X. Sentences nobles de saint Bernard sur cette matière
I, Les bénéûces étant en partie séculiers, ou purement ecclésiastiques, et en partie réguliers ou monastiques, nous n'avons pu nous dispenser de dire quelque chose ée Talliance de ces deux états, qu'il est nécessaire de distinguer, mais qu'il serait aussi réciproquement dangereux de trop séparer.
Le concile de Bourges en 1031 (Can. xxiii^ xxiv^ xxv), renouvela les lois et les obligations commpnes des clercs et des moines de ne pou-
voir passer d*une église ou d'un monastère où ils ont été attachés , a ubi prius titailati sunt, t à un autre, sans la permission de l'évéque oa de rabbé, et de se pouvoir abandonner leor état, obligeant les nmnes fugitifs de reprendre leur habit ; et si les abbés refusaient de les recevoir, de se joiudre aux ecclésiastiques, «maneat cum clericis ia monasteriis , vel apud eoclesias. b
Alexandre TI écrivît à Lanfranc^ arcbevéque de Cantorbéry, pour maintenir lesmoinesdans le chapitre de Cantorbéry et dans ceux de plusieurs autres cathédrales d'Angleterre, contre les eeclésiastiques qui avaient conjuré leur perte (EpisU xxx).
Eadmer raconte comment les évéques que Guillaume le Conquérant avait établis dans les évêchés d'Angleterre , de Tordre clérical i avaient formé cette conjuration, contre les chapitres d'Angleterre remplis par des moines, et que Lan franc fit revenir le roi de ce dessein et obtint ce privilège du pape Alexandre II pour réglise de Cantorbéry (Eadm. Hist. Not., 1.1).
Le concile d'Aragon en i062 , confirma Tan cien usage que les évoques de Jacca ou d'Hues* ca, qu'on appelait évéques d'Aragon , fussent toujours élus d'entre les religieux du monas-