‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 168 sur 200 · Wrpght, Calai., p · texte numérisé non relu

Wrpght, Calai., p

3. Catal. Vat., III, 102; Wright, Catal., p. 8't8. Des extraits dans ïe Liber thesauri de Oaiidaiii, p. 30.

■i. Calai. Val., III, 532; Assi.jiANi, B. 0., I, VJo.

partie dans le ms. Add. 12154, écrit de 714 à 718. Une des lettres les plus intéressantes est celle qu'il adressa au prêtre Jésu (ci-dessus, p. 220); sur ses canons, voir p. 171. Georges mourut en 724 '.

Nous passons rapidement sur Georges, évêque de Maipherkat ou INlartyropolis, auteur de plusieurs épîtres, et sur ses deux disciples, Constantin et Léon, qui furent, tous deux, évêques de Harran. Constantin, qui confessait les deux natures dans le Christ, écrivit des traités de controverse contre les Monophysites. On ne connaît de Léon qu'une lettre adressée au patriarche jacobite Elias ^.

Par cette lettre, Léon demandait à Elias les raisons de sa conversion. Elias, en effet, avait appartenu au parti dyophysite, mais il se rallia à la doctrine monophysite à la suite de la lecture des œuvres de Sévère d'Antioche. Il avait été moineau couvent de Goubba- Barraya, puis évêque d'Apamée, avant d'être élu patriarche d'Antioche en 709 ; il mourut en 724. On possède de lui son apologie en réponse à la lettre de Léon ^.

A ce siècle appartient aussi Jean Maron, patriarche

1. Ryssel a édité les deux homélies raclriques dans les Alli délia R. Accademia dei Lincei, 1891, vol. IX, parte II, p. U6 et suiv. ; et il en a donné une traduction allemande dans Georgs des Araberbischofs Gedichte undBriefe, Leipzig, 1891, p, 1-14: suit :1a traduction du commentaire sur les sacrements de l'Église, des lettres de Georges, de la finde YHexaméroii de Jacques d'Édesse et de diverses citations. Ryssel a édité les lettres adressées à Jean le Stylile, sur l'astronomie, dans la Zeitschr. f. Ass.yriologie,\u\, \\. 1-55. Dans ces lettres, Georges mentionne son Chronicon (aujourd'liui perdu). Ryssel a écrit la biographie de Georges dans l'ouvrage cite plus haut, Georgs des Araberbischofs Gedichlv, p. XV.

2. AssRMANi, B. 0., I, HVi et suiv.; Wright, Syriac lit., 2". éd., p. 100. AssÉMANi plaçait Georges de Maipherkat vers ."iSO; Wrighl le fait descendre un siècle plus bas.

3. Dans deux ms., tous deux incomplets, l'un au Vatican, Cod. Vat. 145, et l'autre au Musée britannique, Add. 17187: voir Wiiicni, Syriac lit., 2« éd., p. IGl.

DU VIIP SIECLE. 37!)

des Maronites, sous le nom duquel sont mis : un exposé de la foi et deux courts traités, l'un contre les Jacobites et l'autre contre les Nestoriens. L'attribution de ces ouvrages à Jean JNIaron a été contestée; elle a été défendue par M. Nau qui a publié en auto graphie, avec une traduction, les textes syriaques d'après le ms. de Paris, syr. 203 '.

§ 2. —Le VIII siècle.

Ce siècle brilla d'un éclat bien paie autant chez les Syriens orientaux que chez les Syriens occidentaux : il marque le commencement du déclin de la littérature syriaque.

Babai de Gcljilta. qui vivait sous le patriarche restorien Salibazeka (714-728). selon l'histoire de Thomas de Marga, se consacra à la réforme de la musique dans l'Eglise nestorienne; il fonda, en vue de l'enseignement de sa nouvelle méthode, plusieurs écoles dans les diocèses d'Adiabène et de Marga, notamment à Kephar- Ouzzel et à Baschousch. 11 établit d'abord sa résidence à Kephar-Ouzzel ; puis, il alla terminer ses jours à Gebilta dans le diocèse de Tirhan, où il était né. Babai composa des oraisons funèbres, des cantiques, des homélies, des hymnes et des lettres -.

Assémani place au temps du patriarche Péthion 731-

\. F. A'au, Opuscules Maronites, Paris, 1890. Celte publication contient

une disseriation sur les Maronites et leur ortliodoxie. Al. Assémani

{cod. lilurg., t. V) a aussi édité sous le nom de Jean Maron un Exposé

de la liturgie, mais M. Laiîolt.t [Dion^sius bar Salihi; Expositio lilur-

(jix) a montré que c'est un remaniement de celui de liar Salibi.

2. Assémani, C.O., III, part. I, 117 et suiv. Quelques-unes de ses hymnes existent dans les bibllollicijues de Londres, de Paris et de Municli, voir Wbight, Syrinc lit., 2'= éd., p. is:i. Une hymne a été traduite eu anglais par Maclean, East Syrian Dnily Offices, p. l.'i". On a cnulondu ce Babai avec liabai bar Nesibnayc, auteur de livres ascétiques et d'hymnes (fin du VF -l.). voir Addai SaïKii. Rev. de l'Or, cltrél., UWG. p. 18.

740) Barsahdé de la ville de Karka de Beit-Slok, auteur d'une histoire ecclésiastique ^ et d'un traité contre la religion de Zoroastre.

Abraham bar Daschandad enseigna à l'école de Baschousch, qui avait été fondée par Babai de Gebilta, comme nous l'avons rappelé plus haut. Il était d'une nature chétiveet on l'avait surnommé le boiteux, mais, dès son enfance, Babai avait, dit-on, prédit à sa mère son brillant avenir -. Bar Bahloul, dans la préface de son lexique, le cite comme une de ses autorités. Le catalogue d'Ebedjésu lui attribue les ouvrages suivants ^ : un livre d'exhortations; des homélies sur la pénitence {va7\ sur la cupidité); des lettres; le Livre de la voie du Roi; une controverse avec les juifs; et un commentaire sur les traités du moine Marc.

Mar Aba II, ou simplement Aba (?), fut nommé patriarche des Nestoriens en 741 et mourut en 751. Il avait été auparavant évèque de Kaschkar, sa ville natale. Barliebrœus lui attribue un commentaire des œuvres de Grégoire de Nazianze ^. Ebedjésu cite de cet auteur : des démonstrations; des lettres; un commentaire sur la Dialectique d'Aristote ; et le Livre dea Stratèges -'.

A cette époque appartient encore Siméon de Kaschkar ou Siméon bar Tabbahé {fils des bouchers), auquel Ebedjésu attribue une histoire ecclésiastique (ci-dessus, p. 204).

Sourin fut évêque, d'abord de iNisibe, puis de

1. Comp. ci-dessus, p. 203. Ce Barsalidé est différent de Salidona qui était aussi appelé Barsahdé, voir ci-dessus, p. 230.

•2. Voir l'Histoire monastique de Thomas deMarga, livre lU, chap. in.

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