XLIV
Ce saint pasteur quitta un Jour Fautel et la messe pour suivre le peuple qui en sortait après Févangile, et pour l'y arrêter à l'avenir, en leur disant qu'il pouvait bien dire la messe pour lui dans l'évêché, mais qu'il la disait en public afin qu'ils y participassent par leur pré« sence et par leur piété, c Ego propter vos descendo in sanctam ecclesiam, nam poteram facere mihimet missas in episcopio (Can. xli).»
Ces deux passages nous font voir des messes particulières et des offices récités en secret par les évêques, par les clercs et par les religieux, outre le service public qui se faisait pour le peuple ; de sorte que si l'office public était pour le peuple, il en faut conclure qu'autant que le clergé est plus obligé de prier, et de prier plus longtemps que le peuple, autant il est certain qu'il y a toujours eu des offices en particulier pour les clercs.
C'est peut-être pour cela que la récitation oa léchant de tierce, sexte, none, n'a pu s'instituer en public qu'après les autres heures, parce que les personnes engagées dans le tumulte et l'embarras du siècle peuvent plus difficilement se rendre aux églises durant ces heures-là, et ils le peuvent sans comparaison plus facilement aux heures du soir, de la nuit ou du matin*