‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 67 sur 200 · Synodicon orientale, p · texte numérisé non relu

Synodicon orientale, p

Les conciles qui y figurent sont ceux : 1° d'Isaac. ' en 410' ; 2° de Yaballaha I, en 420; 3° de Dadjésu, en 424; 4° d'Acacius, en 486; 5° de Barsauma de Nisibe (en réalité, ce sont six lettres de ce métropolitain à \. Acacius-); 6° de Bal)ai, en 497; 7° de Mar Aba I. en / 544^; 8° de Joseph, en 554; 9° d'Ézéchiel. en 570 ; 10" de Jésuyab I. en 585 (suit : une lettre disciplinaire et dogmatique adressée à Jacques, évéque de Deirin): 11° de Sabrjésu I, en 596 (suit : une lettre synodale adressée aux moines du couvent de Bar Qaitii ; 12" de Grégoire I. en 605 ; 13" de Georges I, en 676 (suit : une lettre dogmatique adressée à Mina, cliorévèque de Perse, en 660); 14" et de Henanjésu II'', en 775. Le ms. de Paris ne contient pas la lettre de Jésuyab à Jacques de Deirin.

Le ms. de Paris a, en outre, le premier synode de Ti • mothée 1, patriarche des Nestoriens, dont les décisions ou quelques-unes d'entre elles sont adressées, sous forme de lettres, à Éphrem, métropolitain d'Elam''.

i. Le Synode d'Isaac, interpolé par les Jacobites, avait été d'abord publié d'après le ms. 0-2 de Paris, par M. Lamy, Cohcï7ù«w Seleuciœet Ctesiphonti, Louvain, 1868. M. Lamy en a repris l'étude, d'après le ms. du Vatican C'od. Dorgiano su: 8-2, dans le Compte rendu du III'' congrès scientifique des catholiques, Bruxelles, 189i, 3= partie, p. 85.

-2. Publiées parOscAii BrauN, dans les Actes du A'"^ Congrès des Orientalistes, Genève, 1894; et par .T. -B. Chabot, Synodicoii orient., p. 5-23.

3. M. Bedjan a publié une lettre de Mar Aba à la suite d'une vie de ce patriarche dans son Histoire de Mar-Jabalafia, Paris, l89o. Cette lettre a été traduite en français par F. Nav, Le Canoniste contemporain, Paris, 1891, p. 20; et rééditce par M. Ciiadot, Synodicon orient., p. 80; comp. aussi la lettre publiée par Assémani dans sa Bibl. orient., t. III, part. I, p. 7C, note 4.

4. Le ms. du Vatican Cod. Borgiano sir. 8-2 renferme aussi des sentences judiciaires de ce patriarche; P. Cersoy, l. c, p. 3":>, 31'.

3. Ce synode a été publié par.I.-B. Cuabot, Synodicon orientale. Appendice IV, p. 599. M. Chabot en fixe la date à 790, d'après Ébedjésu, Collectiocanonum,lTd,i\.é IX, chap. vi. M. Oskar Brau:*, qui l'a aussi publié dans Oriens chr.'stianus, 190-2, p. -283 et suiv., estime qu'il s'agit d'un synode antérieur, qui aurait eu lieu en 78-2. M. Braun a publié à la suite, diaprés le ms. du Vatican, Cod. Borgiano sir. 8-2, une lettre de

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M. Guidi a étudié, dans la Zeitschr. cler dent, morgenland. Gesellsch., t. XLllI. p. 088 et suiv., les deux versions arabes de cette collection, faites l'une par Elias Djauhari, métropolitain de Damas (893). et Tautre par Aboulfaradj ibn at-Tayib {-j- 1043). Celui-ci a ajouté les derniers synodes de Timothée, de Jésu bar Noun ^ et de Yohannan III. M. Guidi a comparé ces versions avec lorig-inal syriaque que renferme le ms. du Vatican cité plus liant; il a reproduit ensuite, d'après ce manuscrit, les souscriptions des différents conciles avec les noms des évêques qui y sont mentionnés. La liste alphabétique des évècliés, qui termine cette étude, forme une utile contribution à la géographie de la Mésopotamie orientale et de la Perse.

Gabriel, métropolitain de Bassora 884-893), estTauteur dun recueil de canons divisé en deux parties-.

Le patriarche nestorien Elias I (1028-1049) réunil dans un court volume les canons, constitutions et jugements concernant la religion^.

Elias bar Schinaya. métropolitain de Nisibe et contemporain du patriarche Elias, composa quatre tomes de décisions ecclésiastiques ''.

Ébedjésu, métropolitain de Nisibe (-|- 1318), frappé des difficultés que présentait 1" étude de la riche lit-

Tiraothée, qu'il considère comme une partie délacliée du premier synode daté de 790 par Ébedjésu.

l.Lems. du \3Ll\cs.n,Cocl. Borgiano sir. M, a de ce patriarche des canons, lois et sentences judiciaires; des questions posées par le diacre Macaire avec les réponses du patriarclie, suivies d'autres questions qui ne sont pas de ce patriarche; comparer P. Cersoy, l. c, p. 372.

2. Catalogue d'Ébedjésu dans Assémanm, £. 0., ni, jjart. 1, iO-2 et 209.

3. Cf. ibid., part. U, p. •203; ms. du Vatican Cod. Borgiano sir. 82, p. 749-803.

i. Catal. d'ÉbedJésu, dans Assémani, B. 0., ni, pai't. I, p. 200. Ébedjésu a résumé dans sa Colleclio canonumoii Noiiiocanon,Tv3iHélU, le chapitre Du partage des héritages d'Elias bar Schinaya.

SYRIAQUES. lOr

térature juridique de l'Orient nestorien, résolut de codifier les divers documents de cette littérature et d'en former un livre uniforme qui eût force de loi aux yeux de ses coreligionnaires. Telle est l'origine de VEpitoiné des canons synodaux, désigné sous le nom de Nomocanon d'Ebedjésu. Ce recueil est divisé en deux livres comprenant l'un le droit civil, l'autre le droit ecclésiastique. Assémani en a donné une analyse détaillée dans sa Bibliotheca otientalis, t. III. part. I, p. 832 et suiv. ' ; le card. Mai l'a édité avec la traduction latine d'Aloysius Assémani dans le vol. X de sa Sci-iptoriun veterum nova collecdo, Rome, 1838.

Ébedjésu avait écrit son Nomocanon quand il était moine. Devenu évéque, il composa un traité de droit canonique, intitulé Règles des jugements ecclésiastiques et divisé en deux livres, qui comprennent chacun cinq chapitres. Un ms. de cet ouvrage est en la possession de ]M. Chabot qui l'a fait connaître '^.

Les Syriens monophysites avaient, eux aussi, un recueil de leurs conciles dès le commencement du VP siècle ^.

L'œuvre de codification qu'Ébedjésu fît pour les Nestoriens, avait déjà eu lieu chez les Jacobites. Barhebrseus a réuni dans son recueil intitulé le Livre des directions, pïào,. |j,k3, les textes juridiques des Syriens occidentaux, comprenant les canons ecclésiastiques et les lois civiles. Cet ouvrage a été traduit en arabe, et il en existe des manuscrits, soit en syriaque, soit en arabe, au Vatican, à la Laurentienne de Flo-

1. Ibid., p. 32, Assémani a imprimé la lettre synodale des patriarches occidentaux aux Orientaux, relative à l'institution du patriarcat de Séleucie. Cette lettre est extraite du livre IX, cliap. v, du Noniocanon d'Ebedjésu.

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