‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 95 sur 200 · Syriac literalure, 2« édit., p · texte numérisé non relu

Syriac literalure, 2« édit., p

2. Dans la Zuitschr der deut. morgenl. Gesellschaft, 1850, t. XIV, p. 586 et siiiv.

3. Cf. aussi GisMONDl, Li/?^i(œ syriaae Gramwaîtca, BeyrouUi, liiOO, Chrestom., p. 7-18.

4. Wright, Journalof t/ie royal asiatic Society, lS'i,\o\. VH, part I, Appendix,]^. 4; The Book of Kalilah and Dirnnah, Préface, p. ix-x ; comp. Hochfeld, Beitràge zur syrisclien Fabcllitli'ralur, Halle. 1893; Sach\u, Verzeichniss dcr syr. Ilandschriflen, Berlin, 1899, p. 266,439, "23; WuiGiiT et Cook, Calai, des ms. de Cambridge, Add. 2020, p. 58.5 et 586.

renferment des sentences des philosophes grecs, persans, indiens et juifs, des ascètes chrétiens et musulmans. Le chapitre x donne un choix de fables d'animaux, il est suivi de contes, dont quelques-uns d'une obscénité qui étonne de la part d'un évèque ; l'auteur s'en excuse; il a voulu, dit-il, être complet. Une collection des caractères physiognomoniques décrits par les philosophes forme le vingtième et dernier chapitre. M. Morales a publié des extraits de cet ouvrage, avec une traduction allemande, dans la Zeitschr. der dent, morgenl. Gesellschafl, 1886, t. XL, p. 410 et suiv. ^ M. Budge en a donné une édition complète à Londres en 1897, avec une traduction anglaise^. L'éditeur a ajouté quelques poésies de Barhebrseus sur la morale et une élégie sur la mort du patriarche Jean bar Madani, qui est un des plus beaux morceaux de la littérature syriaque de la dernière époque.

On a attribué à tort à Barhebrseus un livre arabe intitulé L'élojgnemcnt du souci ^.

Revenant aux traductions syriaques de la philosophie grecque, nous rencontrons : un dialogue sur l'âme entre Socrate et Erostrophos [Analecta syr., p. 158); un traité sur l'âme [Studia Sinaitica, I, p. 19) ; le discours dlsocrate à T) exnomcns [Anal, syr., p. 167- 177); un traité TIsqÎ doy.rjoawç ou De exercitatione, attribué à Plutarque [Anal, .syr., p. 177-186) ; le traité de Plutarque contre la colère, Daçi uoQyriaiuq [Anal.

1. Quelques spécimens sont imprimes AznsX&Chrestomathia syriaca de KiRCH et Bernstein, 2= éd., Leipzig, 1836, p. 1-4. Assemam avait fait connaître le titre des chapitres, B. 0., U, p. 306.

2. The laughable Slories collecled by Mar Gregory John Bar-Hebrseus.

3. AssÉMANi, B. 0., Il, p. 268 et 272. Un ms. à Berlin, Catal. Sachau, n° 193, p. 631, et à Paris, syr. 274; cet ouvrage est d'Elias de Nisibe et non pas de Barhebrœus ; il n'a rien de commun avec Le livre des contes amusants. C'est un livre de morale comprenant douze chapitres; il enseigne la manière d'acquérir la paix de l'àme.

ftyr., p. 186-195) ; le traité de Lucien contre la calomnie, JJsqî xov /iir] QaâUoç niorsvsiv âiadoXjj (édité par Sachau, Inedita syriaca, p. 1-16); un traité de Themistius IIsqI uqst^ç, qui n'est pas connu en grec [Ined. ayr., p. 17-47); le traité de Themistius TIsqi qjiXiaç, [Ined. syj\, p. 48-65).

Le dialogue entre Socrate et Erostroplios ne correspond à aucun des dialogues Platoniques, mais il est évidemment, dit Renan, de la famille de ces dialogues supposés, tels que l'Eryxias, l'Axiochus, le Minos, l'Hipparque '.

Les versions du discours d'Isocrate à Demonicus. observe M. Ryssel"^, et du traité de Lucien sur la calomnie sont libres plutôt que littérales. « Les grandes omissions, ajoute M. RysseP, que présente la version du discours d'Isocrate, comparée avec les ms. grecs, sont d'une telle importance qu'il n'est pas impossible que le texte grec du discours, dont l'authenticité est mise en doute par plusieurs savants, procède d'une recension postérieure; dans ce cas, la forme de cette recension tardive différerait des autres discours d'Isocrate reconnus authentiques, parce que le reviseur effaçait dans maints endroits, sans se gêner, le caractère stylique d'Isocrate. La traduction syriaque remonterait dans cette hypothèse, à une forme plus archaïque de l'original ; la preuve en serait l'omission de phrases sans importance et non nécessaires. La version du traité de Lucien contre la calomnie est du même genre; ce nest pas une traduction littérale; elle omet

1. Lettre à M. Reinaud, p. 299. Ryssel en a fait une traduction allemande dans le Rheinisches Muséum f. Philologie, neue Folge, XLVin, 185; cf. ibid., LI, 4.

2. Ueber den textkritischen Werth der syr. Uebersetzungen, Leipzig, 1880-1881, I, p. 4.

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