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DU CLERGÉ OU DU CHAPITRE DES É«U8ES CATHEDRALES

tion le moins du inonde suspecte. Il déiend â.a: évêqaeSy aux prêtres et aux diacrei» de isser d^une église à l'autre (Can. xv). Jlnîia ayant que les diacres s'élevaient au-dessus es prêtres^ il leur ordonne de se ressouvenir e leur rang, et de se regarder comme minis- "es des évéques et comme inférieurs aux prêtes (Can. xvui), quoiqu'il ne leur refuse pas ^intendance et la juridiction sur les autres lercs et sur les laïques.

Ainsi ce clergé de prêtres, supérieur aux ^liacres et aux laïques, était dans un S( ns égal i l*évêque et en même temps son inférieur et joumis à sa juridiction. C'est ce qu on appelle ^aiy ourd'hui chapitre, nom qui lui a été donné depuis longtemps.

Le concile d'Àntioche donne à ces trois ordres le titre de présidents dans l'Eglise : « Si quis eorum qui prsesunt Ecclesiae aut episcopus aut presbyter, aut diaconus : ti nç tûv ic^ovnèxm (Can. i).

Le même concile (Can. xxii] défend aux évéques d'établir des prêtres et des diacres dans les églises qui ne sont pas de leur diocèse. La raison est que ces ordres sont supérieurs et comme impératoires^ s'il est permis de parler 9insi ; au lieu que les autres ordres ne donnent que de simples fonctions d'administration.

Le concile de Sardique (Can. xiii) ne veut pas qu'on précipite les néophytes, en les poussantaux hautes dignités des évêques, des prêtres et des diacres, c'est-à-dire, à ce clergé qui est appelé clergé par excellence, et qui est destiné pour être employé au gouvernement de TEglise.

Le concile de Valence dégrade les évêques, les prêtres et les diacres qui auront été con*» yaincus, ou qui par une humilité fausse et indiscrète se seront accusés eux- mêmes de quel* que péché mortel au temps de leur ordination, de sorte qu'ils ne soient plus censés faire partie de ce clergé qui doit gouverner TEglise avec révêque.

Dans les actes du concile d'Ephèse (Part, i, coDC. Ephes., c. xxxni, xxxiv, et act. 1, ibid.), on trouve plusieurs lettres écrites par saint Cyrille aux prêtres et aux diacres , c'est-à-dire au clergé, et au peuple d'Alexandrie. Le concile d'Ephèse écrit aux prêtres^ aux économes et aux autres clercs de Constantinople, pour leur apprendre la déposition de Nestorius. Il écrit aussi au clergé et au peuple de Constantinople.

Saint Cyrille y blâme Nestorius d'avoir excommunié le clergé des prêtres et des diacres^ qui s'opposaient à la publication de ses erreurs :

xXiipov d[-][iov 'nrçtoPuTSp(dv xaX ^toxbvcdv (Act. II l).

Dans une autre session le même concile édirit à ses confrères les prêtres^ aux diacres^ à tout le clergé et au peuple de Constantinople (Epist. catholic, ibid.]; et en un autre en* droite aitx prêtres et aux diacres de Constantinople et aux évêques qui s'y rencontreront. Saint Epiphane dit que Harcion vint à Rome, après la mort du pape Hygin, et tâcha d'y surprendre les prêtres qui gouvernaient alors cette Eglise^ et qui avaient été disciples des apôtres. a Seniores adiens , qui ab apostolorum discipulis edocti , adhuc supererant, etc. Sanctissimi illi Dei Ecclesise presbyteri et doctores^ etc. (Epiphan.^ h. xlii^ n. 1, 2). »

fout cela fait connaître qu'il y a eu un clergé qui était comme le sénat de la ville épi»copale,. lequel gouvernait le diocèse avec l'évêque et qui en son absence le gouvernait pour lui. Ce qui est une véritable description d'un chapitre d'une église cathédrale.

IV. Le pape Sirice condamna Jovinien et sa nouvelle hérésie dans une assemblée de ses prêtres et de ses diacres, qu'il appelle son prœbytère : « Facto ergo presbyterio, constitit cbristianœ legi esse contraria, etc. Omnium nostrum, tam presbyterorum, quam diaconorum, quam etiam totius cleri una suscitata fuit sententia (Epist. ii]. x> Saint Ambroise reçut cette sentence du pape et la oonflrma par un synode de sa province, et récrivit au pape : « Quos sanctitas tua damnavit, scias apud nos quoque secundum judicium tuum esse dan> natos. »

Je ne dirai rien ici des décrétales de ce pape et de ses successeurs^ pour la punition des prêtres et des diacres qui souillaient le sacerdoce par leur incontinence ; nous en parlerons en un autre endroit plus commodément.

Le pape Félix prononça une sentence de déposition contre le faux évéque d'Antioche, Pierre Cnaphée, et il la prononça en son nom et au nom de tous ceux qui soutenaient et qui gouvernaient avec lui le Saint-Siège apostolique, c'est-à-dire' de ses prêtres et diacres: a Firma sit beec tua depositio a me et ab bis qui una mecum apostolicum thronum regui»! (Epist. iv).»

Ce même pape témoigne, en un autre .aidroit, que l'éminencs dfis évêques, des prêtres

DES CONGRÉGATIONS. — GHAflTRE SEPTIÈlIEj

et des diacres est incontestablement ce qu'il y a de plus haut et de plus excellent dans TEglise. « Ut ergo ab Ecclesiœ summitatibus inchoemus^ quos epîscopos, presbytères vel diaconos fuisse constiterit, etc. (Epist. vu). »

Ce qui a déjà été dit fait Toir que les évè^ ques, les prêtres et les diacres composaient un collège distingué de tous les autres corps de l'Eglise^ réglé par des lois plus parfaites, et réuni dans l'exercice des pouvoirs les plus éminents de l'Eglise^ et par conséquent dans lés délibérations qui y étaient n. cessaires.

y. Ce que nous avons dit des papes Sirice et Félix fait manifestement connaître que les prêtres et les diacres de l'Eglise romaine assistaient aux conciles romains avec les évêques qui se rencontraient fortuitement à Rome, y délibéraient et concluaient avec le pape toutes les affaires importantes qui étaient portées au tribunal de la première Eglise du monde.

Il faut faire le même jugement des autres Eglises^ soit métropolitaines, ou épiscopales, et de la manière que les affaires, tant spirituelles que temporelles, s'y traitaient et s^y résolvaient par Tunion et la conspiration de tout le clergé supérieur, c'est-à-dire des prêtres et des diacres, avec leur évêque.

Dans le concile romain, sous le pape Hllaire, où on traita de la translation d'un évêque d'Espagne d'une église en une autre, outre le pape et les évêques, les prêtres et les diacres de l'Eglise romaine y assistèrent aussi, les prêtres assis, et les diacres debout : a Residentibus etiam universis presbyteris, adstantibus quoque diaconibus. b Les acclamations s'y firent aussi par les évêques et par les prêtres, soit pour confirmer la sentence du pape, soit pour lui souhaiter une heureuse vie, et une longue prospérité. « Ab universis episcopis et presbyteris acclamatum est; ut disciplina servetdr, ut canones custodiantur, rogamus. Hilario vita, etc. »

Au concile III romain ( Act. 4 et ^ etc.) sous le pape Félix III, tous les prêtres de Rome souscrivirent ; et la présence des diacres y est aussi marquée, a Astantibus quoque diaconibus. » 11 en est de même du concile II , tenu à Rome sous le pape Gélase. Les prêtres y font aussi les acclamations solennelles» cotgointement avec les évêques.

VI. Plusieurs prêtres et plusieurs diacres assistèrent au concile de Calcédoine (Ctonc. Calced., act. 1), y tenant la place de leurs évê-

ques, opinant et souscrivant en leur r.

Léon même y avait envoyé poui* y présiàf! sa place deux évêques , et un prêtre ât . Eglise de Rome.

Ce pape avait envoyé un peu aupara^v:

concile d'Eplièse (Concil. Ephes. , ad. ( . : un évêque et un prêtre, le diacre Ililain.. qui s'y opposa avec une grandeur de cor*:, digne du rang qu'il tenait daos la presi^ Eglise du monde, à toutes les entreprises tri niques de l'impie Dioscore , et y arrêta Ux.\ progrès de l'eutychianisme par cette seuls (r rôle, CorUradicltur.

Bésula , diacre , assista au Trai coacik it phèse , de la part de Farchevêque de Carths- Plusieurs autres évêques y assistèrent ausâ. i y souscrivirent par des prêtres et des diacrs de leurs Eglises qu'ils y avaient envoyés en Ix nom. Le prêtre Philippe y exerçait ao^ h fonction de président et de légat au nom é Saint-Siège apostolique, avec deux éFéqnes. On sait que les vicaires du Saint-Siège aux cafeiles de Nicée et de Sardique, avaient aussi et des prêtres de TEglise de Rome, coniointeiaeBt avec des évêques.

VU. Si les prêtres et les diacres étaient app^ lés par les évêques à la délibéralîon et à h résolution des plus importantes difficultés que l'on traitait dans les conciles particuliei^ i ^ avaient quelque part même dans les conciles œcuméniques , on ne peut douter, après cela, que les affaires ordinaires de chaque diocèse ne se gouvernassent par leur conseil sous l'autorité suprême de l'évêque.

Le concile lY de Carthage a expressément commandé que l'évêque , non-seulement ne donne les ordres à personne sans avoir pris l'avis de son clergé : a Ut episcopus sine coosîlîo clericorum suorum clericos non ordinet (Can. xxu] ; » mais aussi qu'il ne prononce sur aucune affaire qu'en l'assemblée de son clei^i à moins de cela sa sentence est déclarée nulle. « Ut episcopus nullus causam audiat absqae prœsentia clericorum suorum: alioqui irrita erit sententia episcopi, nisi clericorum senteatia confirmetur (Can. xtiii). »

Saint Augustin dit que si Tévêque seul pouvait dégrader les clercs , le clergé et lesp]:êtres qui étaient en dignité pouvaient excominiuuer les laïques. < Quam facile de grada clericorum quisque ab episcopo, vel de congregatioDe bûcorum, sive ab episcopo^ sive a clero, velquocumque praeposito » cul est potestas , eximi-

DU CLERGÉ OU DU CaHAPITRE DES EGUSES CATHEDRALES,

(Augnst. contra Parmen., lib. 3, cap. ii). » Sévère Sulpice remarque que saint Martin onfiait Texamen et le jugement des causes ses prêtres pour s'occuper lui-même de la ri ère avec plus de liberté : a Cum quidam in lîo secretario presbyteri sederent , Yel sajutatonibus vacantes, vel audiendis negotiis occu- >ati, Martinum vero usque in eam boram, qua K>lemnia populo agi consueiudo deposceret,sua ioliiudo cobibebat (Dialog. 2). d

Saint Jérôme dit que c'était vraiment le sénat de l'Eglise : a Et nos babemus in Ecclesia senatum nostrum , cœtum presbyterorum (Hieron.^ in c. m Isaiîe). » Saint Basile dit la

même chose : tov <rJV£^piov toO irpeo^UTspiou xarà rnv

iFoXiv (Basil, epist., cccxix].

Saint Cyprien communiquait jusqu'aux moindres choses à ses prêtres et à ses diacres^ .et il délibérait avec eux sur tous les points importants de sa conduite. C'est avec les prêtres et les diacres qu'il veut qu'on traite de quelle manière il faut recevoir les pénitents : a Deinde sic coUalione conciliorum cum epi-

scopis^ presbyteris, diaconis, confessoribus pa- Tîter astantibus laicis facta, lapsorum tractare ralionem (L. i, ep. ii; 1. n, ep. vn; 1. iv, ep. ii). » Si les confesseurs avaient part à cette délibération^ c'était la victoire qu'ils avaient remportée sur les ennemis de la foi qui leur avait acquis ce privilège extraordinaire.

Ce saint prélat avait fait, dès le comfmencement de son épiscopat , la sage et sainte résolution de ne rien faire sans l'avis de ses prêtres et de ses diacres : « Ad id vero quod scripserunt com presbyteri nostri, solus rescrîbere nibil potui, cum a primordio episcopatus mei statuerim nihil sine consilio vestro et sine consensu plebis mea privatim sententia gerere

(L. m, ep. x).»

11 leur communiquait toutes les ordinations et toutes ley promotions qu'il faisait , conime quand il éleva le prêtre et le confesseur Numidicus à la dignité de prêtre ou de chanoine de tarthage. Car c'était une grande élévation d'être incorporé au chapitre ou au clergé de la cathédrale : « Admonitos nos et instructos sciatis dignatione divîna , ut Numidicus presbyter ascribalur presbyterorum Carthaginensium numéro; et nobiscum sedeat in clero, luce clarissima contessionis illustris (L. iv,

ep.x).!^ Ce n'est donc pas sans raison que saint

Ignace dit que les prêtres sont les conseillers

de révêque^ qalls ont séance près de lui, et qu'ils ont succédé au sénat apostolique, ou^tpcu.

à^rcxrroXcov (Epist. ad Trallianos)^

TIII. Ce que nous venons de dire montre clairement que le clergé supérieur de chaque ville épiscopale composait un corps et formait le conseil de l'évêque^ gouvernant avec ^ui et sous lui tout le temporel et le spirituel du diocèse.

Yoilà la nature des chapitres en ces premiers siècles : voilà leurs occupations^ voilà le rang et l'autorité sublime qu'ils avaient. Ils ne vivaient pas en communauté, non plus qu'à présent; mais ils possédaient en commun tous les revenus de l'église, chacun en recevant les distributions manuelles proportionnées à son ordre et à son travail, comme nous dirons en son lieu. Ils étaient liés entre eux et avec leur évêque par une société très-étroîtô et trèsnécessaire , pour le maniement de toutes les affaires spirituelles et temporelles du diocèse ou de la province.

La différence la plus considérable de ces anciens chapitres d'avec ceux de ces derniers* siècles est en ce que les anciens chapitres: l"" n'étaient composés que de prêtres et de diacres; 2^ ces prêtres et diacres étaient les curés et les pasteurs de toutes les paroisses de la ville épiscopale ; ou s'il n'y avait point de paroisses distinguées de la cathédrale, ils en exerçaient toutes les fonctions ; 3* leur ordination même était ce qui leur donnait cette, qualité, cette charge et cette autorité.

Le presbytérat et le diaconat, aussi bien que l'épiscopàt, était non-seulement un ordre, mais aussi un bénéfice, et un bénéfice chargé du soin des âmes à proportion de l'ordre. Le clergé de l'Eglise romaine n'est encore à présent composé que de prêtres, et de diacres cardinaux, titulaires des anciennes paroisses de Rome, et concourant, sous le pape et avec le pape, dans les consistoires, pour la résolution de toutes les affaires qui ressortissent à Rome. Et ce clergé de l'Eglise romaine est dans le temps présent l'image vivante et le parfait modèle du clergé ancien de toutes les villes épiscopales.

Socrate dit qu'après la mort d^Atticus, évêque de Constantinople, les prêtres Philippe et Proclus étaient les plus favorisés des nobles : mais que Sisinnius, qui était le prêtre ou curé d'une église du faubourg où tous les ans le.

DES CONGRÉGATIONS. — CHAPITRE SEPTIÈME

peuple allait célébrer la fête de TAscension, l'emporta sur eux, et succéda à Âtticus par la 4àTeur du peuple ; ce qui montre que les curés composaient le chapitre, et que les prêtres ou chanoines avaient des églises particulières pour lesquelles ils étaient ordonnés, a Sisinnius presbyter non in uUa ecclesia intra urbem erdinatuSy sed in suburbio, etc. (Socrat,!. vii^ c. 26). »

Hiiaire, sur la première lettre de saint Paul à Timothée, dit que dans chaque cité il doit y avoir un évêque, sept diacres, et un nombre de prêtres, afin qu'il yen ait deux pour chaque église : a Septem dîaconos, aliquantos presbytères, ut bini sint per ecclesias. » Saint Augus^ tin fut d'abord le seul prêtre de Valérius ; et lui, étant évêque, eut neuf prêtres dans son chapitre, outre les diacres. Voyez sa lettre centonzième.

IX. Les prêtres et les diacres de la ville épîscopale avaient une éminence et une supériorité sur les prêtres' et les diacres de la campagne, c'est-à-dire sur les curés des paroisses des champs. Aussi le concile de Néocésarée (Can. xni], défend aux prêtres ou aux curés de la campagne de célébrer la messe dans l'église cathédrale, Tévêque ou les prêtres de la "ville étant présents : que s'ils sont tous absents, il le leur permet.

Pour rhomieur du clergé de la ville, des évêques y étaient souvent comme associés par divers accidents, et ils ne se croyaient pas déshonorés de rentrer dans une si auguste compagnie, dont ordinairement ils avaient été tirés, et qui avait tant de part aux pouvoirs, aux fonctions et à l'éclat de la dignité épiscopale.

Le concile d'Ancyre (Can. xviii) déclare que les évêques qui n'auront pu se faire recevoir dans les villes pour lesquelles ils avaient reçu cet auguste caractère , pourront entrer dans la même compagnie de prêtres , -wv irpcaPuTcpcv, de laquelle ils étaient sortis, et y jouir des honneurs et des avantages de Tépiscopat, pourvu quMls demeurent unis et soumis à Tçvéque diocésain.

Le concile de Nicée (Can. viii) or-donna que les évêques novaliens se réunissant à TEglise, dont ils s'étaient séparés, conserveraient leur rang et leur dignité, s'il n'y avait point déjà un évêque catholique dans la même ville : que s'il y en avait un, ils auraient rang parmi les prêtres, et l'évéque catholique pourrait leur

accorder même le nom et les homieiBik

répiscopat.

Le concile d'Anlioche (Caa. xrni), aasi les honneurs et les fonctions de rëpfec^ -rtç Tiptîîç «ti TTîç XfiToup-rîftç, àccux qui aurontèê» péchés, par des obstacles insurinonialdâ,& prendre possession de leurs évêchés.

X. Ce n'étaient pas ces deux seuls aedssi qui réduisaient les évêques à être încorpà dans le clergé des églises cathédrales: s n'avoir pu surmonter les obstacles qui tra^saient la prise de possession de leur évêdif, t de se rencontrer dans une ville, où il yâ^a déjà un évêque catholique ; eu voici un traisième qui est accompagné des marques dîMe piété extraordinaire. On ordonnait souvent ds évêques contre leur volonté ; leur extrémt humilité, et l'amour de la retraite remporta quelquefois sur les lois de robéissance; ainsi on les laissait jouir du nom, des avantages et du rang d'évêque dans la compagiue des prêtres.

Tel fut Eustathe, métropolitain deParaphyBe, à qui le concile d'Ephèse (AcL 7] adjugea tous ces avantages : a Sed quia ad versus ej us aoimum a rébus gerendis alienum non admodum decertareoportuit^sed miserari potiussenem,efc. Justum rêctumque deflnimus ; ut nomen reiineat episcopi et honorem et oommunioo^n :

mot ko7ior Tiitx, exprime tous les émoluments temporels, qui consistaient alors en distributions plus amples.

Enfin, ce concile défend seulement iEostathe de donner les ordres, et de sacrifier par sa propre autorité, ptr» x*»f ^f^*" i*"* *"** ^*?5*>rp*^ ©^i»c * OsvTvaç ; le consentement de Tévêque du Uev étant nécessaire pour l'une et Tautre de ces deux fonctions.

XL Nous ne pouvons pas mettre dans ce même rang les évêques que leurs crimes avaient rendus dignes dedéposition. La sainteté de la prêtrise ne souffre pas qu'on en juge dignes ceux qui sont indignes de l'épiscopaL Ainsi ceux que Pholius, évêque de Tyr, afai( ordonnés évoques, ayant été dépouilles de répiscopat, et renvoyés à Tordre des prêtres par Eustacbe, évêque de Bérylh, les légats du pape et les autres évêques du concile de Caloé' doine (Act. 4), cassèrent cette sentence, rf déclarèrent que selon lesloisderfiglise, citait un sacrilége/iipoouXuL, de condaiçner im évêqui pour quelque (xime^ et le laisser dans les 1(0'

DU CLERGE OU DU CHAPITRE DES EGLISES CATHÉDRALES

âons de la prêtrise, qui sont incompatibles avec le crime. Ce concile en flt nn canon exprès. « Episcopiim in presbyteri gradum deducere, sacrilegium est (Can. xxix). »

Ce n'est pas de ces évéques déposés qu'il faut * entendre ce que les évêques catholiques du concile d'Epbèse (Act. 4], disaient de plusieurs des partisans de Nestorius, que c'étaient des évêques sans évêchés/et évêques de nom seulement : a N« civitates quidem oblinent, sed solo nomine sunt episcopi ; » car on les distingue expressément de ceux qui avaient été déposés. 11 est donc plus probable que c'étaient des évêques réduits au rang des prêtres en Tune des trms manières que nous venons de marquer.

XII. Le clergé des églises cathédrales se sentait comblé d'honneur par la coutume ordinaire que les évêques fussent tirés de son corps, par le retour de tant d'évêques dans ce même corps, et par la grande part qu'il avait au gou- Temement de tout le diocèse ; et cet honneur pouvait enfler le cœur des moins modestes, et leur faire oublier la dépendance dans laquelle ils doivent être à l'égard de leur évêque.

C'est ce qui a obligé les conciles à faire tant de canons pour défendre aux prêtres de rien entreprendre sans l'agrément de Tévêque. Ces canons, qui semblent rabaisser les prêtres, rehaussent eflectivement leur éminente dignité. En effet, ce sont autant de m^irques évidentes qu'une bonne parlie de la puissance des évêques leur était commune avec les prêtres, à la réserve de cette dépendance essentielle dans laquelle sont les prêtres à l'égard de leur évê-^ que. Le concile d'Arles : « Ut presbyteri sme conscientia episcoporum nibil faciant (Arelat.. an. xix). D 11 y a une infinité de canons pareils (Apost., c* xxxvni, Laodic. Lvii),

XIII. Enfin le clergé de la ville épiscopalé, après la mort del'évêque, gouvernail tout seul le diocèse^ ayant appris du vivant de Tévêque à le gouverner conjointement avec lui. Le clergé de Ron^e fit bien voir qu'il était chargé de toute la conduite de l'Eglise romaine pendant la vacance du Sainl-Siége, lorsqu'il écrivit en ces termes au clergé de Carthage :

a Et cum incumbat nobis, qui videmurprsepositi esse, et vice pastoris custodire gregem ; si négligentes inveniaraur, dicetur nobis, quod et antecessoribus nostris dictum est, qui tam négligentes praepositi erant, quoniam perditum «on requisivimus, et errantem non correxi-

mus^ etc. (Epist. m apud Cyprianum). » Et en une autre lettre : a Omnes euim qos decot pro corpore totius Ecclesise^ cujus per varias quasque provincias membra digesta suni, excubare (Epist. xxix). »

Yoici à ce sujet deux réflexions aussi justes que nécessaires : !• Que le clergé ou chapitre ayant à régir tout le diocèse après la mort du prélat et en son absence, il est absolument nécessaire qu'il ait appris à manier le gouvernail durant la vie .et en la présence de l'évêque ;

2* Que cela s'entend non-seulement d'un diocèse particulier, mais aussi d'un archevêché , d'une église primatiale ou patriarcale, et de l'Eglise romaine même, qui a une intendance générale sur toute la chrétienté. Si le clergé de Rome parle comme portant le poids et la sollicitude de toutes les églises du monde, saint Cyprien lui parle dans le même .sens dans les lettres qu'il lui écrit.

Il faut néanmoins avouer que, pendant qU6 le siège était vacant, le clergé réservait les affaires les plus importantes à l'évêque qui devait succéder.

Cestceque témoigna le même clergé de Rome : a Quanquam nobis différends^ hujus rei major nécessitas incumbat, quibus post excessùm Fabiahi nullus est episcopus propter rerum et temporum difficultates constitutus (Epist. xxxi). p Et un peu plus bas : a Ante constitutionem episcopi, nihil innovandum putavimus, ut intérim dum episcopus dari a Deo nobis sustinetur, in suspense eorum causa teneatur^ qui moras possunt dilations sustinere. »

XIV. Les évêques, en quittant leurs diocèses, ne donnaient point de bornes au pouvoir de leur clergé, mais lés canons, la coutume et la modestie réservaient beaucoup de choses aux évêques.

Saint Ignace écrit en cette sorte aux prêtres d'Anlioche : a Presbyteri pascite eum, qui in vobîs gregem : usquequo ostendat Deus eum qui vobis principabitur. » Saint Cyprien écrit à ses prêtres et à ses diacres : aOfficium meum vestra diligentia prsesentet, et faciat omnia quœ fieri oportet circa eos, etc. (L. ui, ep. vi).» Et en une autre lettre : a Hortor et mando ut vos vice mea fungamini circa ea gerenda, quse administratio religiosa deposcit (Ibid.,ep. x).»

Par ces lettres de saint Cyprien, et par plusieurs autres, nous voyons que l'évêque étant obligé de s'absenter de son diocèse, le gouver-

DES CONGRËGATlONSu - CHAPITRE SEPTIEME.

nemeat était ordiDafrement déyoln au cba^ pître ou au elergé tout entier, sans qu'on y distinguât un* grand -vicaire i qui Tévêque Teût particulièrement confié.

Les lettres de saint Cyrille (L. i, ep. 4] et même de tout le concile général d'Êphèse, adressées aux prêtres, aux économes et aux autres clercs de Cdlistantinople sur la déposition de Nestorius, conflripent qu*en Tabsence et après la mort des évêques, le corps entier du chapitre prenait le maniement des afTaires. -Cela est tout à fait certain après )a mort des évêques; Ton ne manquerait peut-être pas d'exemples qu'en leur absence ils substituaient un grand- YÎcairç.

Saint Cyprien écrivit au prêtre qui gouvernait Tévéché de Léon et d'Astorgue en Espagne, et au diacre qui gouvernait celui de Mérida pendant l'abi^ence des évêques. Saint Hilaire témoigne néanmoins lui-même dans son livre, qu'il écrivit et qu'il donna à l'empereur Constance^ qu*étant exilé, il gouvernait son Eglise par ses prêtres, a Licet in exilio permanens, et Ecclesiae adhuc per presbytères meos communionem distribuons. »

^V. Aussi saint Ambroise représente admirablement aux évêques qu^ils doivent considérer tous les ecclésiastiques , surtout les diacres, comme les propres membres de leur corps ^ et les employer avec les sentiments d'estime et d'amour que cette union si étroite leur doit inspirer : « Episcopus ut membris suis, utatur clericis et maxime ministris,. qui sunt vere filii : quem cuique viderit aptum muneri^ ei deputet. (Offic, t. ii, c. 27). »

Ce Père dit ailleurs que l'évêque peut quelquefois regarder, non-seulement les prêtres, mais les diacres mêmes comme ses pères ; • et si leur science , leur sainteté et leur mérite leur a acquis une estime et une vénération exfaraprdinaire dans Tesprit des tiScIes, il doit en roncevoir de la joie et croire que ce qui fait l'éclat et l'ornement de son église ne peut qu'être très-honorable à celui qui ^n est le père et le pasteur.

a Sed et sacerdotem convenit presbytero vel

ministro déferre, ut parent!, etc. NeqneoHaS sacerdotem, si aut presbyter, aut niinisteE»*iX quisquam de dero, aut misericordia, aat j^ nio, aut integritate, aut doctrina, autledn existimationem accumulet suttm. Gratia ess ecclesis, laus doctoris est (Idem^ c. xxit;.k

C'est dans ce sentiment que saint Augo^ écrivait autrefois que l'épiscopat était à k vérité au-dessus de l'ordre des prêtres, wsf que l'évêque Augustin était en beaucoup à manières au - dessous du prêtre Jér&mr : a Quanquam secundum honorum vocabiâi.

quœ jam Ecclesi^ usus obtinuit, episœpats presbyterio major «t ; tamen in multis rebs Augustinus Hieronymo minor est (Epist. xix^i

Saint Jérôme exprime excellemnient ce qv les évêques et les clercs doivent se rendre 6 attendre les uns et Jes autres : « Episco^ sacerdotes se esse noverint, nim dominos: honorent clorions, quasi clericos, .ni A ipsis i clericis, quasi episcopis honordeferatur. Scitum illud est oratpris Domilii : cur ego te, inquit^ habeam ut principem, cum tu me non habeas ut senatorem (Epist. ad NepotianumV »

Il ajoute que l'évêque et les prêtres sont comme Aaron et ses enfants, ne faisant toa$ qu'une même famille sacerdotale et un même sacerdoce, a Quod Aaron et filios ejus, bôc episcopum et ptesbyterosesse noverimus. Unus Dominus, unum templum , unum sH etiam ministerium. » .

Voilà la vraie image des chapitres et de lev union avec le prélat. Elle paratt encore das l'ordonnance du concile lY de Carthage (Cas. xxxv} , où il est dit que, bien que la chaire de l'évêque dans l'église soit élevée au-dessus des chaires des prêtres , l'évêque doit reconnaît!» dans le particulier qu'ils sont tous ses collègues. a Ut episcopus in Ecclesia et in <k>nsessn prcsbyterorum sublimior sedeat : intra domum vero collegam se presbyterorum esse cogiMh scat. »

Je dirai dans la suite , en quel temps et ea quelles églises on donna des prétfes et le pins souvent des évêques visiteurs et intercesseurs, pouf gouverner les évéchés vacants.

ij»j- .

DES CHAPITRES DES ÉGLISES CATHÉDRALES

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