‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 169 sur 291 · XIV. Constance avait touJDurs des évèques avec lui · texte numérisé non relu

XIV. Constance avait touJDurs des évèques avec lui

XV. XVI. XVil. Preuves un peu plus fortes que Constantin avait un oratoire et un clergé propre dans son palais impéiial.

XVIII. XIX. Autres preuves de cela même tirées de Sozomène et d'Eusèbe.

I. Ce que nous allons dire fera voir la liaison qu'il y a entre les chapelains et les apocrisiaires.

nonce de s'en mêler désormais. » Heureusement l'habile cardinal Consalvi démontra que les informations sur les évèques désignés n'était pas un acte de juridiction, et que c'était une simple procédure qui consistait à recueillir des témoignages sur les fersonnes nommées à l'épiscopat. Il est en effet naturel de penser que le pape, devant donner l'institution canonique, veuille rassurer sa conscience et acquérir la preuve que celui qui est nommé est digne de l'épiscopat. Or, cette conviction absolue, il ne peut 1 acquérir que par l'intermédiaire de son homme de confiance, tel qu'est son ambassadeur. La cour de Vienne renonça donc à son exorbitance.

En France, le 17e des articles organiques enlevait au nonce le droit d'information. Mais il est resté inexécuté. Les mêmes raisons qui frappèrent la cour de Vienne durent frapper celle des Tuileries. Cependant ce droit d'information est bien restreint, pour ne pas dire insuffisant. Le nonce apostolique entend deux témoins amenés par l'évéque nommé, dresse procès-verbal de leur réponse aux questions qu'il leur a adressées, el l'expédie à Rome. En France, et croyonsnous dans les autres Etats, attendu que les gouvernements sont indifférents à toutes les religions, le nonce a de la peine à respirer et se trouve dans une véritable impasse. En effet, il ne lui est pas permis de communiquer directement avec les évèques. Il est obligé, comme un ambassadeur ordinaire, de s'adresser au ministre des affaires étrangères, et lui remettre les communications qui lui sont envoyées de Rome pour les évèques, afin qu'elles lui soient transmises par le gouvernement. C'est ainsi qu'ont été fixées les relations de l'envoyé dii successeur de saint Pierre avec ses frères dans l'épiscopat par une circulaire ministérielle du 26 février 1821. Mais ce qui est pins regrettable encore, c'est que Portalis, dans son Rapport sur les Articles organiques, a enlevé au nonce la connaissance de l'appel dans les affaires contentieuses d'un prêtre qui se croit lésé par son évéque. 0 Dans le cas d'appel, dit-il, le pape est tenu, d'après les articles 45 et 46 des libertés de l'Eglise gallicane, de déléguer en France et à des ecclésiastiques français le pouvoir de vider les causes qui sont

II faut d'abord remarquer que, ni saint Grégoire de Tours, ni les auteurs qui l'ont précédé, n'ont jamais employé le terme de chapelle ou de chapelain,

Marculphe est le premier qui ait donné le nom de chapelle a la châsse de saint Martin, qu'on gardait dans le palais royal, et sur laquelle on faisait les serments solennels, dans les causes qui se terminaient par serment. « In palatio nostro super capellam domni Martini, ubi reliqua sacramenta percurrunt, debeant conjurare (L, i, c. 3H), » Le savant M, Bignon a fort bien remarqué que les termes de Capella, Cappa, se prennent ici pour Capsella, Capsa, d'où est venu le mot de châsse. « Capellam pro capsa dici, in qua martyrum ossa conderenlur, vel hic locus evincit.»

Le moine de saint Gall, qui a écrit l'histoire de Charlemagne, dit que les rois de France faisaient porter avec eux la chape, c'est-à-dire

en jugement. • Cette exorbitance, qui annule radicalement la juridiction sur les personnes ecclésiastiques du représentant du suprême et infaillible pasteur, est faite pour alarmer la conscience de tout prêtre qui tient à l'unité, et ne laisse que l'oppression en perspective pour les inférieurs, et l'arbitraire pour les supérieurs.

Dans sa réponse aux trois archevêques de Cologne, Trêves, Mayence super nunciaturis apostolicis, Pie V[ déclare que le droit d'envoyer des nonces ordinaires jouissant d'une juridiction stable, est fondé sur la primauté divine du Saint-Siège, Chez un tel juge, il y a des garanties d'indépendance.

Aujourd'hui, il y a des nonces apostoliques à Paris, Vienne, Madrid. Lisbonne, Munich, Bruxelles, Lucerne, Rio-Janeiro-Mexico. Turin et Naples vaquent pour les raisons que l'on connaît. La grande révolution française a supprimé les nonciatures de Cologne et de Venise, jadis si importantes. Sous Pie VI il y eut un essai de nonciature à Saint-Pétersbourg , et les prélats Archetti et Litta y séjournèrent quelque temps. Mais cela dura peu d'années. Au commencement de son pontificat, Pie VII, qui était dans les meilleures relations d'aminé avec l'empereur de Russie, Paul 1er, en profita pour établir une nonciature ordinaire à Saint-Pétersbourg, De grandes difficultés survinrent. Aussi on ne put y envoyer qu'un nonce extraordinaire dans la personne de l'habile diplomate, Mgr Arezzo, archevêque de Séleucie. u Les ennemis de Rome se remuèrent si activement, dit à ce sujet le cardinal Consalvi, qu'ils réussirent à ne le faire accepter que comme nonce extraordinaire, afin que la cour pût renvoyer la nonciature quand cela lui plairait. « Sous Pie IX, en 1860, l'empereur Alexandre II demanda activement l'envoi d'un nonce en Russie, Le pape nomma à cette délicate fonction Mgr Bérardi, archevêque de Nicée. Mais au moment qu'il allait partir, la cour de Russie imposa de telles conditions au nonce, et notamment qu'il ne pourrait- correspondre avec les évèques de Pologne que par le canal de la chancellerie russe , que le Saint-Siège suspendit immédiatement le départ du nonce. Les choses en sont restées là, (Dr André.)

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