‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 140 sur 291 · PRATIQUE DES GRECS TOUCHANT LES ORATOIRES · texte numérisé non relu

PRATIQUE DES GRECS TOUCHANT LES ORATOIRES

grandes églises, pour y assister aux ofiîces, et presbylcros proprios, quorum occasione desepour y entendre la prédication. « Ut habeant rant ecclesias, sermones, et officia publica (i).»

(I) Nous ne saurions trop le répéter, l'oubli total du droit canonique a introduit en France un jargon réellement inintelligible. Dans l'article 9 du présent chapitre, Thomassin donne une idée véritable de la succursale. Dans tous les temps et dans tous les lieux une succursale n'a été qu'une chapelle de secours bâtie dans le territoire d'une paroisse dont l'étendue était trop considérable et où un vicaire du curé administrait les sacrements et célébrait la messe. On ne pouvait pas y faire la communion pascale ni célébrer les mariages. Ordinairement le service divin ne s'y faisait pas aux quatre grandes fêtes de l'année, où tout le peuple devait se rendre à la paroisse. Par quelle aberration donne-t-on aujourd'hui le nom de succursale aux trente mille paroisses rurales de la France, vu qu'elles

sont de vraies paroisses, tout à fait indépendantes, n'étant chapelles de secours d'aucune paroisse, n'ayant pas un vicaire à leur tète, mais un vrai curé: Te solum verum paslorem agnoscant, disent les lettres de provision? pourquoi donc ce contre sens? Nous l'avons dit dans notre livre précité.

On entend dans le droit par église matrice, une paroisse trop considérable dans laquelle, pour de justes raisons, l'évéque fait une dismembration avec laquelle il crée une nouvelle paroisse qui est assujétie à une petite redevance annuelle dite de matricité, comme d'offrir un beau cierge au jour de la fête du patron de la paroisse d'où elle a été dismembrée.

(Dr André.)

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