‹ Ancienne & nouvelle discipline de l'EgliseChapitre 232 sur 297 · VII. Autres, preuves tirées de saint Jérôme · texte numérisé non relu

VII. Autres, preuves tirées de saint Jérôme

VIII. Nouvelles preuves que saint Augustin ne fut jamais moine.

IX. Des commnnantés purement ecclésiastiques, où Ton ne lenoDçait point aux biens patrimoniaux.

I. Celui qui pourrait disputera saint Augustin avec plus d'apparence la gloire d'avoir allié la vie cléricale avec la réforme dvs monastères, est le grand et célèbre Eusèbe, évêque de Ver«

Néanmoins, si nous examinons de près ce que saint Ambroise a écrit sur ce sujet, nous reconnaîtrons que cet illustre confesseur ne s'étudia nullement à garder ce tempérament et celte médiocrité oîi s'arrêta depuis saint Augustin ; mais il passa outre, et ne se contentant pas de donner à son clergé quelque teinture, et comme une image des vertus des solitaires, il leur en fit nrciidre i'babit, la profession et l'état, les chargeant en même temps des fonctions sacerdotales.

Ainsi il faut dire que saint Augustin laissa son clergé dans l'état ecclésiastique, et n'ajouta à la vie et à la piété cléricale que la \ie en commun et la désapproprialion ; au lieu qu'Eu-

DES CONGREGATIONS. — CHAPITRE QUATRIEME

sèbe deVerceil établit Tétatet la profession monastiques dans son Eglise. L'un apprit à ses ecclésiastiques à imiter quelque chose des vertus monastiques, dont Les laïques se rendaient aussi fort souvent les imitateurs; Tautre leur fit entièrement embrasser la profession monastique, sans renoncer aux fonctions du clergé.

IL Ecoutons saint Ambroise : a In Eoclesia Verceiensi duo pariter exigi videntur ab episcopo, monasterii continentia, et disciplina Ecclesiœ. Haec enim primus in occidentis partibus diversa inter se^ Eusebius sanct» mémorise conjunxit, ut et in civitate positus instituta monachorum tt^neret, et Ecclesiam regeret je« Junii sobrietate (Epist. lxxxii). o

Voilà manifestement la profession monastique, instituta Monachorum, dans le clergé de Verceil.

Il dit plus bas : oHnDc duoîn attentione Christianorum devotioue praBstantiora esse quis ambigat, clericorum officia et instituta monachorum. »

Il n'oublie pas l'abstinence^ les jeûnes, le travail, la prière continuelle des moines; il assure que c'est dans ces saints et pénibles exercices de la vie monastique que saint Eusèbe acquit cette force et cette patience infatigables qui le rendirent victorieux de ses persécuteurs, a Eusebius prior levavit vexillum confessionis. Haec pdtientia in sancto Eusebio monasterii coaluit usu,et durions observationis consuetudine, hausit laborum tolerantiam. d

Ni saint Augustin^ ni Possiilius n'ont rien dit de semblable en parlant des clercs du monastère d'Hippone ; ils n^ont parlé que de la vie en communauté, et de la désappropriation. Quant au reste, leur vie était la même que celle des autres ecclésiastiques, aussi bien que leur habit.

Saint Ambroise parle presque en mêmes termes dans un autre endroit. « In hac sancta Ecclesia eosdem monaclios inslituit, quos clericos, etc. Ut si videris monasterii leclulos, instar orientalis proposlti judices (Serm. lxix). » C'est évidemment attribuer au chapitre de Verceil et la profession des moines, et toutes leurs austérités.

111. Quand saint Ambroise dit en ces deux endroits que saint Eusèbe imita et introduisit dans rOccident ce qu'il avait vu dans l'Orient, il fait voir clairement qu'il établit des moines dans son chapitre. Les mona tères avaient commencé^ et s'étaient admirablement multi-

pliés dans l'Orient , avant qu'on en vtt dav rOccident : mais en tout l'Orient il n'y avii pas une seule église où les ecclésiastiques vécussent en communauté, et fissent voir daDS leur discipline une image de la vie religieuse.

IV. Saint Basile, à la vérité, parle en quelque endroit des chanoines qui vivent en oo»

munauté I irpo; tcÙ( h xotvci&i(» xavcvubKic* lUS

c'est des oénobites qu'il parle, c'est-à-dire, des moines qui vivaient en c-ommun, au lieu foe les autres vivaient seuls et séparés. Et c'est dans ses constitutions monastiquts qu'il en parie, où il donne des préceptes admirabiesi ces deux sortes de moiues, qu'il distingue tr»> exactement (Cap. xvui» Constit. Hoflast.B epist. LXiu, CGCxcii).

11 les appelle chanoines, wfvmoàK, comme observateurs fidèles de la règle qui s'appelled-

non, XAVttv : KoX&c TÔv »ivova tcû ^leo îiaçuXwswtiÇ.iî'fl'

fin, il le soumet à un supérieur autre que l'éréque, Tô xa6Yj-fooix<v« mtOoiuvci, cc qu*il ne ferait paSr si ç'eussent été des ecclésiastiques semblables a ceux de saint Augustin , vivant en commfr nauté avec leur évêque.

' Saint Basile, dans sa lettre ccclxxi, dit qu'il avait bâti à Césarée une fort belle église, joignant une maison libre pour Tévêque seul, et des logements plus bas pour les serviteurs de Dieu, Tcîc etp««wTaîç toô Otcù : c'étaient des moines. et saint Basile remarque lui-même que sa maison était séparée de la leur. Lorsqu'il n'etai encore que prêtre et grand-vicaire, il ^^ aussi une compagnie de moines dans sa nwi-

son. ,

V. Saint Epiphane a excellemment représenté la foi et la police de son temps. dans^J traité de Texposition de la foi calbolique' » ^ qu'on ne conférait le sous-diaconat et les a^j très ordres supi»ricurs qu'à ceux ^"^*^*' conservé la virginité et l'intégrité de leur corp, wapet'vciç (Cap. XXI) ; ou au moins à des moi ^ P-ovoCouffi (Cap. xxni); ou enfin à ^^^^^^^^, gardassent continence du vivant de leu

mes ou après leur mort; il ^'^^°* ,'yifies, des moines qui font leur séjour dans le^^^ et d'autres qui demeurent dans des tères et en des lieux écartés. .^^^^

De ces deux endroits de saint Ep'P .^^^

nous pouvons conclure : i* 0^® "^"^ ^i^ire on lirait ordinairt.ment les plus ^'^"ggjaitf les religieux pour les élever aux ordre»

dignités ecclésiastiques* . • t dafl^ '^

^ Que ces moines flui babi^^^*

SI LEë PÈRES GRECS OD LATINS ONT ÉRIGÉ QUELQUE SÉmNAIRE.

\illes étaient . yraisemblableineDt ces laïques qui vivaient religieusement et en communauté, dont saint Augustin a rendu un si illustre témoignage. Car saint Epiphane les distingue des moines qui habitaient dans les monastères. En effet, les monastères n'étaient point encore communs dans les villes.

df" Que saint Epiphane n'eût pas passé sous silence les communautés des simples ecclésiastiques, s'il y en eût eu de son temps, puisqu'il n'a rien oublié de ce qui pouvait rehausser la gloire de l'Eglise, et surtout du clergé.

L'auteur de la vie de saint Epiphane assure que ce saint prélat vivait, dans son évêché, dans la compagnie de quatre-vingts moines. Il se met lui-même du nombre : a Eramus in episcopatu omnes monachi octoginta (Cap. lv). »

Si ce récit est véritable, c'était donc une communauté de moines, dans Té vêché, et peutêtre même dans les fonctions ecclésiastiques ; c'était un de ces exemples de l'Eglise orientale que saint Eusèbe, évêque deVcrceil, aura pu imiter : mais ce n'était nullement une société purement ecclésiastique.

Sozomène apprend bien, dans le livre vi, chap. 26, que dans la ville de Rhinocorure, après que plusieurs saints religieux en eurent été évêques, les clercs vécurent aussi en communauté, ayant une même maison et une même table, et ne possédant rien qu'en commun. Xoiy^n

âxxa itmtt. Mais cet exemple est singulier et peutêtre unique dans l'Orient, comme il parait par les saints Pères de ces premiers siècles, et par les autres historiens qui ne disent rien de semblable.

Yl. Saint Athanase écrivant au moine Dracohtius, pour l'exhorter à accepter Tépiscopat, lui représente un grand nombre de ceux qui ontconservé dans cette dignité éminente toutes les vertus et les austérités même les plus grandes de la vie religieuse, à laquelle ils s'étaient dévoués dès leur jeunesse.

<x Neque enim tu solus ex monachis es constitutus f neque solus monasterio prsefuisti. Nosti Serapionem monacbum esse, et quot monachorum prsfectum? Neque a te ignoratur, quot monachorum pater fuerit Apollonius. Nosti Agathonem , et Aristonem. Hemor es Ammonii, cum Serapione. Aadisti de Cue, de Paulo, et aliis multis. » Et plus bas : a Licebit tibi in episcopatu esurire, sitire, vinum non habere, jejunare fréquenter, etc. Novimus et

episcoposjejunantes, non bibentes vinum, etc.D

Enfin, il l'assure que pour faire cette admirable alliance des vertus religieuses avec les travaux de l'épiscopat, il n'a qu'à se proposer la vie de saint Paul et des autres apôtres , dont les évêques sont les successeurs.

11 paraît encore, par cette lettre de saint Athanase, qu'on arrachait des monastères un grand nombre de saints évêques, mais qu'il n'y avait point en Orient de congrégations ecclésiastiques où les évêques et leur clergé imitassent de près la vie commune et les autres points importants de la discipline monastique.

Car, saint Athanase n'eût pu s'en taire dans une occasion si propre et si favorable.

Yll. Saint Jérôme, qui était parfaitement instruit de l'état de l'une et de l'autre église, faisant à Népotien une peinture achevée d'un excellent ecclésiastique, n'avatice pas un seul mot de l'obligation, ou de la coutume, ou de la bienséance de vivre en communauté avec d'autres clercs. Il lui doiine au contraire divers préceptes qui supposent une vie retirée et particulière dans sa maison; par exemple, d'avoir toujours à sa table des pauvres et des passants, de ne recevoir point de femme dans sa maison, et autres semblables.

L'éfûtapbe que saint Jérôme fit du même Népotien, après sa mort, apprend qu'étant encore jeune il avait désiré avec passion d'aller visiter les monastères de l'Egypte et de la Mésopotamie; mais que le respect qu'il avait pour son oncle l'avait retenu, et qu'il avait; trouvé en ^a personne la sainteté d'un évê({ue rehaussée par les vertueux exercices d'un moine, a Cumque arderet aut ad iflgypti monasteria pergere, aut Mesopotamiaî invisere choros, vel certe insularum Dalmatiœ solitudines occupare, avunculum pontificem deserere non audebat, etc. In uno atque eodem et imitabatur monachum, et pontificem venerabatur. »

Son oncle l'ayant fait prêtre, malgré toute sa résistance, il exerçait au dehors les fonctions du sacerdoce, et dans Tévêché il pratiquait toutes les austérités des solitaires : « Relicto foris clerico, postquam domum se contulerat, duritiaese tradiderat monachorum, creber in orationibus , vigilans in precando , etc. Hensœ avunculi intererat^ etc. » '

Cela montre qu'il n'y avait encore nulle compagnie d'ecclésiastiques vivant en commun, et i^ue les monastères mêmes ne faisaient

MO

DES CONGRÉGATIONS. - CHAPITRE QUATRIÈME

que commencer de paraître dans TOccident.

VIII. Finissons par quelques preuves qui lassent connaître avec encore plus de clarté et plus d'évidence que la congrégation instituée par saint Augustin a élé purement ecclésiastique, et que ce saint évéque n'a jamais été engagé dans l'état monastique, ni avant son ordination, ni après , ni dans le monastère qui était dans les jardins de l'église, ni dans le monastère des clercs qui était dans révêcbé même.

Ce saint et incomparable docteur a fait voir tous les états de sa vie en distinguant ses livres selon les divers états où il les avait écrits. Or, il assure qu'il a écrit les uns avant le baptême, a Noncinm baptizatus, adbuc catecbumenus ; i> les autres après son baptême, a B.iptizatus, adbuc in ILilia, etc. in Africa constitutus,etc.;o les autres étant prêtre, a Apud Hipponem Kegium presbyter; » enfin les autres étant déjà évêque^ a Episcopus (Retract., lib. i et ii). » Il n'aurait pas omis son état de religieux et les livres qu'il aurait composés durant cette sainte profession s'il était véritable qu'il l'eût une fois embrassée.

Possidius confirme cette preuve lorsqu'il dit que saint Augustin, peu de jours avant sa dernière maladie, fit cette censure très-exacte de tous ses ouvrages, qu'il avait publiés lorsqu'il était ou laïque, ou prêtre, ou évêque. a Recensuit libros, quos primo tempore conversionis su» adbuc laicus , sive quos prtsbjter, sive quos episcopus dictaverat (Cap. xxvui). » Ainsi saint Augustin n'était que laïque quand il reçut les ordres sacrés.

Il dit ensuite que saint Augustin vécut soixante-seize ans, dont il en avait passé près de quarante dans la cléricalure ou dans l'épiscopat. 0 In clericalu, vel episcopatu ferme quadraginfa. »

Enfin, Possidius dit clairement que saint Augustin éUiil encore laïque quand on l'enleva de force pour le faire prêtre, o Solebat laicus, utnobis dicebat, ab eis tantum Ecclesiis, quae non habebant episcopos^ suam abstinere prœsentiam. »

Saint Augustin, étant encore prêtre, se distingue des moini s ttse met au rang des clercs, distant (yi*à peine d'un moine vertueux on en peut faire uo bon ecclésiastique, a Nimis dolendum si ad tam ruinosam superbiam monacbos surrigamus, et tam gravi conturaelia ciericos dignos pulemus, in quorum numéro

sumus ; cum aliquaodo etiam bonus monadns vix bonum clericum fac'at (Fpist. lxxvi). »

Les moines mêmes reconnaissaient que toofc la famille de saint Augustin était conii>oséede clercs : a Omncs filios apostolatus tui domiiwi nostros ciericos, digneris ofOcio nostro salatare (Epist. ccLvii). » C'est le salut d*un moine à son clergé. Saint Augustin s'est appelé Immême confrère, non-seulement des prêtres ë des diacres, en les nommant «compresbyteroSi condiaconos (Epist. xlix, lxxvih); » maïs aussi des clercs, en leur écrivant a conclericis (Episl LXii, ep. LXVMi, cxxxvni]. » Il n*a jamais écrit de la même manière aux moines. Enfin, m dans le livre De Opéra Monachorum, ni dans aucun autre, saint Augustin ne s'est jamais mis au nombre des moines^ ni aucun Père ou écrivain ancien ne lui a jamais donné cette qualité.

Toutes ces choses ne sont ici déduites que pour rendre plus indubitable la proposition que nous avons tâché d'établir, que la congrégation instituée par saint Augustin était purement ecclésiastique.

IX. Nous n'avons pu apercevoir, dans tout ce qui a été dit, aucun vestige d'une communauté d'ecclésiastiques simples, sans vœux, c'est-à-dire sans le vœu de désappropriation. Car la chasteté et Tobéissance étaient des engagements inséparables des ordres, au moins des ordres supérieurs. Il faut néanmoins avouer qu'il y en avait aussi de celte sorte.

Julien Pomère en [larle clairement lorsqu'il blâme l'avarice de ceux qui semblaient n'être entrés dans ces communautés que pour épargner leur patrimoine; « Propler hoc forlassis in congregatione vivcnt(îs, ne aliquos pauperes pascant, ne advenientes suscipiant, aui ne 6uum censum expensis quotidiauis imuiiuuaat (Du vita Conte mpl., 1. xi, c. 10). »

Il parle encore de ces communautés ecclésiasfiq^ues sim)des et sans vœux , quand il réprime la vanité de ceux qui prenaient occasion de s'élever au-dessus des autres, de ce qu'ils payaient à la communauté une |)ensioa proportionnée à la nourriture qu'ils en retiraient. « Quod si aliquid de fructibus suis Ecclesis, veiut pro ipsa expt*n<a sua contulerint, non se prœferant inani jactantia illis , quos nihil habentes, pascit et vesUt Ecciesia, etc. (Ibidem). »

La lecture de ce même chapitre fait coti' naître que ces communautés étaient composées

ÙBS SÉMINAIRES AUX SDCIËME ET SEPTIÈM]^ SIÈCLES.

de trois sortes de personnes : les unes n'avaient jamais eu de patrimoines ; les autres y avaient renoncé ; les derniers conservaient leur patrimoîne et en faisaient part à la communauté.

Ce furent te» sortes de communautés qu'on ât revivre dans le ix* siècle, comme nous le ferons voir dansMa suite (i).

(1) n 7 a ea dans tons les iièdes des tentatives efficaces pour amener, autant que possible, le clergé séculier à vivre en -corn* muAwté. Dans le Xffr^ siècle, Gérard Groot, né à Deveuter en Hollande, iostitha les elerca de la v4e commune, Lear bat était de prallqner la vie des «p6tres «t dta premiers chrétiens, qai n'avaient qu'un cosos et qu'une Ame, et n'avaient rien en pn>pre, mettant tout «a etmmnn. Ils ne s'engageaient par encan vœcK Ils étaient soumis aux évéques ; c'est poui^quoi ils ne suivaient' pas tous les mém^ rèf lements di^ns les différentes maisons, car les évoques faisaient tels duuigements quils jugeaient utiles, selon le besoin des localité

En 1630, "Barthélémy Holzauie», né près d'Augebourg, fonda lee elertê Méatlierg vivcait en tommurt^ pour renouveler le ministère pastanX et le mettre à l'abri des dangers qû'oocasionaent l'oisiveté et l'isolement. Ils s'engageaient à n'avoir plus d'autre volonté que celle oe révéqne, pour la distribution des emplois, de sorte qu'il pouvait disposer #enx«rion qa'il le jugeait à' propos pour le plus grand bien des âmes ; la table était commune, les exercices de piété se faisaient en commun, les revenus des bénéfices étaient également mis en cornmnn. La flh de cet institut était de former de bopa pasteurs pour les Mlles et les campagnes. Pour pouvoir faire le bien d'une manière atalSe. ils prêtaient v serment qu'ils appelaient conventûmnel^ par lequel lie s'AbbgeiieDt à ne point se séparer dn corps de leoc propre mouvement Les revenus,' tant casuels que fixes des bénéfces, étaient ainsi administiéf : premièi eméni, on plrélevait oe qui était nécessaire pour vivre selM> q|ie le requieit la bienséance ecclésiastique, pour

faire des èharités raisonnables, assister ses père, mère, frères et «surs qui seraient dans le besoin ; secondement, le surplus devait être employé ppur l'entretien des ptétres vieux et infirmes, de ceux qui'sont mis en pénitence, de ceux qui n'ont.pas an bénéfice suffisant à pouvoir assister leojts parents dans la pauvreté. Cette salutaire in»* titution se Répandit en Allemagne, en Pologne, en Hongrie^^st même dans un diocèse d'Espagne, eetui de Girone.

En 1855, on a vu revivre, dans le diocèse de Verdun, lee eieres régulier» de Noire-èauveuTy fondés jadis par le B. Pierre Fourrier. Mais comme c'est nne véritable congrégation religleue, nous n'avons rien à en dire ici, puisqu'elle ne concerne en rien le clergé eéculier.

On peut mettre, parmi les clercs séculiers vivant en coi&munauté, la .trèê-méritante association de Saint* Siilpice^ puisqu'elle dirige une paroisse de Paris et plusieurs grands séminaires. En effet, le pieux fondateiA', M. OUer, en prenant possession, avec ite eecléiiastiques, -de la paroisse de Saint-Salpice, voulut que toutes les rétributions qui provenaient du casuel et du bénéfice fussent mises en commua, et que chaque ecclésiastique se contentât, selon le. désir de fApdtNt d'avoir sa nourriture et de quoi se vêtir. U ne man<^ui|jtt qu'une ehOM à la pieuse association de Saint-Sulpice, si riche en vertus et en adence théologique; c'était' de aoamettre sev règles à rexauiAO et à l'i^probation du Saint>Siége« Bn 1863, Saint-Sulpfce a demandé i Rome', k la grande joie de tdus ses admirateurs, rappMbatiob de sea règles, et l'a obtenuie, e&receivant de Pm DC les éloges les plue mé« ritée. (Dr amdû.)

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