‹ Anciennes descriptions de Paris (volume 2)Chapitre 41 sur 77 · Mottes à brûler · texte numérisé non relu

Mottes à brûler

8a MARAKA.

Vinaigre qui esc bons et biaus, Vinaigre de moutarde i a, Diex ! a il point de lie là } J'ai cerises, or au verjus; Or à la porée ça jus; Or i a oés, or aus poriaus.

Chaus pastez i a, chaus gastiaus.

Or i a poisson de Bondies ; Chaudes oublées renforcies, Galères chaudes, es chaudez, RoinssoUes ; ça dearëes aus dez ^ Cote et la chape par covent, Clerc i son engané sovent.

Cote et sorcot rafeteroie , Et le cuvier relieroie; Huche et le banc sai bien réfère, Je sai moult bien que je sai fère.

J*ai joncheure de jagliaus*, Herbe fresche. Les viez housiaus, Les sollers viez, et soir et main.

Aus Frères de Saint Jaque pain, Pain por Dieu aus Frère Menors ; Cels tieng-je por bon prenéors.

Aus Frères de Saint Augustin.

Icil vont criant par matin :

1. Ces pâtisseries se jouaient aux dés. Le soir, les oublicurs criaient leurs marchandises, qu'ils portaient dans une corbeille recouverte d'une serviette blanche. Les écoliers qui avaient gagné ces corbeilles, dit Jean de Garlande, les suspendaient en guise de trophées à leurs fenêtres. « Precones nebularum et gafrarum pronuntiant se, nocte, nebulas et gafras et artocreas vendendas, in calatis velatis manutergio albo. Calati vero ad fenestras clericorum suspenduntur, perditi senione. » Jean de Garlande, Dictionarius, xsviii.

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