Merx, ibid., p
5. Ou plutôt dix en comptant le pasoqa ou point final. Merx, Historia artis gramm., p. 99.
LA GRAMMAIRE
de ces documents * . Le premier est une lettre de Jacques d’Edesse, adressée à George, évêque de Saroug, sur l’orthographe de différents mots syriaques et de mots grecs transcrits en syriaque. Cette lettre est suivie d'un traité du même Jacques divisée en cinq chapitres : sur les personnes, sur les genres, sur les temps, sur les formes des mots et sur les accents. La liste de Thomas le diacre forme le n° III de l’édition Martin1 2, p. 13, et l'appendice II de l’édition Philipps3, p. 83.
Le manuscrit de la massore nestorienne, Add. 12138, renferme, lui aussi, quatre courts traités rédigés à l’usage des élèves des écoles 4 *.
C’était sans doute un opuscule du même genre que Le livre de la ponctuation , j-îaicb ^ jJ>eo, composé par André, au rapport d’Ebedjésu3. Wright estime qu’on peut placer vers la fin du Xe siècle cet André, qu’Assémani identifiait à tort avec André de Samosate, l’adversaire de Cyrille d’Alexandrie 6.
1. P. Martin, d’après le ms. du Vatican, le ms. Barberini et le ms. de Paris, Jacobi Edesseni epistola ad Georgium episcopum Sarugensem de orthographia syriaca, Paris, 1869; Piiilipps, d’après les ms. de Londres, Add. 12178 et 7183, A letter of Mar Jacob of Edessa on syriac ortography, Londres, 1869.
2. Dans cette édition, la liste est suivie d’un commentaire fait de plusieurs morceaux et comprenant plus d’accents que ceux énoncés en tète. Ce commentaire est postérieur à Thomas. L’Abbé Martin a ajouté : 1° un extrait de la grande grammaire de Barhebræus correspondant, dans l’édition des Œuvres grammaticales de Barhebræus , à la p. 244 du 1. 1; 2° une partie de l’homélie LXXXII de Sévère d’Antioche d’après la traduction de Jacques d’Édesse; et 3° un spécimen des lettres-voyelles de Jacques d’Édesse.
3. Philipps a fait valoir, p. 90, les raisons qui militent en faveur de l’identification de Thomas le diacre et de Thomas d’Harkel. Le petit traité qu’il a publié comme appendice I, p. 68-83, n’est pas, comme il le pensait, du VIIe siècle, mais plutôt du VIIIe, voir R. Duval, Traité de grammaire syriaque, p. 144, § 168. M. Philipps a ajouté le chapitre de la grande grammaire de Barhebræus sur les accents.