‹ Anciennes descriptions de ParisChapitre 4 sur 14 · Ce paragraphe est imprimé au dos du plan · texte numérisé non relu

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3. Selon Robert Gaguin l voicy quel a efté le commencement du parlement de Paris. Vn iour s'aflemblèrent de toutes les villes de la Gaule tous les plus fçauans & expérimentez pour parlementer enfemble, & principalement ceux qui auoyent efté efleutz à cela, & qui cognoiflbyent les coftumes» (sic) & ftatutz du pays, lefquels après auoir examinés les caufes & différences de ceux qu'ils auoient appeliez deuant eux, prononçoyent les fentences. Mais pour ce que Pinftitution eut efté incertaine, ilz ordonnèrent une court & fiége iudicial à Paris. Hz y conftituèrent des iuges, pour s'arrefter fur le lieu & donner fentence définitive fur toutes appellations. Hz font 80, en nombre, receuant gaiges annuelz des deniers du roy. Hz font diuifez en quatre Chambres, En la première Chambre il y a quatre préfidens & trente confeillers lefquelz oyent les caufes & plaidoiries, donnent des délaiz, & ordonnent de tout ce qui appartient à la cognoiffance du droit. Toutesfois, quant aux petites & légières caufes, ilz en iugent & donnent fentence eux mefmes. En la féconde il y a dix huit confeillers & quatre préfidens, comme en la troifiefme auffi; les uns font laicz, les autres do&eurs. Leur office eft, de voir les procès & de les examiner diligemment, & après auoir fait leur rapport, l'vn des quatre préfidens de la grand Chambre le fignifie aux parties au premier

1. Premier annaliste français (1440-iSoa), enterré au cloître des Mathurins de Paris, dont il était supérieur, a. Coutumes.

iour qu'ilz ont déterminé. Et ilz appellent cefte fentence arreft, de laquelle il n^ft licite d'appeller. Et qui aura efté là condamné, eft contraint de donner aux confeillers & iuges foixante liures parifiiz.

4. Que fi quelcun penfe que fa caufe n'a pas efté bien efplucbée & examinée, ou malentendu, & par conséquent qu'on luy ayt fait coït, il peut de rechef propofer fa caufe en iugement, & la faire reuoir plus diligemment. Mais ce ne fera point que premièrement il n'ayt configné double amande. La quatrielme Chambre eft la Chambre des maires 1 du palaiz, ceux-ci n'ont que les caufes de ceux qui font au feruice du roy, ou qui ont le priuilége fpécial d'eftre point moleftés aux aultres courtz. Ilz ne font que fix en tout, & on peuft appeller de leur fentence au Parlement. Quand il fe trouue quelque grande difficulté en la décifion des caufes, toutes les Chambres s'afièmblent, pour en ordonner, ce qui fe fait aufii es chofes que le roy a déterminées pour le bien public. Car toutes chofes fe font par l'arreft de ce Sénat.

5. Dauantage ce Parlement a aucuns afleilêurs, principalement quand les Pers 1 de France & les Comtes qui font en la court du roy, y font préfens.

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