‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 232 sur 291 · SOO DES CONGRÉGATIONS. — CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SOO DES CONGRÉGATIONS. — CHAPITRE HUITIÈME

tenu dans l'église métropolitaine de celte ville, à leur église cathédrale quand ils le jugeraient

les évoques, les prêtres, les diacres y étant avec à propos, en les laissant être comme curés pri-

le reste du clergé : « Considentihus simul mitifs de leur première cure, dont ils conser-

cpiscopis, pra'sentibiis (|uo(jue |)rcsl)yleris, vaiont encore une partie des revenus, laissant

astantibuscjue ministris, vel universo clero. » l'autre aux {)rèlres et aux diacres qu'ils subsli-

Vollà le clergé de la ville qui assiste au con- tuaient en leur place, avec l'aveu de l'évêque,

cile. et sur lesquels ils avaient toujours une autorité

Mais le concile VI de Tolède (Can. iv), faisant fort grande,

un règlement concerté sur ce sujet, n'y admet « l't omnes episcopi provincial nostra> si vo-

qu'un certain nombre de i)rètres et de diacres luerint, de parocliianis [)resi)yteris ac diaco-

choisis, parce (]ue ce sont les évoques, les prê- nibus cathedralem sibi in ecclesia principal!

très et les diacres qui font le véritable corps facere, maneat per omnia licenlia. Et quamvis

de la hiérarchie ecclésiastique. ab episcopo suo slipendii causa per bonam

« Post ingressum omnium episcoporiim, obedientiam aliquid accipiant, ab ecclesiis ta-

atque consessum, vocentur deinde presbyteri, men in quibus consecrati sunt, vel a rébus

quos causa probaverit introire. Post hos ingre- earum extranei non maneant : sed pontilicali

diautur diaconi probabiles, (juos ordo i)0i)osce- electione, presbyteri ipsius ordinatione, pre-

rit interesse, et corona facta de sedibus ejùsco- sbyter alius instituatur, qui sanctum officium

porum, presbyteri a tergo eorum resideant. peragat, et discretione prioris presbyteri victus

Diacones in conspectu episcoporiun stent. » etvestitus rationabiliter illi ministretur, ut non

Si les conciles sont les images de l'Eglise egeat. » universelle, les chapitres sont aussi la repré- 11 y a quelques remarques à faire sur ce casentation de chaque Eglise particulière. Ainsi, non : r Que les revenus des curés étaient ordicomme l'Eglise se ressemble parfaitement à nairement plus grands que ceux des chanoines, elle-même, comme les évêques, les prêtres et |)uisque nous voyons ici que les curés des pales diacres étaient les membres du concile, ils roisses ont de la peine à se résoudre de passer l'étaient aussi des chapitres de chaque Eglise, à l'église cathédrale; et, si l'on donne aux Et il ne fallait pas s'étonner qu'on admît les évêques le pouvoir de les y contraindre, ce diacres au conseil de l'évêque ou du chapitre n'est <[u'en leur laissant la meilleure partie de qui gouvernait tout le diocèse, puisqu'ils étaient leur premier revenu. Nous avons aussi déjà vu reçus dans les conciles généraux, où on réglait que l'évêque, pour favoriser (juehiues-uns de l'Eglise. universelle. ses chanoines, les transférait dans les cures.

Lorsque le concile de Mérida (Can. v) défendit 2" Que ce concile donne le nom de cathe-

de députer des diacres pour tenir la place des dralis aux chanoines; et cathedralem facere,

évêques dans les conciles provinciaux, ce rè- c'est faire un chanoine.

glement fut un règlement nouveau, contraire 3" Que, quoiqu'il semble d'abord que l'oflîce

à l'ancienne discipline de l'Eglise, et je crois des curés soit sans comparaison plus important

qu'on n'y déféra pas. Les diacres avaient lou- que celui des chanoines, ce n'est pas néanmoins

jours été et furent encore depuis les vicaires- sans raison que ce concile permet aux évê(jues

généraux des évêques; ainsi, ils pouvaient bien de transférer les meilleurs curés et d'en faire des

représenter leurs personnes dans les conciles, chanoines dans leur Eglise cathédrale, en sub-

Quant aux canons qui défendent aux diacres stituant dans leur cure un autre prêtre ou curé

de s'asseoir en présence des prêtres, ils doivent qui n'aura qu'une pension congrue. La raison en

s'entendre des diacres en leur propre rang, est que les chanoines sont comme les membres,

mais non pas des diacres quand ils tiennent la les yeux et les mains de l'évêque, et font avec

place de leur évêque. Quelle a[)parence y a-l-il lui un conseil et comme un sacré sénat qui

que les diacres de l'Eglise romaine, qui repré- gouverne tout le diocèse. Or, on ne peut douter

sentaient la personne du pape et qui i»rési(laient que l'intendance générale surtout le diocèse ne

aux conciles œcuméniques, avec les évêques et soit d'une importance toute autre que celle d'une

les prêtres envoyés de Rome, ne fussent pas seule paroisse. Et c'est peut-être aussi la raison

assis dans le concile? pour laquelle ce nouveau chanoine demeure

X. Ce concile de Mérida (Can. xu) permit aux toujours le curé primitif de sa première cure,

évêques de transférer les curés de la campagne parce que le chapitre et l'évêque sont effecti-

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