‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 170 sur 291 · DES CHAPELAINS ET ARCHICHAPELAINS. 30S · texte numérisé non relu

DES CHAPELAINS ET ARCHICHAPELAINS. 30S

la châsse de saint Martin, (|uan(l ils laisaiciil la apparemment omis une pratique d'une si

guerre, « Quemdam in capellam suam assum- grande conséquence. Dans le cours d'une si

psit, quo noniine regesFrancorumproptercap- longue histoire, il aurait rencontre quelque

pam sancti Martini, quam secum ad sui tuitio- action mémorable de ces évèques attachés au

nem el hostium opprcssionem jugiter ad bclla palais. Cependant il ne parle nulle i)arl que

portabant, sancta sua appellare solebant (L. i, des clercs, des rois et des reines.

G. 4). » Il est vrai que saint Grégoire le Grand écri"

II. La chtàsse de saint Martin était bien la vant à la reine Brunehaut, et lui parlant de principale, mais elle n'était pas la seule qui fût l'évêque d'Autun, Syagrius, témoigne que ce gardée dans le palais des rois. Marculphe fait prélat appartenait, d'une manière toute partimention, dans une autre formule, des reliques culière, à la reine (L. vu, c. îJO, 30; 1. vin, que le roi envoyait dans les provinces, afin c. 29). Aussi ce pape eut des égards tout partiqu'on y fît les serments de fidélité qu'on lui culiers pour lui, il lui donna rang au-dessus devait ou à son fils. « Fer loca sanctorum, vel des autres évèques de la province, il lui acpignora, qure illuc pro eodem direximus, de- corda le pallium, il le chargea du soin d'asbeant promitfere et conjurare L. i, c. -iO). » sembler un concile national : « Curam synodi

III. Il est indubitable que ces reli(iues fralri coepiscopoque nostro Syagrio, queui veétaient gardées dans une chapelle ou un ora- strum proprium novimus, specialiter delegare toire du palais des rois, et qu'il y avait des curavimus (L. vu, ep. cxiv). » Mais on ne peut ecclésiastiques destinés pour y faire le service, rien conclure de là, si ce n'est que ce prélat"

Le grand saint Grégoire et Grégoire de Tours était ou le favori, ou le confident et le ministre

nous font connaître, par beaucoup d'exemples, de la reine. Il n'y a rien qui nous puisse

qu'on ne laissait jamais les reliques des Saints persuader qu'il fût ou son confesseur ou son

sans leur rendre un culte ordinaire de reli- grand chapelain.

gion, et nos conciles mêmes de France nous VI. Saint Rémi avait conseillé au grand

apprenant que plusieurs seigneurs particuliers Clovis de prendre conseil des prélats et des

avaient leurs oratoires domestiques, il est bien ecclésiastiques : « Consiliarios tibi adhibere

plus apparent encore que les rois avaient aussi debes, qui famam tuam possint ornare. Sacer-

les leurs. dotibus tuis honorem debebis déferre, et ad

IV. Hincmar assure que depuis que Clovis eorum consilia semper recurrere. » Mais ilne eut été baptisé, ce fut un évêque qui fit la s'ensuit pas que si les évèques étaient les confonction d'apocrisiaire, c'est-à-dire d'archiclia- seillers des rois, qu'ils fussent aussi leurs chapelain dans le palais des rois. « Et in bis Ci- pelains. La qualité de conseiller leur était salpinis regionibus, postquam Clodovicus prœ- commune à tous, au lieu que celle de grand dicatione B. Remigii ad Christum conversus chapelain devait être affectée à un particulier, et ab ipso baptizatus extitit, per successiones H est même véritable que Fulrad, qui fut regum sancti episcopi ex suis sedibus et tem- arcliichapelain du roi Pépin, fut aussi appelé pore competenti palatium visitantes, vicissim son conseiller, tant dans Anastase Bibliolhéhanc administrationem disposuerunt. » cairo, que dans les autres monuments his-

Hincmar semble dire que les évèques ve- toriques du même temps. Mais il ne s'ensuit

naient les uns après les autres faire la fonction pas non plus, que si les archichapelains sont

d'apocrisiaires, ou d'agents universels du clergé conseillers, les conseillers soient aussi archi-

de France dans le palais de nos rois, sans qu'il chapelains.

y en eût aucun qui fût chargé pour toujours VU. L'ancien et savant écrivain, Etienne ,

de cet office. En effet, quand Charlemagne abbé de Liège, a certifié dans la vie de saint

voulut en avoir un cjui résidât ordinairement Modoald, évèciue de Trêves, que le palais de

dans son palais, il en obtint premièrement la nos rois était alors, c'est-à-dire, sous le roi

dispense du concile des évèques français et en- Dagobert II, la plus sainte et la plus savante

suite du pape. académie qui fût au monde, d'où sortaient les

V. Hincmar pourrait bien avoir jugé des plus saints évèques, d'où l'on tira un saint premiers siècles de la monarchie française par Arnould, évèque de Metz, un saint Cunibert, les usages du sien. Si cela eût été ancienne- évêque de Cologne, saint Rémacle, évêque de ment observé, Grégoire de Tours n'aurait pas Tongres ou de Liège, saint Modoald, évèi|ue de

Trêves, et tant d'autres à qui il fallait faire une conseil de lui dans les importantes affaires qui

sainte violence et pour les faire entrer dans le se traitaient aux états du royaume, parce qu'il

palais des rois, et pour les faire jjasser de la était son confesseur.

sur les plus éminents trônes de l'Eglise; ils VIII. Si le moine Angrad, qui a écrit la vie

formaient dans le palais le conseil des princes, de ce saint, et de qui ceci est emprunté, n'a

et ils n'en sortaient que pour aller eux-mêmes |)oint altéré les histoires du temps passé, en y

gouverner le royaume de J.-C. Ces saints et mêlant les usages du sien, comme il n'arrive

illustres conseillers des rois, dont on faisait que trop souvent, c'est une chose fort mémo-

ensuite des évêques, pourraient bien avoir été rable que dès le temps du roi Thierry I", nos

sinon leurs archichapelains , au moins leurs rois eussent leurs confesseurs, et (ju'ils prissent

chapelains. ordinairement leur avis dans les affaires de

Les paroles de cet auteur sont trop belles conséquence,

pour n'être pas rapportées. « Considerare nimc «Ansbertumadaulamregiamirecornpellunt;

libet, quale erat illud tempus, quam accepta- rex tune morabatur in villa Clipiaco, ubi con-

bile. quam serenum, quando regibus quidem ventum magnum populorum habens, de utili-

regnantibus , sed reges cum regno justis el taie ac tutela regni tractabat , ut ad ejus

timoratis viris regentibus, justifia, fides, veri- consuUum , veluti agere consueverat , nam

tas, modestia cœtera^que artes bonœ, tam in confessor illius erat, de negotiis regni tra-

bello, quam in pace custodiebantur. Quale, ctaret. »

(juain sanctum erat illud palatium. ex quo tam Quoi qu'il en soit, il y a toutes les apparences

claros, tamque illustres suscipiebat Ecclesia du monde, qu'Ansbert était ecclésiastique dans

sacerdotes. Ex quo procedebant sectatores. non le palais, lorsqu'il exerçait la charge du petit

Simonis, sed Pétri : non mercenarii, sed veri sceau, et surtout pour les signatures de grâce,

ministri Christi : et qui curias regum non « Cœpit esse aulicus scribadoctus, conditorquc

quaererent. sed potius a regibus qusorerentur; regalium privilegiorum , et gerulus annuli

non ipsi honores per ambitionem appelèrent, regalis quo eadem privilégia signabanlur ; »

sed magis oblatos per humilitatem refugerent. d'où il fut transporté par une ardente piété dans

E\ (juorum numéro, erant enim plurimi, fuit le cloître, el du cloître à l'épiscopat.

Arnulphus Metensis, Cunibertus Coloniensis, IX. Je ne dirai rien des évêques qui se trou-

Tungrensis Hemaclus, Treverensis noster Mo- valent aux plaids du palais, soit avec le roi, soit

doaldus, etc. Isti sunt plane viri sancti, quorum avec le comte du palais, pour y terminer les

Ode et sanctimonia Ecclesia corroborata est, causes réservées à ce souverain tribunal. C'é-

etc. (Apud Surium die 12 Mali ; l. ii, c. 9). » talent apparemment les évêques qui se trou-

Celui qui gouvernait alors le roi et le valent à Paris, pour les affaires particulières de

royaume, selon cet auteur, était Pépin l'ancien, leurs Eglises.

(}ui avait attiré au palais tous ces grands hom- Nous ferons voir dans la suite de cet ouvrage

mes. d'autant plus dignes et plus capables de que le tribunal du comte du palais était bien

cet honneur et des dignités qui en sont comme dilférent de celui de l'archichapelain. Ce que

les suites naturelles, (juïls en avaient plus le moine d'Angoulême rapporte du grand roi

d'aversion, et s'y rendaient avec plus de repu- Clovis serait bien plus à notre propos, s'il était

gnance, toujours prêts d'en sortir avec joie. certain que ce roi eût donné, comme il le dit ,

Saint Ansbert avait été aussi nourri dans le l'évêché d'Angoulême à Aptonius son chapelain

palais où il avait été chargé du petit cachet. (Nota Bignon. in MarcuL, 1. i, c. 23). »

« Gerulus annuli regalis, quo privilégia signa- Si l'auteur de la vie de saint Ouen lui a

bantur Du Chesne, tom. i, p. (i81, 683). » 11 donné la qualité d'apocrisiaire, «Apocrisiarius

quitta et le palais et l'emploi qu'il y avait pour régis Dagoberti, » ce n'est vraisemblablement

aller faire profession religieuse dans l'abbaye que parce qu'il était son chancelier, « Auricu-

de saint Vandrille, d'où il fut porté sur le trône larius (Surius, August. die 2i). » Il est vrai

archiépiscopal de Rouen , avec une extrême que comme les charges de chancelier et de

joie du roi Thieiry, qui le contraignit de se notaire n'étaient alors guère exercées que par

soumettre à cet ordre du ciel, l'ayant fait appe- des ecclésiastiques, elles pouvaient facilement

1er au château de Clichy. près de Paris, sous s'allier avec celle de chapelain. Aussi dans le

unautre prétexte, comme s'il eût voulu prendre temps delà seconde race de nos rois, il est

DES CHAPELAINS ET ARCIIICHAPEI.AINS. Ml

poiivoiU arrivô que le inrine était arcliichapc- volel)at oiiin intéresse cotninunibus consulla.

lain et chancelier, ou premier notaire. Et cela ti()nil)us majorum Haronius., an. 031, n. 81. »

pourrait bien être émané de la première lignée. Mil. Passons de l'empire français à celui des

X. Si les actes de la vie de saint Didier, (';vé(iue (Irecs. L'empereur Constantin allant combattre

de Caliors, sont véritables, le frère et le prédé- l^icinius, mena des évêques avec lui, et fit

cesseur de ce saint avait été, avant son é[)isco- dresser un oratoire ou un pavillon séparé, où

pat, abbé de l'oratoire royal, au temps des rois la croix de J.-C. était gardée avec respect, et où

Clotaire H et Daj^obert. « Rusticus abbatiam il allait employer des armes qu'il croyait bien

palatini oratorii gessit (Le Cointe, an. Eccles. plus invincibles (jue celles de ses armées.

Franc, an. 617, n. 7). » Cette qualité fut aussi Voici ce qu'en dit Eusebe : « Cum proecatio-

en usage sous la lignée de Charlemagne (Call. nibus se tune maxime indigere intelligeret ,

Christ., tom. 11, p. 460). sacerdotes Dei secum duxit ; eos velut optimos

On trouve une concession du roi Théodoric 111 aniinœ custodes adesse coram et secum versari

à Aiglibert, évèque du Mans, où il est nommé debere existimans, etc.Etcrucis quidemtaber-

archevèque, et il lui est permis de faire battre naculum lixit extra castra, ubi pure et caste

monnaie. Il est appelé ailleurs archichapelain degens, preces ad Deum fundebat; exemplo

et prince des évêcjues ; enfin il est dit que le veteris illius proplietoe , quem tabernaculum

pape lui accorda le pallium (Le Cointe, an. extra castra constituisse, divina testantur ora-

Eccles. Franc, an. 685, n. 10,11). S'ilétaitbien cula (De vita Constant., 1. 11, c 4, l^). »

constant qu'il eût été archichapelain de nos C'est de laque sortait cet empereur, pour

rois, cela lui aurait apparemment procuré tous fondre sur ses ennemis, avec une assurance

les autres avantages, et les titres d'archevêque certaine de la victoire : « Exinde velut divino

et de prince des évêques, c'est-à-dire premier actus impuisu, prosilire extabernaculosolebat,

évêque de la province. Nous éclaircirons tout et siguo dato , etc. » Eusèbe remarque cela

cela dans la suite. encore plus expressément au temps de la guerre

XL II faut demeurer d'accord que toutes ces des Perses : « Tabernaculum in speciem eccle-

preuves n'ont rien de convaincant. Mais dans sire ambitioso cultu ad hujus belli usum prœ-

un si grand éloignement et dans une si grande paravit , in quo prseces ad Deum Victoria^

disette d'écrivains, il n'est pas juste d'en exiger autorem una cum episcopis fundere decro-

davantage , pour se laisser persuader qu'il y verat. »

avait déjà une chapelle dans le palais de nos Socrate en dit autant (L. iv, c. 56; Socrat. ,

rois, avec un clergé qui lui était propre et par- 1. i, c 14). Si ce prince avait un oratoire, des

ticulier, dont on tirait un nombre considérable évêques et des ecclésiastiques dans son camp,

de savants et de saints évêques, quand Tincli- comment n'en aurait-il point eu dans son palais?

nation des rois favorisait le vrai mérite de Cette conjecture a quelque apparence de proba-

la science, de la vertu et de la religion. bilité, mais elle est très-incertaine. La nécessité

XII. Il nous reste à dire un mot des confes- était toute évidente dans le camp, et elle ne pa-

seurs des rois. Il est fort probable qu'ils en raît pas de même dans le palais, surtout en un

avaient déjà un, qui leur était particulièrement temps et en un siècle où à peine les moines et

attaché. Outre ce qui en a été dit, voici ce que les religieuses avaient des oratoires domesti-

le cardinal Baronius a extrait de la vie de saint ques. Si Constantin ne fut baptisé qu'aux der-

Viron, évêque en Ecosse. Il quitta son évôché , niers moments de sa vie, et si par conséquent il

et se retira en France, où Pépin l'ancien l'attira n'assistait pas au saint sacrifice, bien loin d'y

auprès de sa personne, le choisit pour son con- participer, quelle apparence y a-t-il qu'il eût

fesseur, et commença dès lors à lui communi- un oratoire et un clergé dans son palais? Il

quer les plus grandes affaires qu'on mettait en faut dire la même chose des empereurs du

délibération. même siècle, qui affectèrent de ne se faire

« Dux Pipinus tantœ eum venerationi habuit baptiser qu'à l'extréniité de leur vie.

ut tanquam prsesuli anima; suae, vitœque pa- XIV. Constance, néanmoins, n'était jamais

trono, propter eximiam sanctitatem , sua illi sans évêques, et saint Athanase remarque qu'il

l»eccata confiteri solitus sit; nec erubuerit ad n'avait jamais parlé à l'empereur Constance,

l'aciendam confessionem detractis caleeis, eum seul à seul, mais que l'évêque du lieu avait

adiré, ejusqueorisimperio parère. Sœpiusetiam toujours été présent : « Neque ille niecum

soins iinquam verba miscuit, sed semper ciim XVII. C'est peut-être encore dans cet oratoire

e|)iscopo ejus loci, ubi agebat (Apolof,^ i). » donicslifiue du palais, qu'Eusèbe lit liii-inrnu;

Quchpics-iuis ont inféré de la que réviMpu; ces belles et savantes prédications (jue (^ons-

dii lien était révécjne de la cour, et connne tantin voulut entendre debout avec le reste d»;

l'arcbicbapelain des empereurs. Mais nous l'auditoire, sans vouloir jamais s'asseoir, par

avons fait \oir, en parlant di;s a[)0crisiaires à un sentiment religieux d'un très-profond res-

Constantinople, que l'évêque de Constjmtinople pect pour la parole de Dieu (L. iv, c. 33).

faisait cette fonction de terminer les causes C'était certainement dans cet oratoire que

ecclésiastiques du palais, et d'introduire les l'empereur Tbéodose le Jeune chantait les

évèques au[)rès des empereurs. heures canoniales avec les princesses ses sœurs,

XV, On peut nous opi)Oser ce qui est rapporté ayant fait de son palais impérial comme un par Eusèbe, que Constantin avait fait mettre monastère, et comme un sanctuaire de piété, une image de la croix dans une des plus « Ejus regia non dissimilis fuit monasterio. magnifiques chambres de son palais, et qu'il Nam primo dikiculo ille ipse cum sororibus attendait de ce signe salutaire une invincible suis hymnos allernatim recitavit. Quin etiam protection i)Our sa personne et pour son empire, sacras lilteras memoriter recitavit, » dit Socrale

« Tantus divini numinis amor imperatoris (L. vu, ep. :22).

animam occupaverat, ut in totius palatii emi- XYllI. Sozomène assure que ce pieux empe-

nentissimo cubiculo, in maxima tabula, quie reur dressa un oratoire dans son palais, et (ju'il

in niedio lacunaris inaurati expansa est, signuni lit toujours porter un pavillon (lui ressemblait

DominiccE Passionis ex auro, pretiosisque lapi- à une église dans ses armées, où il faisait célé-

dibus elaboratum infixerit. Atciue hoc tanciuam brer les divins mystères par les prêtres et les

praesidium ac tutelam imperii piissimus prin- diacres qui le suivaient. Ce qui fut imité par

ceps statuisse mihi videtur (De vita Constant.; les régiments des armées, qui eurent depuis

1. III, c. 49). » un pavillon consacré à la prière, et des prêtres

C'était une riche représentation de la croix, et des diacres pour y célébrer,

et la chambre où elle était pourra passer pour « In palatio extruxit oratorium. Et taberna-

un oratoire dans le palais; mais Eusèbe ne culum ecclesiœ figuram exprimens, cum con-

parle ni d'autel, ni de prêtres, ni d'évêques, ni tra hostes prœlio contenderet, secum circum-

de clergé. ferre consuevit, ad eum finem, ut neque sibi

XVI. Il est vrai que dans un autre endroit il in soUtudine vitam agenti, neque exercitui dit que l'empereur avait fait comme une église deesset aedes sacra, in quo quidem deberent dans son palais, où il lisait et expliquait lui- Deum laudibus efferre et sacra mysteria percimême les Ecritures, et où il faisait des prières père. Nam sacerdotes et diaconi, qui secundum publiques avec ses courtisans. « In palatio Ecclesi;e institutum ista munera obirent taberquamdam velut ecclesiam Dei constituit, etc. naculum assidue secuti sunt. Ex eo teinpore Prœibat cunctis qui in ecclesiam illam erant militares romanorum ordines , singuli sibi ascripti, et sacros codices in manus sumens, tabernaculum separatum construxerunt , liaoracula a Deo édita attento animo meditabatur; bueruntque secum sacerdotes et diaconos, ad post ha3c solemnes preces cum aulicorum cœtu rem divinam faciendam désignâtes (L. i, c. 8). » recitabat (L. iv, c. 17). » Rien n'est plus précis que ce passage de So-

11 ajoute que Constantin avait donné Tinten- zomène, mais n'a-t-il rien ajouté de son chef

dance spirituelle de sa maison à des diacres et aux actions de piété de Constantin? N'aurait-il

à des sous-diacres de grande vertu. « Diaconos point attribué à ce grand empereur des faits

et Deo consecratos ministros, qui vitœ gravi- par lesquels ses successeurs ont enchéri sur sa

tate et reliquis virtutibus ornati essent, totius piété? Il est assez ordinaire aux écrivains de

domus custodes ordinavit. » donner aux premiers auteurs de quelque action

Il faut avouer que tous ces passages, bien mémorable, toutes les circonstances et même

confrontés les uns aux autres, semblent nous les augmentations qui ont été faites par ceux

arracher cet aveu qu'il y avait un oratoire dans qui ont suivi leur exemple. 11 faut donc de-

le palais impérial de Constantinople, dès le meurer d'accord, que cet usage dont parh.»

rè^ne de Constantin, quoiqu'on n'y célébrât Sozomène, était pratiqué au temps qu'il vivait;

point les saints mystères. mais on le peut soupçonner d'avoir un peu

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