Voir Stiglmayr, op. cit., p
'.na TRADUCTIONS D'ŒUVRES
taire sur les deux livres de pseudo-Denys, La hiérarchie céleste et La hiérarchie ecclésiastique ' . Le Liçre de Hiérothée, qui porte le nom du soi-disant maître de Denys, ne semble pas être une version, mais un original syriaque ; nous en parlerons dans notre seconde partie, dans la notice consacrée à Etienne bar Soudaili, auquel ce livre a été attribué.
Un résumé de la traduction syriaque des Tfirj/nuTu de Jean Philoponus, ouvrage tliéologique dirigé contre le concile de Chalcédoine, aujourd'hui perdu, est donné par la Chronique de Michel le Syrien ( éd. Chabot, p. 203; trad., t. II, p. 69).
Les œuvres de Sévère d'Antioche qui sont pour la plupart perdues en grec, sont conservées en syriaque dans des traductions jacobites. Paul, évêque de Callinice, traduisit en 528 à Edesse, où il s'était retiré après sa déposition de son siège épiscopal- : la correspondance de Sévère et de Julien d'Halicarnasse sur l'incorruptibilité du corps du Christ, avec un discours de Sévère contre Julien ^ ; le traité contre les Additions
i. AssÉMANi, D. 0., II, 120-121; manuscrits au Vatican iOO, 3C3 et4H, Catal. Vat., II, ;)39, et Mai, Script, vet. nova collectio, V; à la Bodléienne. n" 204. Fkotiiingiiam, Stephen bar Sudaili, Leide, 1886, p. 4, cite àtort Joseph d'AInvaz parmi les commentateurs de pseudo-Denys ; la notice du Catalogue d'Ébedjésu, sur laquelle il se fonde, doit s'entendre de la grammaire de Denys de Tlirace; B^thge\, Theol. Litteraturzeit.. XII, 222, comp. ci-dessus, p. 283, note 2.
2. Wright, Syriac lit., 2= éd., p. 94, note ), remarque que ce Paul ne doit pas être confondu avec Paul, évêque d'Édesse, qui l'ut exilé à Euchaita en o22, rétabli sur son siège en ."jiii, et mourut l'année suivante.
3. Ms. syr. du Vatican 1^0, Cat. Vat.. III, p. 232; Assémani, B. 0., II. p. 40; ms. Add. I72U0 du Musée britannique, du VII« siècle, Wright, Catal., p. 354. La correspondance entre Sévère d'Antiocbe et Julien d'Halicarnasse est insérée dans la compilation syriaque de l'Histoire de Zacharie, liv. IX, chap. xin (Land, Anecd. syr., III, p. 363). Suivant Broors, The syrinc Chronicle of Zachariah of Milijlenc, p. 234. note 1, le texte est indépendant de la traduction de Paul de Callinice. La lettre de Sévère à .lustinien contre Julien se trouve dans Zacharie, liv. IX. chap. 16 (Land, Anecd. syr., III, p. 279) ; d'autres lettres, liv. IX, chaji.iO (L.«D, iOid., p. 290).
OM Appendices àe Julien', et contre la dernière apologie de celui-ci^ ; le traité contre les Manichéens et le Philaléthès"^. « Probablement de lui, ajoute Wright '', sont : l'ancienne version des Homiliœ cathédrales'^; la version de la correspondance de Sergius Grammaticus et de Sévère au sujet du dogme des deux natures en Jésus-Christ''; et peut-être encore la version du traité de Jean Grammaticus de Césarée ' et quelques autres versions qui ne nous sont connues que par des citations éparses. Ces traductions lui valurent de la part des Jacobites le titre Ôl Interprète des livres, f^"^âv^
L'abbé Paul traduisit, pendant son séjour en Chypre, vers 624, outre les œuvres de Grégoire de Nazianze (ci-dessus, p. 309), VOctoechus de Sévère, un recueil d'hymnes pour les fêtes de l'année. Sa version nous est parvenue, avec celle des hymnes de Jean bar Aphtonia, de Jean Psaltès et de quelques autres auteurs, dans le ms. Add. 17134 du Musée britannique, où elle a été revisée en 675 par Jacques Philoponus (Jacques d'Edesse)^. Celui-ci nous informe, dans une note du manuscrit ^, qu'il a revu avec soin la traduction syriaque
1. Ms. syr. du Vatican liO: ms. Add. 12158, daté de 588, Wright, Calai., p. 550. Une traduction latine du commencement du traité contre Julien et de l'homélie de Timothée d'Alexandrie est imprimée dans le Spicilegium Romaaum de Mai, t. X.