Bardesanes von Edessa , Halle, 1863, p
4. V. Assémani , Bibliotheca orientalis , Rome, 1719-1728, III, pars I, 24 et suiv.
DE L’ANCIEN TESTAMENT
avait été traduit en syriaque du temps de Salomon, à la demande du roi de Tyr, Hiram, à l’exception des Chroniques et des Prophètes dont la version fut faite seulement sous le roi d’Édesse, Abgar. Selon d’autres1, l’auteur de la Peschitto était le prêtre Asa qui avait été envoyé pour cet objet à Samarie par le roi d’Assyrie. Théodore de Mopsueste 2, au commencement du Ve siècle, ignorait quel était l’auteur de cette version.
Le nom de Peschitto, litt. « la (version)
simple », n’est pas très ancien; il se lit dans des ms. du IXe et du Xe siècle, mais pas avant. On a donné de ce nom plusieurs explications dont nous ne voulons retenir qu’une seule, comme étant la plus vraisemblable. Le mot Peschitto a été formé par imitation du grec zd dnXd désignant les ms. qui renferment le texte seul des Septante, par opposition à Ta tçanXd, titre de la grande édition critique d’Origène qui donnait, à côté de la transcription de l’hébreu, les différentes versions grecques. Par analogie, on aurait nommé l’ancienne version syriaque la simple pour la distinguer de XHèxa plaire faite sur le texte des Septante dans les Hexaples. Ces deux versions sont, en effet, opposées l’une à l’autre chez les auteurs syriaques, notamment dans les passages de Moïse bar Képha et de Barhebræus dont nous avons parlé ci-dessus.
Les critiques reconnaissent tous, et c’est peut-être le seul point dans ces questions délicates sur lequel l’accord soit unanime , les critiques reconnaissent que plusieurs auteurs ont collaboré à la rédaction de la Peschitto de l’A. T. Les exégètes syriaques semblent avoir
1. Voir Baiiebræus dans la préface de son commentaire intitulé Le magasin des mystères et dans son Histoire des dynasties , cd. Pocockic, Oxford, 1603, p. 100; éd. Salhani, Beiroutli, 1890, p. 100.