Mal entretenus
4. « II ne manque à Paris que de la propreté dans les rues et de l'ordre dans cette multitude de voitures, de laquais, de foule en tout genre. C'est un fléau tel, que c'est un miracle pour moi que, dans une ville qui n'a point de commerce en grand, tous ces ^ens qu'on voit dans une journée, en se promenant dans les rues et les carrefours, aient tous le dos vêtu et le ventre plein. La plupart des maisons abritent d'ordinaire de six à dix familles entre le ciel et l'enfer, du grenier à la cave. C'est là, je crois, la vraie cause de cette malpropreté que nous avons l'habitude de reprocher à cette nation. Les gens de qualité, ceux qui ont assez de place autour . d'eux, sont bien plus propres et plus somptueux dans leurs maisons que ceux d'entre nous qui s'en piquent le plus ici, en Angleterre, quelles que soient nos prétentions à cet égard. »
John Evbltn. Extraits»
19 MARÂNA.
pour faire de Paris un enfer*. Cette voiture cruelle se paye par heute, coutume inventée pour abréger les jours, dans un tems où la vie est si courte.
9. De plus, le grand nombre de grosses cloches suspendues au haut d^une infinité de tours, ôtent la tranqùilité à la première région de Tair*, avec leurs retentissements lamentables, pour apeller les vivans aux prières, et pour donner le repos aux morts; ainsi les oreilles payent chèrement les plaisirs innocens, que tous les autres membres du corps peuvent prendre'.
1. On pourrait appliquer à ces carroues ce qu'un contemporain disait de la poste :
Que ce fut un rude coquin Dont la poste eut son origine ; Il avait trois plaques d*airain Autre part que sur la poitrine.