Lisez Maistres
2. Pairs, du latin pares, égaux. Le principe de cette égalité procédait de la fraternité d'armes, un des caractères des mœurs germaniques. Le roi, au commencement de la troisième race, n'avait d'autre puissance que la puissance féodale. Les pairs furent d'abord les vassaux immédiats du duché de France; c'est ce qui explique pourquoi les pairs ecclésiastiques étaient, sauf Par chevéque de Reims, de simples évêques.
Ilz décident avec les autres des caufes royalles & des pers. Or ilz font douze, efleuz des plus nobles de toute France, ilz font ûx eccléfiaftiques, à fçauoir Tarcheuefque de Reins 1 , l'éuefque de Laon*, & l'éuefque de Langres 8 , & ces trois font ducz, l'éuefque de Chaalons 4 , l'éuefque de Noyon*, & l'éuefque de Beauuaix 6 , & ces trois font comtes. Les autres fix font princes féculiers, à fçauoir le duc de Bourgongne 7 , le duc de Normandie 8 , le duc de Guienne 9 : item le comte de Flandre 10 , le comte de Tholofe 11 , & le comte de Champaigne «.
Charlemaigne fut le premier qui inftitua ces douze Pers, & les appella ainfi, pource qu'ilz deuoyent
1. Guillaume de Champagne, archevêque de Reims, sacra Philippe-Auguste en 1 179, ce qui devint un privilège pour ses succes-