LA RHÉTORIQUE ET LA POÉTIQUE
d'Awânâ, dans le diocèse de Tirhan^ Il vivait vers le milieu du X" siècle; en 963, il agit en faveur de l'élection d'Ébedjésu I, patriarche des Nestoriens-. Suivant une clausule de quelques manuscrits, cet auteur composa son lexique à Bagdad, où il enseignait dans les écoles^ ; on lui donne Tépitliète àliabile docteur^ l'^so»
Elias de Nisibe clôt la série des lexicographes* avec son Livre de l'interprète^ qui se distingue des lexiques précédents autant par sa forme que par la concision des gloses. C'est un vocabulaire arabe-syriaque, divisé par ordre des matières et par chapitres ■'.
§ 3. — La rhétorique et la poétique.
La rhétorique et la poétique ont été envisagées par les anciens Syriens comme une partie de la philosophie aristotélienne ; c'est à ce point de vue spécial qu'elles étaient enseignées dans les écoles, et les écrits qui en traitent nous offrent peu d'intérêt pour la littérature syriaque.
Honein fit (probablement en syriaque) la version de la rhétorique et de la poétique d'Aristote, dont parlent
rosialia, Leipzig, 183i, p. 26, note 46. Le nom de Baiiloul, qui sia;iiifie bouffon, n'est pas rare cliez les Arabes; ainsi s'appelait notamment le l>OLiffon d'ilaroun al-Raschid. De nos jours il désigne dans les contes populaires du Kurdistan une espèce d'Asmodée, capable du bien et du mal.
1. Voir Ibii Abi Ouseibia, éd. A. Mueller, Kœngisberg, 18S4, t. I, p. 109, où il faut lire al-Tirhâni, au lieu de al-Tahrehdni.