‹ Ancienne & nouvelle discipline de l'EgliseChapitre 22 sur 297 · CHAPITRE QUARANTE-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUARANTE-SIXIÈME

DB l'habit clérical DANS LA VIB CIVILB, DANS L'OCCIDBNT BT DANS L^OBIBNT,

AUX SIXitMB, 6BPT1ÂMB BT HUlTliMB SIÉCLBS.

1. Dans la France, l'habil civil des ecclésiastiques était déjà distingué de celai des laïques dans les sixième et septième siècles.

U. 111. n était plus modeste et toujours long. ^

IV. Les évèques avaient toujours un habit de lin; les prètrei en prenaient un de lin en prêchant; les moines n'en avalent que de laine.

V. Les habits impériaux ont été communiqués aux rois et aux évèques.

VI. VU. En Italie, saint Grégoire distingue toujours les clercs des laïques par l'habit. Les nations barbares avaient mis en vogue les habits courts. L'Eglise romaine a conservé fidèlement riiabit et le langage romain.

. Vin. Ces expressions si fréquentes de l'habit des ecclésiastiques et des séculiers, montre que cette distinction n'était pas ancienne, puisqu'elle était inconnue aux quatre ou cinq premiers siècles.

IX. X. En Orient^ on peut faire la. même remarque, on n'y distinguait l'habil des clercs que par la modestie.

I. Uhabit clérical accompagne la tonsure , et on ne peut douter qu'il ne fût distingué de celui des personnes séculières dans les vi* et Vil* siècles. On Ta déjà pu remarquer en quel-» ques passages ci-devant rapportés.

Le concile d'Agde (Can. xx) après avoir réglé la tonsure , vient aux habits des clercs^ et y prescrit la même modestie : « Vestimenta vel calceamenta etiam eis, nisi quae religionem deceant, uti vel habere non liceat. »

Le concile 1 de Mâcon (Can v) défend aux ecclésiastiques l'usage des habits séculiers, sur tout des militaires^ et le port des aimes, sous

peine de la prison , et d'un jeûne de trente jours au pain et à Teau. c Ut nuUus ctericus sagum , aut vestimenta vel calceamenta sœcularia , nisi quae religioni deceant^ induere présumât. Quod si post banc defloitionero ctericus aut cum indecenti veste , aut cum armis inventusfuerit, a seniore ita coerceatur^ ut triginta dierum inclusione detentus^ aquatantum et modico pane diebus singulis sustentetur. »

L'usage des habits courts s'introduisait et s'augmentait d'un jour à l'autre; ce canon semble les défendre aux clercs , en leur interdisant le sayon , Sagum , et les afiTermîssant dans Tusage de la toge romaine.

IL Le concile de Narbonne en 589 (Can. i) défendit aussi aux ecclésiastiques les habits de pourpre ; dont les personnes les plus qualifiées usaient aussi bien que les magistrats^ et dont la modestie ne permettait pas aux ecclésiastiques de se servir. « Ut nullus clericorum vestimenta purpurea induat^ quae ad jactantiam pertinent mundialem , non ad religiosam dignitatem. Ut sicut est devotio in mente , ita et ostendatur in corpore. Quia purpura maxime laicorum potestate prsedictis debetur, non religiosis. »

Ces deux règles méritent bien d'être remarquées.

Page 1