I. Journal de Verdun, septembre 17$*, p
INTRODUCTION. xix
avec agrément. Dans un endroit, il dit que, • sous la protection du plus grand roi du monde, et à l'abri du manteau ducal de son Mécène (M*' l'archevêque de Paris), il ne cessera jamais de travailler, dût-il être réduit au sort du philosophe Cléanthe, qui était obligé de tirer de Feau d'un puits pour avoir un peu de pain *. •
La forme du morceau que nous reproduisons, qui est une lettre, est un argument en faveur de Marana, qui affectionnait ce genre, où il pouvait donner carrière à son imagination et à son esprit observateur; On a cru que l'auteur avait traSé son sujet en forme de lettre dans une langue étrangère, et que c'était une fiction, l'original ayant été composé en italien et la traduction seule ayant été livrée au public français. Ce fait n'implique pas contradiction, et je ne serais pas éloigné de croire que la lettre pensée, composée et écrite en italien a été traduite, par qui ? Par le traducteur ordinaire de Marana, par celui qui a fait passer dans notre langue Le pià nohile ajioni délia vit a e regno del Luiggi il Grande^ des Entretiens d'un Philosophe avec un Solitaire^ par son ami, qui lui survécut, par celui qui Tavait connu et apprécié à Gênes pendant sa mission diplomatique, et. qui, le recevant à Paris, plusieurs années plus tard, lui pro-