I. Foulx de Paris sont si grand nombre
Que aux autres foulx portent encombre.
Sermon des Foulx, Ane. théâtre français, t. 2, p. 215.
a. On prit pour la première fois du café à Venise en itfis, à Marseille en 16$^. Le voyageur Thévenot l'apporta à Paris en 1657: mais ce fut l'ambassadeur ottoman Soliman- Aga qui le mit tout à fait à la mode en 1669, Les médecins dénoncèrent d'abord le café comme une boisson très dangereuse; M™* de Sévigué déclara que c'était une mode qui passerait : malgré ces autorités, le café est aujourd'hui d'un usage presque universel
3. Une anecdote cueillie dans les plates-bandes du Figaro, pour faire pendant à celle du Sicilien. Un Anglais racontait que pendant
8i. Je ne sçavais ces jours passez, si on marigeroit encore du pain ; celui qui étoit allé pour en acheter, me vint dire que le pain tortillé que j'aimois, n'étoit plus à la mode *. C'est la mode qui est le véritable démon qui tourmente toujours cette nation. Jusqueslà qu'ils n'aiment plus les femmes comme ils faisoient autrefois, et les plus débordez regarderoient comme un crime l'attachement le plus tendre.
82. On a porté les cravates si courtes qu'à peine les voyoit-on, et à cette heure on les attache au col,
son séjour à Naples, étant en train de prendre le thé avec sa femme, par un soir d'orage, la foudre était entrée dans la chambre et que la pauvre dame avait été réduite en poussière. Ah ! mon Dieu ! s'écrie an des auditeurs, et qu'avez- vous fait ? qu'avez- vous dit? L'Anglais froidement : « J'ai sonné et j'ai dit : John, balayez milady I » C'est le comble du calme et de l'esprit d'ordre et de propreté.
I. L'usage du pain tortillé a dû être éphémère; le Livre commode n'en fait pas mention. L'abbé de MaroUes, dans sa traduction des Quinze livres des Deipnosophistes d'Aihénée {Paris, 1688, n-^**), ouvrage où Ton ne s'attendait certes pas à trouver un pareil renseignement, parle (p. 39) d'une femme qui courait de son ;emps les rues de Paris en vendant du pain mouton, et qui s'était fait, pour le crier, « un air particulier ». Legrand d'Aussy (t. i*', p. 88) nous apprend que c'était « une sorte de pain mollet, inventé vers le temps de la Fronde, dont la croûte, dorée avec des aunes d'œufs, était en outre saupoudrée de quelques grains de blé. Celui-ci, dit la Nouvelle Maison rustique, n'était d'usage qu'à Paris. On n'y en faisait même, ajoute-t-elle, qu'à la nouvelle année, ou dans les grandes solennités ; et c'était un des petits pré- BËnts que les domestiques donnaient en étrennes aux enfants des maisons où ils servaient ». Après avoir énuméré les différents pains en usage à Paris aux deux derniers siècles, Legrand d'Aussy ajoute {loc» cit., p. 89) : « la plupart de ces noms ne subsistent pius, parce qu'il en a succédé d'autres, et qu'à Paris tout est de mode. »
d'où elles pendent comme des saucissons de Boulogne * . Les François ne portent plus d'épées, mais des cimeterres*. Les chiens de Boulogne' passent présentement pour laids et insupportables et on ne caresse plus que ceux qui ont le museau de loup et les oreilles coupées, et plus ils sont difformes, plus ils sont honorez de baisers et d'embrassemens.