Voy. ci-dessus, tome II, p. 380, note
' • APPENDICE.' 3t)a
trouvg l'empereur Federic, où furent ikis grans triumpkes de ipr ledit duc qui y fist despêadre maint denier, à la manière qu'il fi&t faire , quant ilz se trouvèrent ensamble. Et jurent là une grande espace, parlans de leurs affaires : et puk se partit le duc.
Quant le duc de Bourgongne eut séjourné à son plaitir avec ledit Empereur, il se partit et print congié de luy, «t se tira à N^nsy le Duc, où il trouva le duc Régnier de^Lor- * raine *, et se firent graht chiere : et là forent renguvellees les anciennes alliances feictes p^ leurs prédécesseurs. Et de Nansy se partit le duc à tout son armée, au moins une partiet %■ et s'en alla en Ferrette prendre la possession de la conté et du pais qu'il avoiuachetté au paravant. Au parlement du duc de Bourgongne du pais de Ferrette, il s'en vint en la conté de Montbeliart, laquelle luy fut rendue en ung petit de temps. Aprez, il trouva manière de faire prendre le conte de Montbeliart' prisonnier, et le fist amener au chastel de Boullongne, lequel y fut long temp^ depuis. De là, se tira le duc de Bourgongne en son pais de Bourgongne, duquel il print possession ; car c'estoit la première fois qu'il y avoit esté depuis le trespas du duc Philippes, son père. Et quant il eust esté en ladicte ducé, il s'en retourna à Luxembourg, et de là en son pais de Flandres; et là fist et ordonna
i. Reoé II succéda à Nicolas, duc de Lorraine, en 1473. Mort le 10 décembre 1508. {Art de vérifier Us dates, III, 56.)
2. Henry II, fils d'Uiric VII, comte de Wirtemberg. Il fut arrêté au commencement du mois de mai 1474. (Lbuglet, II, 213.) Olivier de la Marche dit (570) : c Eu ce temps, Henry, comte de Vistemberg,yint passer près le duc (de Bourgogne), st^s gens tous yestus de jaune; et fut le duc averti que cVstoit contre luy. Si Tenvoya prendre et amener prisonnier ; et en sa prison promit au duc de Iny rendre le chasteau de Mombéliart; et fusmes envoyés, monsieur Du Fay et moy , pour aToir la place ; mais le conte Henry ne pouvoit fournir à sa promesse; .car la coustume de Montbéliart est telle, que plus tost verroyent les soudoyers couper la teste à leur seigneur, que de rendre une telle place; mais la gardent jusqoes an dernier des seigneurs qui demeure en vie. Et ainsi nous en revinsmes sans rien faire. »
304 CRONICQUES ITEINGLETERAE.
asseoir ses garnisons par touttes les fyontieres :;et, enlye les aultres, envoya deux cens [lances] à AbbeviUe, dont estqj^nt cappitaines le seigneur de Frette* et de Beauvoir', qui estoient de Bourgongnç, et y arrivèrent le XV* joiu* de jan-, vier; et en y alla dix lances à Sainct lUcquier, et dix lances à Rue desditz deux cens lances.
En cedît an LX.XIII, le roy de France faisoit tenir aussy ses garnisons es frontières de son royalme, comme à«Amieas, Sainct Quentin, Noyop, Compiengne et aultrés, sans fsdre £[rans donmiages au pais dft duc de Bourgongne , à cause • des trefves qui estoient entre eulx. En cest an fut très bornie vinee, tellement que les vins de Somme et du pais environ sambloient estre vins de Paris et» de Bourgongne. En ceste année commencèrent les monnoies ung petit à monter, comme ung escu de XXITfl solz à XXV, et les aultres monnoies ainssv ensievant.