‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 19 sur 291 · II. 111. Il était plus modeste et toujours long · texte numérisé non relu

II. 111. Il était plus modeste et toujours long

IV. Les évoques avaient toujours un habit de lin; les prêtres en prenaient un de lin en prêchant; les moines n'en avaient que de laine.

V. Les habits impériaux ont été communiqués aux rois et aux évêques.

VI. VII. En Italie, saint Grégoire dislingue toujours les clercs des laïques par l'habit. Les nations barbares avaient mis en vogue les habits courts. L'Eglise romaine a conservé fidèlement l'habit et le langage romain.

VIII. Ces expressions si fréquentes de l'habit des ecclésiastiques et des séculiers, montre que cette distinction n'était pas ancienne, puisqu'elle était inconnue aux quatre ou cinq premiers siècles.

IX. X En Orient, on peut faire la même remarque, on n'y distinguait l'habit des clercs que par la modestie.

L L'habit clérical accompagne la tonsure , et on ne peut douter qu'il ne fût distingué de celui des personnes séculières dans les vf et VIT siècles. On l'a déjà pu remarquer en quelques passages ci-devant rapportés.

Le concile d'Agde (Can. xx) après avoir réglé la tonsure, vient aux habits des clercs, et y prescrit la même modestie : « Vestimenta vel calceamenta etiam eis, nisi quœ religionem deceant, uti vel habere non liceat. »

Le concile I de Mâcon (Can v) défend aux ecclésiastiques l'usage des habits séculiers, sur tout des militaires, et le port des armes, sous

peine de la prison , et d'un jeûne de trente jours au pain et à l'eau. « Ut nullus clericus sagum , aut vestimenta vel calceamenta sœcularia, nisi quœ religioni deceant, induere prœsumat. Quod si post banc definitionem clericus aut cum indecenti veste, aut cum armis invenlus fuerit, a seniore ita coerceatur, uttriginta dierum inclusionedetentus, aquatantum et modico pane diebus singulis sustentetur. »

L'usage des habits courts s'introduisait et s'augmentait d'un jour à l'autre; ce canon semble les défendre aux clercs, en leur interdisant le sayon, Sagum ^ et les affermissant dans l'usage de la toge romaine.

II. Le concile de Narbonne en 589 (Can. i) défendit aussi aux ecclésiastiques les habits de pourpre, dont les personnes les plus qualifiées usaient aussi bien que les magistrats, et dont la modestie ne permettait pas aux ecclésiastiques de se servir. « Ut nullus clericorum vestimenta purpurea induat, quac ad jactantiam pertinent mundialem , non ad religiosam dignitatem. Ut sicut est devotio in mente, ita et ostendatur in corpore. Quia purpura maxime laicorum potestate prœdictis debetur, non religiosis. »

Ces deux règles méritent bien d'être remarquées.

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