière de yîdimus , soubz le soel royal estabh' et dont l'en use aux contractz dessusdiz, le xxj* jour de janvier Tan mil cccc cinquante sept.

c Collacion faicte. f J. Tembè, Lb Qukdx. >

tous estoient, par de cà, les plus effraies que oncques gens fuirent ; en disant par tous les tavernes de Londres, et partout le pays avec que il faloit coupé la teste à tous ces trestres quy avoient conseillé leur roy de laisser de apointer avecques vous , et de prendre aliance avecquez le duc de Boui^ongne.

Aussy, Sire, par leur conseil, je m'en allé par là où estoit le roy : lequel, incontinent que je fus arivé, m'envoya quérir pour parler à luy, et m^enquist des nouvelles de vous, en me demandant se avoye aucunes laitre à luy adresantes. . .

Au regard des nouvelles, luy respondy que. Dieu mercy , estoit le roy en bonne prospérité, et que faisiés très bien vos besognes et que vous [avoie] laissié au^y bien accompagnié de seigneurs et gens d'armes que oncquez fust Roy de France.

Au regard des lettres, luy respondit que n'en envoyé à luy adresantes et que m'en aloye à mon pays pour aucunes de mes affaires. M'enquist se en avoye au* cûnes adressantes à monseigneur de Varouic : luy dit que oùy. — Me demanda se aucunement savoye du contenu de icelles : luy dit que bien pensoie que aucunement, ne contenant que avoiés grant merveilles que ils n'avoit envoyé devers vous touchant la responce que il debvoit faire sur la proposition de vostre desrainiere enbassade, considéré que par vos enbassadeurs il vous avoit averty et ausy par ses laittres que en toute diligence il vous envoyret enbassade pour vous faire responce sur icelle proposition.

Me respondy que son entention estoit de* vous envoyer gens bientost, par l'avis et conseil de mon dit seignieur de Varouic, pour besongner avecques vous :

i92 CRONICQUES D'ENGLETERRE.

en quelle manière, Sire, je ne le sorois dire ; mes bien me dit, en jurant un serment qu'il a acoustumé, par la mercy Dieu, que il vous aideroit encontre vostre frère, présent son chambellant et les sires d'Escelles et V ou Yi autres, en disant que il savoit bien que vostre dit frère n'estoit que ung fol, et que les seigneurs le vouldroient avoir entre mains pour gouverner le royaume à leur voulenté. Je luy respondy que se ne seroit pas son profBt que ainsy fust que ii eust le gouvernement du royaulme; car luy et tous les seigneurs se joindroent ensemble pour vous def&ire. Ain$y que je puis entendre, il me semble qu'il n'est pas bien seur de aulcunes promesses à luy faictes par aucuns des seigneurs de vostre royaulme, combi^'que mon dit seigneur de Bourgongne luy ait comprins, par ung sien secrétaire venu depuis que je suis arrivé, que, touchant la conclusion du mariage dudit de Bourgogne et la seur dudit Roy, il luy fera, sur la fin de ce présent moys, plaine responce, son enbassade retournée de devers le Pape, et en disant que luy duisié (nuisié?) fort touchant la dispensation à la court de Rome.

Sire, se aulcun moyen se peult trouver, devers le Pape, de différer la dite dispensation du dit mariage, je n'en fais nulle doubte que, au plaisir de Nostre Seigneur, vous ne metés tout cest royaume d'Engleterre encontre le dit seigneur de Bourgongne ; car luy presuposera que tous ses fais ne sont que dissimulations, et, par ce moyen, destruirés en toult ceuls qui, par desà, ont tenu son party. Sire, il me semble, soubz correction, que par telz moiens que bons vo^us semblera et deveriës faire entretenir le dit monseigneur

de BourgoDgne sans rien conclure; car se ainsy le faictes, pour ce, sans aulcune double, venir au dessus

de vos besongnes; car depuis a ledit monseigneur

de fiourgongne en grant jelosie, seulement pour le

trêve quy de vi moys et Fenbasade quy de fran

devers vous et vostre firere et le duc.

Ausy, Sire, landemein des trois Roys, le roy d'£ngleterre envoya ung mesagier devers monseigneur de Varouic, et luy menda qu'il vint devers luy, lequel, par grant délibération de son conseil, respondit tout court qui n'y entreroit jà, jusques à tant que voz mortelz anemis, quy estoient entour luy, fussent dehors, comme le trésorier Herbert, d'Escelles et le seigneur de Sodovic (Oudeville, autrement Widwille), et sy a envoyé devers le dit roy son enbasade; c'est assavoir M'* Seroup, sire Oualtre Oisele, son chambrelanc, maistre Guillaume Âpres, son maistre d'ostel, quy est borgne.

Ausy, Sire, le jour de l'an, une partie du commun du parti de Quent (Kent) sont levés et allés à une place que tient le tresorié, père de la royne, au dit pays de Quent, et ont abatu ses parques et tué tous ses daims qu'il y avoit dedens; et avoit entention, le lendemain, de assembler plus largement de gens et de le piller; mes ses gens s'en furent de nuit avecquez les meilleurs besoignes qu'il avoit dedans. Ausy, à ung aultre pays, nommé Surforchier^ sont levés bien trois cens arcbiers et ont fait ung capitaine come Robin .... (Riddesdale) et ont envoyé devers monseigneur de Varouic pour savoir se il estoit temps de besongnier,

1 • Suffolkthirey éfidemment.

194 GRONIGQUES D*ENGLETERR£.

et que tous leurs voisins estoient prés. Il leur a mandé quy se retiroient chacun à son hostel, et quy n'estoit pas encores temps de besoigner, mes il leur fera assar voir quant mestier en sera.

Âusy, Sire, ce monseigneur de Varouic retient encore avecques luy maistre Robert Neuville jusques à tant qu'il est parlé et conclue avec son frère le comte de Morthonbelant ; lequel, fera, come j'entemps, jeudy prochain, et après ilz vous envoyra à toute haste avecquez seu que vous savés, et je demoure par deçà, et entetendray, au mieulx que je pourray, le fer au feu; mes ne lessés point pourtant de entretenir monseigneur de Bourgongne et de empeschier, en ce que vous pourrés, le mariage. Et cela rompu, il n'y a femme ny enfant de Engleterre quy ne courent sur luy, et me semble que vous avés bonne occasion de le faire; car, par le traicté d'Aras, il est obligé au contraire, quy ne se peut marier ne là ny alieure, ne de faire aulcunes bendes ny aliances quy soit contre de vous ne de vostre royaulme.

Ausy, Sire, depuis naguieres le duc de Bretaigne a envoyé de par deçà au roy d'Engleterre, en luy offrant de quatorze ou quinze places quy disoit qu'il avoit ganié sur vous en la duché de Normendie, moyennant, toutefoys, que on luy envoya troys mille archiers pour luy aider à deffendre ses dites places et son pays, et, sy on ne luy bailloit les dits archiés, qu'il metrat ses places en la main de monsieur vostre frère; et je vous assure que sesy est véritable; car moy mesme ay veu le double des laictres que monsieur de Varouic luy a monstrees.

Ausy, Sire, monsieur de Varouic s'en part demain

PIÈGES JUSnnCATIVES. 195

de une place où il a tenu sa feste de Noël, nomë Cberchaoz', à ud mil de Hiorc, et va sur la frontière de Escosse où son frère le comte de Northonbrelane se doit rendre au devant de luy et tous les gens de frontière, et a ententiou, se le roy se tire plus devers le Norlh, de se deffendre de luy. Ces de tout estre maistre ou varlet, et m'a assuré que tout tant quy a esté par le présent, monsieur Tamiral quy le tendra, et sur mon arivé (ame?) je croy quy n'y a en se monde plus envers vous plus loyal homme qu'il a esté; mes il est très long en ses besongnes et bac (bien?) ung peu lâche, mes Teure est venue quy ne pourra plus dissimuler.

Âujourduy, il est venu ung de ses gens devers le roy d'Escosse, quy luy aporte lettres quy s'aproche devers la ville de Varouic, qui est droîctement sur la frontière d'Escosse, et là, le roy d'Escosse se rendra, et parleroient ensemble de plusieurs matières pour le bien d'eulx deulx, et me envoie ativement devers ledit roy affin quy se haste de venir audit Varouic. Sire, je me tiendroy tousjours avec mon dit seigneur et ne l'oiray point jusques atant que je voye la fin ; mes. Sire, sy vous plaist, vous me voyrés par mon pourseant porteur de ceste que quelque chose pour venir par deçà sy voit les nouvelles que je verroye par deçà, je le vous faire assavoir, car je retiens ung messagiers tout prest de vous envoyés, en priant le

i. Ce nom de lieu, éridemment altéré, ressemblerait assez, en tenant compte de la oorraption qne le mot a pu sabir en passant d'une langne dans une autre par l'intermédiaire d'une personne qui a cberché à reproduire les sons qu'elle a cru entendre, à Churchhouse : mais existe-t-il, a-t-il existé une place nommée Cburbbouse? Nous ne trouTons à la distance indiquée dTork, qne Dringbouse.

196 GRONICQUES D'ENGLETERRE.

benoist filz de Dieu quy vous tienne en sa sainte garde, et vous dointe très bonne vie et longue. Escriptà Cheren tonale x?i* jour de janvîer(1 467,^.8.) Vostre humble et très obéissant subjet et serviteur.

P. Ment Pent. »

{Bibl. imp.j Mss., Suppl. fr.^ n* 2875 ••, pièce 3. Lb Graio), t. XVI.)

Vin

( Voy. t. m, page k\ , note i )

Instructions de ce que le rojr^ nostre seigneur a chargé et ordonné à très resferend père en Dieu Lojrs de Harecourty patriarche de Jherusalem^ eçesque de BajreuXj Tanguy du Chastel^ vicomte de La Belliere^ gouverneur de Roussilhn, Guillaume de Menjrpenjr^ seigneur de Congressault, YveZy seigneur du FoUj chevaliés et chambellans du roi nostre dit seigneur^ maistre Nicole Michel^ docteur en théologie^ penitancier et chanoine des églises de Baieux et Conflarij Guillaume de Cerisa/^ greffier de la court de Par* lementj tous conseillers du ro/^ de faire et besongner particulièrement aifec monseigneur conte de fVarenjch^ auquel il les a expressément chargéeulx adresser pour toutes les matières pour lesquelles il les envoyé en Angleterre.

Premièrement. Apres la présentation des lettres et salutacions acoustumees^ diront à mon seigneur de

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