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Merx, Historia art. gramm., p

2. Les fragments de Londres, ms. Add. 17217 et 14665, ont été publiés par Wright, Calai., p. 1168-1173, et réimprimés avec les fragments d'Oxford par WaroHi, Fragments of the syriac Grammar of Jacob of Edessa, Londres, 1871, et par Merx, Historia art. gramm., ^.IZ des textes syriaques.

LA GRAJLMAIRE. 287

(le syriaque), en dehors de voyelles additionnelles pour les voyelles qui manquent dans l'alphabet. Au moyen des lettres additionnelles, on montrerait l'emploi de ces règ'les et l'orthographe des noms et des verbes qui s'y réfèrent. Etant tiraillé en deux sens, d'un côté par ta demande, et d'un autre côté par la crainte de la perte des livres anciens, crainte qui avait ému mes prédécesseurs, voici ce que j'ai imaginé : pour l'intelligence et la confirmation de ces règles-là seulement, on ajouterait des lettres indiquant les modifications et la prononciation exacte des voyelles, mais cette addition n'aurait pas pour objet de compléter et de corriger l'alphabet lui-même '. » Jacques distinguait huit voyelles; il créa, en imitant les voyelles grecques, sept lettres-voyelles: Va long était représenté par Volaf elles sept autres voyelles par les sept nouvelles lettres. Il introduisit ces lettres-voyelles dans les mots, mais seulement dans les mots cités comme exemples à l'appui des règles de sa grammaire. Cette invention ne survécut pas, du reste, à son auteur; après Jacques d''Édesse, les Jacobites admirent seulement cinq voyelles qu'ils désignèrent par des signes analogues aux voyelles grecques. Les Nestoriens reconnurent sept voyelles qu'ils marquèrent par des points simples ou doubles et dont la valeur résultait de leur position au-dessus ou au-dessous de la ligne '^.

1. Comparer B.vRUKim.ELs, Œuvres grammaticales, éû. abbé P. Martin, Paris, 1872, I, p. ifiG, 1. 10-22.

2. Il était utile de rappeler ces faits parce qu'on a cru à tort que les points-voyelles des Nestoriens existaient au temps de Jacques d'Édesse et que celui-ci iuventa les voyelles des Jacobites pour simplifier un système trop compliqué, Wright, Ca^a?., p. \\Q%;Frafjm. of the syriac grammar of Jacob of Edessa, Préface; Syriac literalure, 2f éd., p. ISl et 152; en sens contraire, voir abbé P. Martin, Jacques d'Édesse et les voyelles syriennes, dans le Journ. asial., 18((!i, p. 'kJC et suiv. ; La massore chez les Syriens, ibid., 1873, p. 132; R. Duval, Traité de grammaire syriaque, p. 71; Merx, Historia art. gramm., p. 49-'i0.

La tradition rapporte que Théophile d'Edesse {f 785) fit, le premier, usage des voyelles jacobites dans sa traduction de X Iliade d'Homère. Mais l'invention de ces voyelles est sans doute due aux massorètes Karkaphiens qui, selon Barhebrœus, ont ramené les voyelles syriaques au nombre de cinq '. Quant aux sept points-voyelles des Nestoriens, leur apparition n'est peut-être pas antérieure à la seconde moitié du VII 1*^ siècle ^.

L'essor que Jacques imprima aux études grammati cales suivit de près la conquête arabe de la Syrie. La langue syriaque, menacée par l'idiome des conquérants, dut être dès cette époque stéréotypée, pour ainsi dire. Aussi Jacques, dans sa grammaire, comme après lui les massorètes dans leurs annotations des textes sacrés, s'ingénia-t-il à fixer d'une manière minutieuse la prononciation des lettres et des syllabes et l'accentuation des phrases, en suivant la méthode grecque^. Il introduisit de nouveaux points diacritiques et compléta le système des accents, dont le nombre s'éleva à trente-six '. Auparavant ce nombre était beaucoup moins grand. Joseph d'Ahwaz se servit de neuf accents ', comme nous l'avons dit plus haut, p. 56; puis on en admit vingt-quatre, dont l'énumération est fournie par la liste du diacre Thomas, probablement le même que Thomas d'Harkel, l'auteur de la version Héracléenne. Cette liste et plusieurs petits traités sur la grammaire et les accents sont conservés dans les manuscrits de la massore jacobite, que nous avons cités ci-dessus, p. 60. On doit à l'abbé P. Martin et à Philipps l'édition

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