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i4 mai. (Plessis du Parc.) — Au Senescbal de Poitou.
c U est vray que je tous mandoye que vou» vous retroissez : mais, depuis, je vous ay mandé que vous feissiez du mieulx que tous pourriez, et que vous assemblissiez ensemble toutes les compaignies, et que tous gardissiez bien que personne ne entra dedens la Rochelle, J'ay envoyé M. lis gouverneur, M. de la Forest, par delà, et, pour c% je vous prie qu'ils vous trouvent ensemble tant que vous estes, et francs archiers et tout. Pay envoyé Guerin le Groing faire tirer l'artillerie à Nyort, et, pour ce, ea.j0j€i en quérir tant quA vous vouldrez : et incontinent que wus me ntanderet pour la Rochelle, je monter ajr à cheval, et m'y en iray à toute dilifenoe.i (Duci^s, m, 331.) il
vm.
15 mai. (Plessis du Parc.) — Aux seigneiu& de la BelUere et de Crussol.
s Je m'en pars aujourd'hui pour a^Plà mon pèlerinage dePuy
Nostre Dafne, et ne hougeray de Montreuil Bellay, ou des environs, jusques à mercredy, en attendant de vos nouvelles ! et, pour ce, je vous prie que vous me mandfz se V entreprinse de la Rochelle est seure; car si vous me mandez que je m*y en tire, je partiray incontinent*'. » (Levglbt, III, 487.)
18 mai. (Montreuil Bellay.) — Aux babitans de Rayonne.
c Nous avons sceu la mort de nostre frère, dont Dieu ait l*ame. i
^Commynes (I, \YI) dit que le duc de Bourgogne étant prêt à partir d'Ams, le •15 may "1472, « Tiodrent lettres de Symon île Qningy, lequel estoit devers le roy, ambaMadeur pour icelluy duc de Bonrgongne, contenant conune le duc de Giuenne estoit trespassé, et que jà le roy aroit prins une grant partie de ses places. » Le roi partait ce jour-là du Plessia du Parc.
avoit il fait crier partout ses pais, que tout homme fust prest à le servir en armes le xv* jour de juillet prochain aprez ensievant.
Environ ce temps , furent prins à Werny, en Flandres, trois ou quatre malvais homines et inhumains, lesquels avoient esté commys à garder les malades et ensepulturer ceulx qui moroient illec de Timpedimie , et pour ce faire avoient bon sallaire. Advint que la pestillence se diminua, adoncqz les tirans, voyans leur gaing diminuer, vouidrent la pestillence remettre sus, et se ad visèrent de aller de nuict au sépulcre d'un homme mort nouvellement de Fimpedimie, et descouvrirent ce coi*ps, puis mirent grand plenté de cerises, qui estoient en saison , puis les reprirent
(BucHOH, Notices littéraires^ xxxv, en tête do Choix de chroniques^ contenant la Cltronique de Duguesclin^ etc., etc.)
24 mai. (Bourneof, près la Rochelle.)
Le roi ordMine la réunion à sa couronne, comrae son vrai domaine, de la Tille de la Rochelle. {Bibl. imp., mss. de Le Grand, n» 2875, t. XX.)
Par tout ce qu*ou yient de lire, et surtout par la lettre du 18 mai 1472 {n9 IX), il est suffisamment établi, pensofis-nous, que le duc de Guyenne mourut antérieurement au jour indiqué par dom Vaissète, et rien ne s*oppose à ce qu'on adopte la date donnée, pour le même événement, par le P. Anselme. Tout, au moins est-il certain que le frère de Louis XI cestoit aie de Tie à trespas, » comme le dit la Chronique scandaleuse, dès le dit jour 18 mai. Ce point est important à noter, car Lenglet (sans indiquer, au reste, à quelle source il a puisé, ce qui rend tout contrôle impossible), publie le testament du duc de Guyenne avec la date, assurément fautive, du 24 mai 1472. Ce prince, mort avant le 18 mai, ne peut évidemment avoir testé le 24 du même mois.
L'erreur ne viendrait-elle pas de ce qu'au bas de l'acte testamentaire on aura cru lire may (1472) au lieu de mars (1471, ▼. s.). Dès le 2 décembre 1471, le duc de Guyenne était dangereusement malade (no I), et son état empira si fort, que, le 18 mars suivant, le bruit se répandit qu'il était mort à Bordeaux, t dont il n'estoit rien , » dit la Chronique scandaleuse. (LjDrGXJiT, II, 92.) Nous donnons cette supposition pour ce qu'elle peut valoir; mais nous ne voyons pas d'autre moyen d'expliquer une erreur aussi manifeste.
272 CRONICQUES D'ENGLETERRE.
et recouvrirent ce corps : et s'en allèrent melier ces cerises avec des aultres qu'ilz firent yendre au marchié, dont advint que tous ceulx qui en mengerent en monirent*. D'un aultre josne homme malade îh copperent la gorge, pour luy advancer sa mort^ de paour qu'il ne retoumast en santé, pour les quelz cas ilz furent prins et eitecutez; et, pour ce qu'il fut trouvé qu'ilz avoient esté sodomites , ilz furent brûliez jusques en cendres. Aulcuns aultres de celle sorte furent prins et exécutez à Bruges et à Lille , qui faisoient aussy morir les gens par empoisonner l'eaue benoitte dedens les églises, et confessèrent ceulx cy qu'ilz estoient bien de deux à trob cens espars par le pais usans de tdz maie fice