Dans son commentaire sur Sophonias, i, G
avoir eu aussi ce seutiment ; saint Ephrem et Jacques d'Edesse, dans leurs commentaires de la Peschitto, disent les interprètes, au pluriel, en parlant des auteurs de cette version.
' Mais, sur la nationalité et la religion de ces traducteurs, on cesse de s'entendre. Ilirzel, Kirsch, Gesenius Iles tenaient pour des Chrétiens grecs; d'autres, comme Perles et Prager, pour des Juifs ; Dathe, Nœldeke et Renan, pour des Judéo-chrétiens, Cette dernière opinion est la plus vraisemblable, si l'on prend dans son bon sens le mot de Judéo-chrétiens, c'est-à-dire dans le sens de Juifs convertis et non dans celui d'Ébionites. ' Dans la Mésopotamie, en effet, où la Peschitto a été ; composée, c'est au milieu'des communautés juives que , le christianisme, semble-t-il, commença à se propager. ^ Suivant la J^égende d'Abgar, Addai, l'apôtre de lOsrhoène, est originaire de Panéas de Palestine ; il descend à Edesse chez le juif Tobie. A sa parole, les Juifs d'Édesse se convertissent avec le même empressement que les païens. Il est certain, d'un autre côté, que la Peschitto procède de l'hébreu et non des Septante. Comme le canon hébreu, la Peschitto primitive n'avait pas les livres deutérocanoniques que renferment les Septante. L'influence des targoums sur la version syriaque a été constatée, d'une manière indéniable, par M. Perles \ en particulier pour le Penta- ,teuque, par M. Cornill - pour Ézéchiel, et par M. Siegmund Freenkel pour les Chroniques '^.
Si l'hypothèse de traducteurs grecs chrétiens doit être écartée, différents passages qui ont un caractère