‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 189 sur 291 · IX. Des légats · texte numérisé non relu

IX. Des légats

I. Les Titres Cardinaux étaient dans nos églises de France les paroisses de la ville ou de la campagne , érigées en titre perpétuel et irrévocable, que les évèques ne devaient plus détruire ni changer. C'est le sens du concile de iMeaux qui fut tenu en 8id (Can. liv). « l't titulos cardinales in urbibus, vel suburbiis

constitutos, episcopi canonice et honeste, sine retractatione ordinent et disponant. »

Voilà quels étaient les prêtres et les diacres de l'Eglise romaine, car cette qualité de cardinal n'était point encore attribuée aux évèques.

xVdrien 11 envoya à Charles le Chauve trois légats, dont il y en avait deux qui étaient évèques, le troisième était prêtre cardinal : a Petrum religiosum presbyterum cardinis nostri, dilectumque famiiiarem nostrum (Epist. xviii, xix). » Ce n'est pas que ce pape transférant Actard de Tévêché de Nantes à l'archevêché de Tours, ne dise qu'il le constitue archevêque cardinal de Tours, « constituimus cardinalem melropolitanum et archiepiscopum Turonicaî Ecclesiœ; » mais cette expression signifie simplement qu'il lui donne l'archevêché de Tours, non pas en commande ou par commission , mais en titre.

Jean VIII se servit du même terme en transférant Frotarius de Bordeaux à Rourges (Epist. xiii). De là on ne saurait inférer qu'il y eût encore quelques évèques qu'on nommât cardinaux de l'Eglise romaine ; comme il y avait des prêtres et des diacres qui portaient cette qua-

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