‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 162 sur 200 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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-2. Ci-dessus, p. 183. M. l'abbé Ducliesne a dessiné de cet évêque un portrait brillant, mais un peu fl atté, Mémoire lu à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 25 octobre 189-2.

3. Voir ci-dessus, p. -247--24it, 239. -260, -270, -27G, 278, 313. Dans la compilation historique de Zacharie, Sergius est aussi indiqué comme l'auteur d'un traité sur la foi, voir Land, Anecdola syriaca, lU. p. 289, 1. 12.

4. Land, Anecdota syv., ni, 289; BarhebkvEus, Chro7i. eccl. 1, -207; comparer aussi sur Sergius : Assémani, B. 0., II, p. 3-23; WuicriT, Syriar Ut., 2'' éd., p. 88; Baumstark, Lucuhrationex syro-grœcœ, p. 338 et suiv.

ô. Et non Ascolh'.s, voir Ki.eyn, Hcf Leven van Johannes van Telia, p. 39.

diplomatiques, le charg-e d'une mission pour le pape Agapet. L'intrigant médecin s'embarque pour Rome, accompagné d'un jeune architecte du nom dEustathius. Il ramène Agapet à Constantinople et, avec son aide. le pape obtient l'expulsion de cette ville des Monopliysites; là se trouvaient alors Sévère d'Antioche et Théodose d'Alexandrie, exilés et retirés auprès d'Anthimus; Anthimus dut s'expatrier, suivi de Sévère. Sergius mourut à Constantinople en 536 ' , et Agapet ne lui survécut que quelques jours. Le compilateur de Zacharie, qui rapporte ces faits, voit dans ce double trépas un événement miraculeux.

Ahoudemmeh^, qu'Ebedjésu catalogue à tort parmi les écrivains nestoriens, avait été d'abord évêque du Beit- Arbayé (ou Tour-Abdin) ^ ; son élévation au siège métropolitain de Tagrit par Jacques Baradée en 559 ne laisse pas de doute sur sa conl'ession monophysite. Cet évêque convertit un grand nombre de persans et, parmi ceux-ci. un jeune prince de la famille royale, qu'il baptisa en lui donnant le nom de Georges. Ces conversions excitèrent la colère de Chosroès Anoschirwan qui fit mettre en prison Ahoudemmeh ; celui-ci mourut dans sa prison en 575 ''. Sur ses écrits philosophiques et grammaticaux, voir ci-dessus, p. 250 et 286.

Moïse d'Aghel est connu par sa traduction de VHistoire de Joseph et Aseneth (ci-dessus, p, 83), et la version des Glaphyra de Cyrille d'Alexandrie, qu'il entreprit à la demande du moine Paphnutius. On a

\. Voir sur cette date Baimstaur, Lucubrationes syro-grœcœ, p. SC:;.

2. Ce nom signifie qui ressemble à sa mère. Sa vie a été publiée par F. Nau dans la Patrologia Oricntalis, t. ni, fasc. 1 -.Histoires d' Ahoudemmeh et de Maroula, Paris, 1906.

3. Barhebiî.eus, Cliron. eccl., II, 99; comp. Asskmani, B. 0., II, 414; III, part .1, 192.

i. Il ne lut pas décapité, comme Barliebra-us le prétend; voir Nof.l- BEKE, Litter. Centralblall, 1890, n" 3ri, p. 12iC; F. Nau, op. cit.

encore la lettre de ce moine et la réponse de Moïse d'Aghel, mises en tête de la version des Glaphyra, et quelques fragments de cette version dans le ms. syr. 107 du Vatican; un court fragment dans le ms. 96 du Vatican; et d'autres fragments au Musée britannique^ Add. 14555 ^ La lettre de Paphnutius nous apprend que le traité de Cyrille sur V Adoration en esprit et en i>érité avait été traduit précédemment en syriaque ^. Nous savons aussi (voir ci-dessus, p. 340) que le traité De recta fide avait été traduit, du vivant même de Cyrille, par Rabboula. Il résulte d'un passage de la réponse de Moïse d'Aghel -^ que cet auteur écrivit après la mort de Philoxène et de Polycarpe, car il cite la version de l'A. et du N. T., dite la Philoxénienne (voir cidessus, p. 50). On ne sait rien de la vie de Moïse que Wright '' place au commencement de la seconde moitié du VP siècle, entre 550 et 570 : « Il ne peut être beaucoup postérieur, ajoute-t-il, à cause de sa traduction de VHistoire de Joseph et Aseneth qui a passé dans la compilation de Zacharie le Rhéteur. »

Nous terminons ce paragraphe par Pierre de Callinice ou Petrus junior, qui fut nommé patriarche d'Antioche en 578 et mourut en 591 ■^ Ce patriarche fut célèbre par ses controverses christologiques avec Damien, patriarche d'Alexandrie. Le traité qu'il écrivit

1. Les lettres de Paplinutius et de Moïse ont été publiées avec les fragments des ms. du Vatican par Glidi dans les comptes rendus de YAccadeinia dei Lincei. mai et juin 188(), p. 30!i et suiv. M. Guidi a reconnu, d'après la description du Calai, de Wr.iGiiT, que les fragments de Londres et de Rome ne sont que des disjecla mevibra d'un seul et même manuscrit.

i. La version syriaque est contenue dans le ms. Add. 12166 du Musée britannique, daté de i).j3; WniciiT, Catal., p. 491.

3. Ce passage avait déjà été imprimé par Assémani, C. 0., II, 8"2-83.

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