‹ Ancienne & nouvelle discipline de l'EgliseChapitre 238 sur 297 · XIV. Et en leur absence aussi · texte numérisé non relu

XIV. Et en leur absence aussi

XV. Avec quel honneur Tévêque doit traiter les prêtres et les diacres.

L Eusèbe de Verceil, qui avait associé par un zèle inconcevable deux extrémités aussi opposées que les constitutions monastiques et les fonctions du clergé, eut plus d'admirateurs que d'imitateurs.

Le tempérament que saint Augustin avait pris en ne changeant rien de Tétat ecclésiastique, et lui communiquant seulement quelques traits et comme quelques rayons de la piété sini?iilière des religieux, eut un succès plus favo« rable.

Nous avons appris de lui-même, et de Possidius, que ces monastères de clercs ou séminaires se multiplièrent extrêmement dans rAfrique. Mais Tbistoire ne nous apprend pas si les autres provinces furent touchées d'un exemple si saint et de Tamour efieclif d'une institution si salutaire; au contraire, elle ne nous tait que trop justement appréhender que cette lumière brillante , qui commençait d'éclater dans la réforme du clergé d'Afrique , n'ait été presque aussitôt éteinte et comme étouffée dans sa naissance , par la tempête effroyable et par

l'inondation des Vandales , qui conijuireoi é désolèrent toute l'Afrique.

Ainsi dans l'Orient, et presque dans tout fOccident, le bonheur et la grâce de la irie cobmune, de la pauvreté évangélique^ et ds autres conseils de perfection , ne s'fôt trouva que dans les monastères ;etc'estordinaireiDeai de là que quelques étincelles eu ont volé Jusque dans le clergé, non pas pour y former d& communautés entières , mais pour y iaspirer l'amour de la perfection dans le cœur de quelques particuliers.

On ne peut douter que la piété extraordinaire des évêques et du clergé de France ne fût écoulée des monastères de Saînt-Martîn et de Lérins. Nous dirons ailleurs commeDt celte sortedecongrégations ecclésiastiques futreaouvelée sous l'empire et par les soins de Cfaailemagne et de ses successeurs.

II. Mais quoique les chapitres des églises cathédrales ne vécussent pas en communauté, ni entre eux, ni avec leurs évêques durant ces ciuq premiers siècles, ils ne laissaient pas de former un corps, et un même corps avec leurs évêqUes, et de partager avec eux les soins et le gouvernement des diocèses , ou plutôt de les gouverner avec eux sans division et sans partage, avec une parfaite dépendance de leurs prélats, avec une concorde inviolable entre eux, et une autorité entière sur les fidèles.

Les prêtres et les diacres des villes épiso^ pales taisaient le clergé supérieur, à qui nous donnerons par avance le nom de chapitre, et ne formaient qu'un corps et comme un conseît avec leur évêque, ayant indivisiblement avec lui et sous lui le gouverneoient de tous les autres ecclésiastiques et de tous les fidèles da diocèse.

III. Le ciHicile de Nicée (Can. m) défend aur évêques, aux prêtres et aux autres clercs^ de souffrir dans leurs maisons des femmes, quoique parentes, qui puissent rendre leur conver-

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