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Ibid., H, p

des mots et des phrases avec l'intention de rendre la pensée plus claire et plus transparente, ou elle paraphrase et ajoute avec la préoccupation d'exprimer plutôt le sens des phrases que le sens des mots. La même caractéristique peut être aussi donnée du texte syriaque du Usçi rfilluç, qui est plus court que le grec ' . »

A la classe des versions qui sont des remaniements plutôt que des traductions dun original grec, appartiennent : le traité de Plutarque IlaQi aoçyi^olaç et, sans doute aussi, le traité TJsQi doy.rjosu)q, attribué à Plutarque et dont le grec ne s'est pas retrouvé-. Le plus souvent le traducteur prend, comme base de son travail, les pensées de Plutarque et construit avec elles un nouvel ouvrage ; ces versions sont de peu d'utilité pour la critique du texte grec.

M. Baumstark qui, après Gildemeister et Ryssel, a examiné ces versions, arrive à des conclusions analogues, mais un peu différentes^. 11 croit y reconnaître la manière de traduire propre à Sergius de Reschaina ; ce serait donc des traductions de ce célèbre interprète '*. Pour expliquer, d'un côté, les divergences que ces versions présentent entre elles, et, d'un autre côté, les erreurs et les lacunes qu'elles contiennent, M. Baumstark admet des revisions ultérieures : un premier reviseur, peu de temps après la mort de

1. Le syriaque s'arrête à la p. 279 de l'édition de Petavius et à la p. 328, 1. 12, de l'édition de W. Dindorf.

2. Ryssel, Ueber den tcxtkritischen Wcrthj etc., I, p. 4; II, p. 5. Comp. Gii.DEMEisTER, Rheùiischcs Muséum fur Philologie, neuc Folge, t. XXVII, p. 520 et suiv. Gildemeister et Buecheler ont publié dans ce volume une traduction allemande du texte syriaque du Ueçï âaxtjaeoùç et du JZfçt doqyrjaCaq.

3. Lucubrationes syro-ffrœcœ, Leipzig, 1894, dans le supplément XXI des Annales philoloç/iques, p. 40.'i et suiv.

4. M. Sachau, Hermès, 1870, vol. IV, p. 78, avait déjà émis la même conjecture pour la plu]>art des versions mentionnées ci-dessus.

Sergius, aurait remanié le discours d'Isocrate à Demonicus ; un second aurait retravaillé les versions de Lucien et de Themistius; un troisième serait l'auteur des profondes modifications subies par le texte syriaque des traités de Plutarque. L'apparat critique sur lequel est basée cette hypothèse est solidement établi, mais en pareille occasion, une preuve convaincante est impossible.

La version du traité de Plutarque sur les avantages à tirer de ses ennemis [Dp capienda exinimicis utilitate) rentre dans la même classe des traductions syriaques. Elle se trouve avec les versions du nsQldoxîjoscoç et du Ilsçi doçyrjoiaç dans le ms. du Sinaï qui a fourni à M. Rendel Harris le texte syriaque de V Apologie d'Aristide (voir ci-dessus, p. 155). M. Nestlé l'a publiée avec une traduction anglaise dans les Studia Sinaitica, n° IV, sous le titre de A tract of Plutarch on the advantage to be deriçed from ânes enemies, Londres, 1894. M. Nestlé incline à voir ici la même main qui a traduit le TIsol doQy/jolaç et le risQi ugsr^ç. M. Ryssel, qui a traduit cette version en allemand, ne reconnaît pas le caractère des traductions de Sergius, Rhein. Muséum, neue Folge, LI, 1896, p. 1 et suiv. Comp. Nœldeke, Zeitchr. der dent, morgenl. GeselL, XLIX, p. 324; Franz Cumont, Ret>ue de Philologie, 1895, p. 81.

INL Gottheil a publié des fragments d'une version syriaque d'Apollonius de Tyane, Zeitschr. der dent, morg. Gesell.,. 1892, XL VI, p. 466.

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