C. XLll). D
Une autre édition de Pontius exprime plus distinctement la modération de saint Cyprien dam ses habits^ toute pareille à celle de saint
Augustin : « Nec cultus fuit dispar a vultu; temperatus et ipsede medio : non illum superbia sœcularis inflaverat ; nec tamen prorsus affectata penuria sordidarat : quia et hoc vestitus genus a jactantia minus non est, quam ostentata taliter ambitiosa frugalitas (Surius, die xiv Septemb.). »
XVni. Pour finir ce chapitre que nous avons destiné à TEglise latine, par où nous l'avons commencé, il faut conclure que Tordonnance du pape Célestin était la plus juste et la plus sainte règle du commun des ecclésiastiques, qui ne devaient se signaler dans leurs habits que par la modestie et par une sage médiocrité, qui fuit également les deux extrémités contraires du trop et du trop peu.
Mais sans blesser cette règle générale, ceux qui avant leur ordination avaient été formés dans les monastères, et ceux d'entre les évoques qui voulaient mener une vie commune dans une congrégation de leurs ecclésiastiques ou de moines, non-seulement ne pouvaient être blâmés sans injustice, mais ils se fussent au contraire attirés dejustes reproches, s'ils eussent fait du sacerdoce ou de Tépiscopat même un prétexte de mollesse et de relâchement.
Quel blâme n'eût pas mérité cet évêque, dont parle Cassien, qui avait passé trente-sept ans dans les austérités de la solitude, s'il s'en fût relâché , parce qu'on l'appelait à l'état de la plus haute perfection qui soit dans TEglise ? Il n'eut garde aussi de le faire. Cassien dit de lui : « Archebius raptus de anachoretarùm cœtu ,. et episcopus Panephisi oppido datus, tanta districtione omni aevo suo propositum solitudinis custodivit, ut nihil de praBlerits humilitatis tenore laxaverit, aut de acjjecto sibi honore blandilus sit (Collât, ii, c. 2). »
DE L'HABIT CIVIL DES ECCLÉSIASTIQUES