‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 128 sur 200 · TRADUCTIONS D'OEUVRES · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS D'OEUVRES

sites qui les mirent sous le nom de Pères orthodoxes : Grégoire le Thaumaturge, Jules et Félix de Rome, Athanase. C'est un fait connu, qui a fait l'objet des nouvelles recherches de MM. Lietzmann et Flemming. Ceux-ci ont réédité d'une manière critique les textes syriaques suivants qui sont de ce genre ' : le x«r« fitçoç niariQ, de Grégoire le Thaumaturge^ ; la plupart des traités de Jules de Rome ^ ; deux Confessions d'Athanase; la Lettre à Jovien et la Confession des Pères de Nicée contre Paul de Scanosate '' ; un fragment de Jules ^ et une citation de Félix*', avec quelques nouveaux textes tiri'S des ms. du Musée britannique.

Outre le traité y.axd /.liçoç, nloriç, J^agarde a publiidans ses Anûlectasjjriara d'autres œuvres de Grégoire le Thaumaturge, dont l'authenticité a été discutée : le discours à Théopompe sur l'impassabilit*' et la passabilité de Dieu; des extraits du traité sur la résurrection et des douze chapitres sur la foi. L'abbé P. Martin a réimprimé ces textes dans les Analecta sacra du card. Pitra, t. IV, et en plus : La révélation de saint Grégoire; Le discours sur l'Annonciation de la Vierge; L'homélie sur le baptême de Notre-Seigneur ; et divers fragments pseudépigraphiques.

La Vie de Grégoire de Néocésarée ou Grégoire le Thaumaturge, a été publiée en syriaque par P. Bedjan,

\. Hans Lietzmann, Apollinaris von Laodicea und seine Scinde, Tubin- ^ue, 1904. JoiiANNEs Flemming et Hans Lietzmann, ApnlHnarische Srhriften, Berlin, 1004, Cf. Hugo Guessmann, Zeilschr. der dent, morgenl. Gesell., LIX, 1!>05, p. 674.

2. Publié par Lagarde, Analecta syriaca, p. 3'1-G7, et par P. Mautin, Analecta sacra au ca.\- A. Pitra, IV. Le P. Leqiiien avait le premier reconnu que ce traité était un écrit d'Apollinaire.

3. Édités par La(;aiidf., ojt. cit., p. 67-79, et Moesinger, Monuvienta syriaca, H, p. 1-5.

4. Caspaui, Alte und nene Quellen zur Gcschichte des Taufsymbols, Christiana, 1866.

o. Dans Moesinger, voir ci-dessus, note 3. <3. ZiNGERLE, Monumenta syriaca, I, p. 1.

Acta mart. et sanctorum, VI, 83-lOG. Elle a été traduite en allemand par Ryssel K

Le ÏS" vol. des Analecta sacra, publié par l'abbé' P. Martin, a encore quelques fragments syriaques d'écrits de Méthodius, d'Eustathius d'Antioche, de Sérapion de Thmuis et de pseudo-Denys l'Aréopagite.

Les œuvres de Grégoire de Nazianze furent traduites en syriaque, en deux tomes, par l'abbé Paul, en 624, en Chypre, où il s'était réfugié pour échapper aux armées perses qui avaient envahi la Mésopotamie ^. Athanase de Balad traduisit les homélies, au moins partiellement ^, et la ^uvaywyri xai él^ijyrjOK IoxoqliZv; celle-ci nous est parvenue dans un ms. du Musée britannique ■*. Les Nestoriens, de leur côté, avaient une version des écrits du Théologien ^. Au nombre des traducteurs de ces écrits, Barhebrœus cite aussi Jacques d'Edesse ^. Peu de temps avant sa mort, le P. Bollig édita le ms. du Vatican syr. 105, qui contient une version des poèmes iambiques; son édition a été complétée par le P. Gismondi '. Ce manuscrit, qui est ancien (V^ouVP s.), ne comprend pas la série intégrale des poèmes de Grégoire ; l'ordre y diffère de celui des éditions grec-

1. Theol. Zeitschr. aus der Schwciz, 18!)4, p. 228. cf. Victor Ryssel,. Georgius Thaximati'.rrjus, sein Leben Uiid seine Schriften, Leipzig, 1880.

•2. AssÉMAM, B. 0.,I, 71; ni, part. I, 23. Sa version est conservée au Musée britannique; Wkight, Calai. , p. 423-433.

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