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DES CIIAPITUES DES ÉGLISES CATHÉDRALES

pnrsidenlis, utrum \el qualitcr dcbeant revo- rexerit, rescripti in matricula gratlum suum

cari. » digiiilate)ii(|iie recijjiant ^Can. ii). »

Le concile V d'Orléans défendit de donner Ce terme de matricule, outre le cataloi^^ue

les ordres ou de conférer des bénéfices j)endant des clercs, signifie aussi le trésor et les revenus

que le siège épiscopal est vacant : « Nullus aut de l'église, où avaient part tous ceux dont les

in civitate, aut per parochias ordinare clericos noms étaient écrits dans ce catalogue. Le

présumât. » C'est comme si ce canon défen- synode d'Auxerre (Can. mi] le dit assez claire-

dait au chapitre, à qui l'administration de mont : « Quicum(|ue volum liabuerit, in ecclo-

l'église vacante par la mort de l'évoque est sia vigiiet, et matricula} ipsum votum, aut

dévolue, de conférer ni ordres, ni aucun bé- i)auperil)us rcddat. »

néfice, lui enjoignant de veiller à faire élire Le concile de Tours (Can. xxin) appelle canon

promptement un évéque qui remplisse les le livre des offices de l'église; mais on sait (|ue

fonctions épiscopales. ce terme se prenait aussi pour le catalogue des

VI. C'était à ses chanoines que l'évêque don- clercs, aussi bien que celui de matricule,

nait ordinairement les cures, les abbayes et les Le terme de canon était un terme de guerre

autres bénéfices de la ville ou de la campagne, très-usité parmi les historiens, pour signifier la

avec pouvoir de les laisser jouir en môme provision de vivres qui se donnait aux soldats,

temps d'une partie des revenus de leurs cha- et le rôle de ceux qui avaient part à celte pro-

noinies, au cas que les revenus de l'autre bé- vision,

néfice ne fussent pas suffisants. VIII. Le concile II de Tours (Can. vu) ne

.l'ai employé le nom d'abbaye, non pas que permet pas à l'évéquc de déposer un archiprètre

recclésiasti(|ue fût abbé, car il y avait toujours sans l'assemblée de tous les autres prêtres :

un abbé ou une abbesse dans le cloître; mais « Sine omnium suorum conq)resbyterorum

l'ecclésiastique était l'administrateur de l'ab- cousilio. » Cette assemblée de prêtres semble

baye et en retirait du revenu, à peu i)rès être le chapitre, qui est juge avec l'évcciue de

comme un abbé couuuandataire ou connue son chef, c'est-à-dire de l'archiprétre. 11 n'était

vicaire-général de revè(iue pour tout ce qui ])as juste ([ue les diacres et les autres clercs

regardait cette abbaye. Ce n'était qu'une admi- inférieurs devinssent les juges d'un prêtre,

nistration, et c'était néamnoins un vrai titre et Nous avons déjà expliqué les canons de ce

un véritable bénéfice, parce que, comme nous concile qui parlent du clergé, c'est-à-dire des

ferons voir ensuite, ceux qui en étaient pourvus prêtres, des diacres et des autres clercs qui

n'étaient nullement amo^ibles au gré de Té- étaient avec l'évêciue dans l'évêché, comme

vêque. dans un séminiiire. Ce concile (Can. xix) donne

« De bis vero clericorum personis, qute de dans un autre canon le nom de chanoine aux

civitatensis Ecclesiaî officio monasteria, diœ- clercs mineurs et aux lecteurs qui accom-

ceses, vel basilicas, in quibuscumque locis po- i)agnent les archiprêtres à la campagne : 7ifius

sitas, id est, sive in territoriis, sive in i|)sis Icctor canonicorum suorum. Perpétue, évê([ue

civitatibus, suscipiunt ordinandas: in poteslate de Tours, adressa son testament : Presbijteris,

sit episcopi, si de eo quod ante de ecclesiaslico diaconibus et clericis Ecclesiœ meœ (Spicilegii,

munere habebant, eos ali(iuid,aut nihil exinde tom. v, p. 105).

liabere voluerit. Quia unicui(iue facuUas Mais il ne se peut rien dire de plus beau que

suscepti monasterii , diœcesis vel basilicœ ce que nous lisons dans le livre m des poésies

débet plena ratione sufficere (Ibidem , can. saintes de Eortunat, sur les louanges du cha-

xvni). » ])itre de Paris, composé de l'évêque, des prêtres

Vil. Le concile IV d'Orléans (Can. xiu) fait et des diacres, continuellement appliqués au

jouir des privilèges et des immunités de la chant des divins offices : « Celsa Parisiaci cleri

cléricature tous les clercs qui sont écrits dans reverentia pollens, Ecclesiœ genius, gloria,

la matricule de l'Eglise : « Quorum nomina in munus, honos, carminé Davidico divina poe-

matricnla ecclesia: teneantur inscripla. » On mata pangens cursibus assiduis dulce revolvit

effaçait de celte matricule les noms des incor- opus. Inde sacerdotes, leviticus bine micat

rigibles; et, après (ju'ils avaient fait pénitence, ordo, illos canities, lios slola pulchra tegit. In

on les y rétablissait, comme nous rapi)rend le medio Germanus adest autistes honore, etc. »

concile d'Agde : « Cum eos pœnitentia cor- IX. En Espagne, le concile I de Brague fut

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