AssÉMANi, B. 0., m, part. I, 2'i
LITTÉRATURE SYRL\QUE. 17
290 LA GRAJIMAIRE.
Honein (f 873) écrivit un opuscule grammatical, qui est cité par Barhebrœus et Elias de Tirlian et qui portait le titre de Livj-e défi points, i^û^y (^to. Selon Elias, Honein y parlait des prédicats, de la protase et de l'apodose. c'est-à-dire de la syntaxe que les anciens grammairiens avaient laissée de côté '.
La grammaire d'Honein ne nous est pas parvenue, mais nous possédons celle d'Elias de Nisibe dans des manuscrits de Rome, de Florence, de Londres, de Cambridge et de Berlin. Ces manuscrits témoignent par leur nombre de la faveur dont cette grammaire jouissait en Syrie. Cétait le manuel courant, mis à la portée des élèves, où ceux-ci trouvaient résumés les travaux des grammairiens antérieurs, notamment ceux de Jacques d'Edesse, beaucoup trop étendus pour les commençants-.
David, fils de Paul, composa dans la seconde moitié du VHP siècle un ouvrage grammatical dont plusieurs fragments existent dans le ms. syr. 9 de l'india Office à Londres^.
Un petit traité sur les conjonctions syriaques, tiré de la grammaire de Denys de Tlirace, a été publié par M. Gottheil dans Hebraica, t. IV, p. 167, d'après un ms. de Berlin, coll. Sachau, n" 306, 1. Cet opuscule existe aussi au Vatican, à la Bibliothèque nationale et au Musée britannique. Il est difficile de fixer la date de sa composition; le ms. du Musée britannique est du IX^ ou X*" siècle.
1. Voir Syrische Grammatik des Mar Elias von Tirhan, éd. Baeth- GEN, Leipzig, 1880, chap. xviii. p. 24, l. ult. ; comp. Merx, Historia artis gramm., p. 108.
2. La grammaire d'Elias de Nisibe a été publiée par Gottheil, 4 treatise on syriac (jrammar by Mar Elias of Sobha, Berlin, 1887. Merx en a donné une analyse, Historiaarlis gramm., p. 11-2 et suiv.
3. Publiés par R. Gottheil, Proceedings of the American Or. Socieli/, mai 1891; cf. /feô/aîca, VIII, 65; et Ign.itius Epub^ii II Rahmaxi, Sludia syriaca, Mont Liban, 190i, X, n° 3.
Nous citerons ici Jean bar Khamis, évêque de Thamanon, également auteur d'une grammaire qui ne s'est pas conservée'.
C'est sans doute vers la fin du X'' siècle qu'il faut placer le Livre de la ponctuation, composé, suivant le catalogue d'Ebedjésu, par André, qu'il ne faut pas confondre avec André de Samosate -.
Elias de Tirhan, qui devint patriarche des Nestoriens en 1028 et qui mourut en 1049, introduisit, le premier, la méthode arabe dans la grammaire syriaque. 11 écrivit pendant sa jeunesse et avant d'être nommé évêque de Tirhan, une grammaire dans laquelle il appliqua la nouvelle méthode, mais sans y réussir d'une manière satisfaisante ^ ; il ne sut pas se détacher complètement du système syriaque, de sorte qu'il composa, dit Merx '*, un ouvrage imparfait et confus. Cet Elias est encore l'auteur d'un traité sur les accents que Bar Zoubi a inséré dans sa grande grammaire ^.
Jean bar Zoubi, moine et docteur nestorien, qui vivait à la fin du XIP siècle et au commencement du XIIP, n'entra pas dans la voie inaugurée par Elias de Tirhan, mais il s'en tint dans ses deux grammaires au
1. AsstMANi, B. 0., m, part. I, p. 250, place cet auteur au XU« siècle; plus loin, p. 708, il se corrige et il en lait le contemporain tl'Honein. Ce .lean bar Khamis ne doit pas être confondu avec Kamis bar Kardahé. l'auteur de poésies fort goûtées des Syriens.
ï2. Cf. AssÉMAM, B. 0., m, part. I -202; Wr.iGiiT, Syriac literature, i" édit., p. 232.
3. Cette grammaire a été publiée d'après un ms. de Berlin, avec une traduction allemande, par Baethgen, St/mc/ie Gramma^'A: des Eliasvon Tirhan, Leipzig, 1880.