‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 121 sur 247 · Publiées par Saciiau, Inedita syr ., p. v-vir · texte numérisé non relu

Publiées par Saciiau, Inedita syr ., p. v-vir

4. Wright, The book of Kalilah and Dimnah , Oxford, 4884, Préface,

p. IX.

VERSIONS SYRIAQUES

Les sentences de Ménandre sont conservées dans deux ms. du Musée britannique, l’un est le fameux ms. Add. 14658, du VIIe siècle, qui renferme une grande partie de la logique et de la philosophie syriaque; l’autre est le ms. Add. 14614, du VIIIe siècle. Le premier rapporte cent cinquante-trois sentences, qui ont été publiées par M. Land avec une traduction latine et des notes- critiques ] . Le second n’a que dix-huit numéros qui , sauf les deux premiers , se retrouvent dans la première collection; ce petit recueil a été publié par M. Sachau, Inedita syriaca , p. 80. Le principal mérite de cette version syriaque est de reproduire des passages des comédies de Ménandre qui sont presque entièrement perdues. Elle a dû exister de bonne heure. M. Baumstark, qui a étudié les deux recueils publiés par Land et Sachau et qui a donné une traduction allemande du texte syriaque1 2, estime que le recueil Land a été interpolé et augmenté par un auteur maladroit, qui était antérieur au compilateur du ms. Add. 14658. Les interpolations proviendraient du document qui a fourni le recueil Sachau. Il y aurait donc eu autrefois deux florilèges des sentences de Ménandre. Le texte du recueil Land paraît à AL Baumstark très ancien; il n’y reconnaît pas le genre des traductions de Sergius; il conclut que, déjà au milieu du IVe siècle, deux florilèges syriaques des sentences de Ménandre circulaient. C’est remonter bien haut. M. Baumstark laisse indécise la question de savoir si ces florilèges ont été traduits sur des originaux grecs ou si ils ont été tirés des fables d’une nouvelle comédie traduite intégralement en sy-

1. AneccLota syriaca, t. I, texte, p. 64; traduction, p. 158; notes, p. 198.

2. Lucubrationes syro-græcæ , Leipzig, 1894, dans le Supplément XXI des Annales philologiques , p. 357-524.

DE LA PHILOSOPHIE GRECQUE

riaque. Il incline pour cette seconde hypothèse, qui nous semble fort invraisemblable.

Le recueil des sentences mises sous le nom de Xystus, évêque de Rome (le pape Sixte I), est divisé en trois traités d’inégale longueur (Lagarde, Analecta syriaca, p. 2-31); il ne donne qu’un choix de ces sentences comme l’indique le titre : Paroles choisies cle Mar Xystus , évêque de Rome. M. Meinrad Ott a revendiqué cet ouvrage pour le philosophe Sextius b M. Gildemeister a étudié et comparé entre elles les recensions grecque, latine et syriaque de cet ouvrage 1 2.

Romanus, un médecin et un moine du couvent de Kartemin, qui devint patriarche en 887, sous le nom de Théodose, est l’auteur d’une collection de cent douze maximes pythagoriciennes, qu’il traduisit, en grande partie du grec en syriaque et auxquelles il ajouta de courtes explications en syriaque et en arabe. M. Zotenbergen a donné une savante édition, avec une traduction française, dans le Journal asiatique , 1876, septième série, t. VIII, p. 425 et suiv. « Quelques-uns des 2i qiSola IIv6ayoQiy.d qui nous ont été transmis par les auteurs grecs, remarque l’éditeur, se retrouvent, littéralement traduits dans notre texte syriaque. Un certain nombre de ces sentences ont passé du syriaque en arabe et se retrouvent dans les recueils publiés par Scaliger, Erpenius et Freytag, et aussi dans Y Histoire des médecins d’Ibn Abi Ouseibia3 »

Une petite collection de sentences attribuées aux philosophes grecs est conservée dans le ms. syr. 135

1 . Charakter tend Ursprung der Sprüche des Philosophen Sextius dargeslellt, Rottweil, 1861; Die syrischen « Auserlesen Sprüche des Herrn Xistus Bischofs von Rom », ibid, 1862 et 1863.

2. Sixti sententicirum recensiones latinam, græcam, syriacas conjunctim exhibuit Johannes Gildemeister , Bonn, 1873.

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