XII. Autres preuves de cela
.XIII. Le clergé des églises cathédrales était alors assez nombreux pour cela.
XIV. Il n'y eut point de ces congrégations ecclésiastiques ou séminaires dans l'Orient, mais quantité de monastères, d'où on tirait les évèques.
XV. Saint Ambroise avait fondé des moines dans un faubourg de Milan.
XVI. Exemple funeste d'un lecteur du séminaire de saint Augustin, fait évêque.
XVII. Comparaison du séminaire de saint Augustin et des chanoines réguhers.
XVIII. Explication de ce que saint Augustin dit des clercs qui abandonnaient sa congrégation.
XIX. Comparaison de sa congrégation de clercs avec celle des religieuses, dont il fut aussi l'instituteur.
I. Apprenons de saint Augustin même ce que l'auteur de sa vie nous a déjà fait connaître par
tant de preuves certaines; que la congrégation qu'il institua n'était composée que de ses ecclésiastiques, ou de laïques qu'on élevait pour l'état ecclésiastique, les uns et les autres possédant tout en commun , et vivant dans une même maison, et à une même table.
C'est de cette compagnie d'ecclésiastiques, inséparables de sa personne, qu'il écrit à saint Paulin : « Resalutantsanctam etsincerissimam benignitatem tuam conservi mei , qui mecum sunt (Epist. Lix). » Et dans sa lettre à Aurélius : « Omnis itaiiue fratrum cœtus, qui apud nos cœpit coalescere , etc. (Epist. lxiv). » Et à l'évêque Possidius : « Domino dilectissimo, etc. Possidio et qui tecum sunt fratribus, Augustinus et qui mecum sunt fratres, in Domino salutem (Epist. i.xxiii). » Il n'y a que le clergé d'un évêque qui puisse faire en cette manière un même corps avec lui.
11 dit dans une autre lettre qu'il a embrassé et qu'il a fait embrasser à d'autres cette pauvreté évangélique , qui contient un degré si haut de perfection : « Ego perfectionem de qua locutus est Dominus, vade, vende omnia quai liabes, etc. vehementer adamavi, et sic feci : et ad hoc propositumquantispossum viribusalios exhortor, etin nomine Domini habeoconsortes, (juibus hoc per meum ministerium persuasum est (Epist, Lxix). »
II. Il n'y arien de si clair, ni de si convaincant, que le discours que ce saint évoque lit un