‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 68 sur 200 · Sijnodicon orientale, p. G · texte numérisé non relu

Sijnodicon orientale, p. G

3. cf. WiiiGsiT, Calai., p. 1030; Cuadot, Synodicon orientale, p. 12.

rence. à la Bibliothèque nationale, à la Bodléienne d'Oxford et à la Bibliothèque roj-ale de Berlin. Lecard. Mai a imprimé, dans le vol. X de la Script, vet. nova colleciio, la traduction latine qu'Aloysius Assémani en avait faite. Le P. Bedjan a édité le texte syriaque, Nomocanon Grcfrorii Barhebrœi, Paris, 1898. Le nomocanon de Barhebrœus est plus complet que celui d'Ebedjésu en ce qui concerne le droit civil K

On possède encore le Nomocanon de David, métropolitain maronite, traduit du syriaque en arabe par Thomas, évêque de Kaphartab, avec des additions et des corrections conformes à la doctrine monothélite. Cet ouvrage est précédé de la lettre du moine Joseph, adressée à ce même Thomas, et de la réponse de celui-ci -.

Ces collections dispensaient de recourir aux collections précédentes, moins complètes ou moins systématiques, et aux traités spéciaux dont elles contenaient un épitomé. On n'est donc pas surpris qu'un certain nombre d'ouvrages juridiques, antérieurs à ces recueils, se soient perdus. Quelques-uns cependant ont subsisté.

Rabboula, évêque d'Edesse [■\- 435), nous a laissé trois petits traités intitulés, l'un Canons, le second Avertissements concernant les moines, et le troisième Commandements et avertissements adressés aux prêtres et aux réguliers. Ils ont été publiés, d'après des ms. du Musée britannique, par INI. Overbeck dans son livre, S. Ephrœmisyri, RabuUc, etc., p. 210-221.

Abraham, le fondateur du Grand Monastère sur le

1. Mai, op. cit., préface, p. xi. M. Bedjan a donné dans la préface de

son édiUon, p. viii-x, la liste des sujets traités dans les chapitres. ^,

:2. ZoTExnEr.G, Catal. des ms. syriaques de laBibl. nationale, n" 223 ; m

comp. AssÉMvxr, Catal. Val., t. III. p. 50-2 et suiv. "'

mont Izla (VP s.), passe pour le réformateur des mœurs des moines nestoriens, qui s'étaient relâchées depuis l'introduction du monachisme en Mésopotamie. Abraham et son successeur à la tête du monastère d'Izla, Dadjésu, composèrent les canons qui régissaient ce couvent, le premier, au mois de juin 571, et le second, au mois de janvier 588. Ces canons ont été publiés avec une traduction latine par M. l'abbé Chabot, d"après un ms. du Musée Borgia, dans les comptes rendus de VAccadeniia dei Lincei sous le titre de Reguhe monasticse ah Ahrahamo et Dadjesu conditœ, Rome. 1898. Ebedjésu les avait insérés dans son Nomocanon publié, comme nous l'avons rappelé plus haut, par Mai; mais il les modifia et les altéra de plusieurs manières. M. Budge, se référant à l'édition de Mai, avait donné une traduction anglaise des canons d'Abraham dans son édition de Tllistoire monastique de Thomas de Marga, t. I. p. cxxxiv et suiv., et une analyse des canons de Dadjésu, ibid., p. cxl. Dadjésu, un fervent nestorien, exigeait de ses moines une adhésion sans réticence à la doctrine prêchée par Nestorius.

Jean bar Cursus, évêque de Telia de Mauzalat (ouV simplement Jean de Telia, \ 538 , un des ardents apô-f très du monophysisme dans la Mésopotamie, a com-/ posé des Ai'e?-tissements et préceptes sous forme de^ canons adressés aux clercs et des Questions relatives à divers sujets adressées parle prêtre Sergiusà Jean de Telia, avec les réponses à ces questions. Ces deux ouvrages se trouvent dans des manuscrits du Musée britannique et de la Bibliothèque nationale ^ ; le premier a été édité par Carolus Kuberczyk, Canones Johannis bar Cursus, Leipzig, 1901; le second a été publié par

\ Calai. Wright, voir General index, p. 1296, col. 2; Catal. Zolenberg,

li" 6-2, fJO'^ et 51".

M. Lamy [Dissertatio de Syrorum fide et disciplina in re Eucharifiticay Louvain, 1859, p. 62).

Des extraits des sentences ecclésiastiques portées par Siméon, métropolitain de Rivardaschir ; VI^ s. ', nous sont parvenus dans le ms. du Vatican Cod. Borgiano sir. 82 ' .

' Les règles ascétiques que Rabboula avait instituées à Kdesse au V° siècle, étaient peu à peu tombées en désuétude. Au WV siècle, Jacques, nommé évéque de cette ville, fit dinutiles efforts pour remettre en vigueur les anciens canons ecclésiastiques; il se heurta à la résistance des moines qui trouvèrent un appui auprès du patriarche d'Antioche, Julien, le successeur d'Athanase. Jacques, voyant son autorité méconnue, abandonna son siège épiscopal et se rendit au couvent où résidait le patriarche; devant la porte du couvent, il mil le feu à un exemplaire des canons qu'il avait apporté, en s'écriant : « Ces canons, que vous foulez aux pieds et que vous n'observez pas, je les brûle par le feu comme superflus et inutiles '-. » Parmi les nombreux canons de Jacques d'Kdesse '', quelques-uns sont rédigés sous la l'orme de questions adressées à cet évêque par le prêtre Addai et de réponses à ces questions. Ces derniers ont été publiés, d'après le ms. de Paris 62, par Paul de Lagarde, Reliqux Juris eccl. syriace, p. 117-134, et par M. Lamy, Dissertatio de Syrorum fide, p. 98-171. Kayser en a donné une édition critique plus complète, avec une traduction allemande '•. Cette édition est basée sur les deux ms. de

\. CF.r.soY, l. c, p. 36o. Ce Siméon est indiqué comme l'auteur d'une collection de canons dans le Calalor/ue d'Êbedjésu, B. 0., III, part. I. p. 270.

"2. Bariiebr-els, Chron. eccL. I, p. û<)l.

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