X. Suite des mêmes preuves
XI. Les évèques mêmes firent de grandes instances pour avoir le patlium ; à quoi les métropolitains s^opposèrent.
Xli. De la forme du pallium et des privilèges qui l'accompagnaient.
I. Ce qui reste à dire du pallium^ mérite un chapitre à part; nous commencerons par les pratiques de TËglise orientale^ que nous avons commencé de débrouiller dans le chapitre LUI.
Nous y avons remarqué que selon Topinion de quelques personnes très-savantes, le pallium était un ornement commun à tous les évèques d'Orient, et qu'ils en étaient honorés au temps même et dans la cérémonie de leur ordination. Ce sentiment ne laisse pas d'être combattu par des gens savants, et par des preuves considérables.
Le concile VII générai, qui est le quatrième de Constantinople célébré en 869 (Can. xvii), ordonne que les anciens patriarches soient maintenus dans leur ancienne autorité de pouvoir convoquer à leur concile tous les métropolitains qu'ils ordonnent ou qu'ils confirment en leur envoyant le pallium.
f Haec synodustam in seniori et nova Roma, quam in sede Antiochiae et Hierosolymorum priscam consueludinem decernit in omnibus conservari, ita ut earum prœsuies universorum melrupoiitanorum , qui ab ipsis j^romoventur.
et sive per manus impositionem , sive per pallii dationem episcopalis dignitatis ûrmitatem ûccipiunt, habeant potestatem ad convocandum eos ad synodalem conventum. x»
Il semble qu'on peut conclure de ces paroles, que le pallium était réservé pour les métropolitains, aussi bien dans les patriarcats de FEglise grecque, comme dans celui de Rome , et que les patriarches le donnaient ou l'envoyaient aux métropolitains de leur ressort, comme l'investiture de leur dignité.
En effet, quelle apparence y a-t-il, que le patriarche pour investir un métropolitain de sa dépendance , ne lui envoyât qu'un ornement commun à tous les évoques ?
On tire la même conséquence d'un autre canon du même concile (Can. xxvu) , qui défend aux évèques , à qui le pallium a été accordé, d'en user hors des temps et des lieux où il leur a été permis d'en user. « Ita ut episcopi, quibus concessum est palliis uti certis temporibus,ineisdemtemporibuset locis iis induantur. B Ce n'étaient donc pas tous les évèques, à qui cet ornement était accordé.
Si cette conséquence ne parait pas convaincante, au moins on demeurera persuadé, que si le pallium eût été un habillement commun à tous les évèques, dont on les eût revêtus dans leur consécration même, on ne se fût jamais avisé d'en restreindre l'usage à un petit nombre de jours, et à certains temps seulement de la liturgie. Les prêtres et les diacres ne sont point limités à certains jours et à certains temps pour porter l'étole ou la chasuble, qui est l'ornement propre de leur ministèrer. Pourquoi aurait-on donné des limites plus étroites aux évèques?
11. Si le pallium a été d'abord un ornement impérial dont les patriarches aient été premièrement favorisés, et dont ils aient depuis obtenu des empereurs la communication aux plus éminents d'entre les métropolitains, et enfin à tous les métropolitains , comme