DES HABITS DES CLERCS A L'AUTEL
fuere. Si quis aiitem laie quid fecerit, una septimana segregeliir (Can. xxvii). »
C'est le concile in Trullo qui punit d'une suspension d'une semaine, les clercs qui auront pris l'habit des la^iues et laissé celui qui leur est propre, soit dans la \ille, soit aux champs.
X. Justinien (Nov. 124-, c. M) défendit aux laïques de porter l'habit des moines, surtout auN comédiens ; et déclara les évêques, et tous les ecclésiasli(iues juges et vengeurs des outrages qu'on ferait à un si saint habit. 11 ne fit pas cette défense aux ecclésiastiques, parce que des lors une partie des plus saints évêijues étaient choisis d'entre les moines et en portaient l'habit. 11 défend de donner l'habit de religion aux personnes inconnues, qu'après une épreuve ,de plusieurs années. Saint Denis découvre les raisons mystérieuses du nouvel
habit qu'on donne à celui qui entre en religion ^Eccl. Hicrar., c. 6).
Mais ni cet empereur, ni ce Père ne disent un seul mot du changement d'habit que doit faire un laïque pour entrer dans l'état ecclésiastique. Il y eût eu autant de sujet d'en parler et d'en faire voiries sens mystiques que de l'habit des moines.
C'est encore une conjecture fort probable que l'habit ecclésiasticjue en ce temps-là n'était autre que l'habit long des séculiers, mais modeste, qui leur est enfin demeuré par les changements que les laïques ont fait, et font encore tous les jours en leur manière de s'habiller.
Comme les nations barbares du septentrion ne s'étaient pas débordées dans l'Orient, l'habit long y fut plus longtemps en usage parmi les laïques mêmes.