ZOTENBERG, Op. cit., p
VERSIONS SYRIAQUES
du Vatican. Elle porte le titre de « Discours des philosophes pour celui qui veut posséder en lui une bonne patience h »
L’apologue appartient, en quelque sens , à la littérature gnomique. Nous mentionnerons à cette place la version syriaque d’une recension des fables d’Ésope, que Wright place entre les IXe et XIe siècle1 2. Landsberger a édité un texte de cette version retouché par un auteur juif, sous le titre de Die Fcibeln des Sophos , syrisches Original der griechischen Fabeln des Syntipas 9 Posen, 1859. L’éditeur croyait retrouver dans ce texte un original syriaque, mais Geiger a établi que le mot Sophos était une altération d 'Esophos, Ésope3. D’autres manuscrits portent Josiphos « Joseph » , qui est une autre corruption du même nom 4.
Du même genre sont les huit fables que Rœdiger a pubiés dans sa Chrestomathia syriaca , 2e éd. , Halle, 1868, p. 97-100. Selon Wright5 elles se trouvent insérées dans L’histoire de Joseph et du roi Nabuchodonozor (ms. de Berlin, ancien fonds, n° 57, fol. 16-57).
Nous citerons encore Le livre des contes amusants , j.iA^o jjuolv jJ>îo, de Barhebræus , quoique cet ouvrage ne dérive pas du grec et n’ait aucune prétention au titre de livre philosophique. Les premiers chapitres renferment des sentences des philosophes grecs , persans, indiens et juifs, des ascètes chrétiens et musulmans. Le chapitre X donne un choix de fables d’a-
1. Elle a été éditée par Guim, Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei , juin 1880, p. 554-556.